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Cette fois on a opté pour un ferry lent, avec la possibilité d’accéder aux ponts, et de respirer un peu l’air marin. Après quelques arrêts sur des îles encore plus paumées que Sifnos, Milos et Sikinos, nous voici enfin en train d’approcher la fameuse île de Santorin, Santorini island en anglais. Comme je l’écrivais dans l’article précédent, Santorin est un « must-do » de la Méditerranée. La différence avec ses collègues des DSC01662.JPGCyclades ? Santorin est une île volcanique, d’où des couleurs et des paysages radicalement différents de ce qu’on peut trouver sur les autres îles, celles avec un nom qui se termine en « os ». L’île est en fait une caldeira, c'est-à-dire qu’elle constitue la couronne d’un volcan, d’où sa forme circulaire, et son relief : des falaises abruptes au centre, entre 60 et 120m de haut, et une pente douce de l’autre côté. Au milieu, deux îlots sortis de l’eau récemment, issus des plus récentes éruptions de la bête. A peu près la même taille que Sifnos. Voilà pour le décore « géographique ». A l’approche de l’île en bateau, on remarque instantanément ces tâches blanches au dessus des falaise, il ne s’agit pas de neiges éternelles mais bel et bien de maisons blanches, constituant les principaux villages de l’île. Tout à fait typique, et quelque peu surréaliste : de haut en bas ça donne la mer, les falaises ocres, rouges, marron, violettes,.. etc, les maisons blanches, et le ciel. Pas mal impressionnant.

 

L’arrivée des ferrys se fait au port d’Athinios, situé à l’intérieur du cercle, et au pied d’une immense falaise. Circulez il n’y a strictement rien à voir sauf la route digne d’un grand col des Alpes pour atteindre le sommet de la falaise et le réseau routier principal de l’île. Même remarque qu’à Sifnos, on est les premiers touristes ici aussi, mais par contre on est loin d’être seuls cette fois. Notre premier réflexe à notre arrivée est de louer un scooter, encore une fois le meilleur moyen de se déplacer sur l’île à moindres frais. Et encore une fois (qu’est ce qu’on est prévisibles !) on décide DSC01412.JPGd’escalader le Profitis Ilias local c'est-à-dire le monastère situé au sommet de l’île. On part de Périssa, petite station balnéaire situé sur le côté « plat », où déroule une longue plage de sable noir, quelque chose comme 8km de long. On grimpe jusqu’à notre première étape, les ruines de l’ancienne Théra.  Pas de bol, c’était férié et impossible de visiter quoi que ce soit. On continue donc jusqu’au monastère, où la vue embrasse toute la caldeira, magnifique. On passe la soirée à découvrir la capitale, Fira (parfois orthographiée Thira ou Théra), située sur la crête de la caldeira, avec une superbe vue sur la mer et les deux îlots volcaniques. Le centre-ville est très typique également avec des petites ruelles blanches, et malheureusement aussi très très touristique, on y trouve presque plus de bijouteries que sur la place Vendôme à Paris.

 

Le lendemain le temps est un peu couvert, chose inhabituelle ici, on décide donc de s’instruire un peu en visitant le musée préhistorique,  qui présente le résultat des fouilles du site archéologique d’Akrotiri, situé au sud-ouest de l’île. Alors, petite histoire avant de vous endormir : Dans les années 1960, un archéologue grec du nom de Marinatos, plein de pif, décide de fouiller Santorin avec une petite idée derrière la tête. Il enclenche direct sur le site d’Akrotiri, port idéal pour les marins d’autrefois. Marinatos fait tout de suite des découvertes incroyables : une véritable ville est ensevelie sous 40-50m de cendres volcaniques, datant de.. l’âge du Bronze (-3000). Truc de malade mental. Cette ville, cette civilisation même, l’ancienne Akrotiri (on ne connaît toujours pas son vrai nom) a été anéantie par une éruption volcanique en -1650, un peu comme Pompéi et l’éruption du Vésuve. Les ruines se sont excellemment bien conservées sous les cendres, on a donc retrouvé des maisons à plusieurs étages et des  pièces en très bon état, entre autres des fresques (en couleur !), des meubles, des poteries, des gamelles de bronze,..etc. Passionnant de comprendre comment vivait les gens à cette époque, de réaliser combien ils étaient déjà avancés, et de compatir à leur destin tragique. L’éruption a quand même envoyé des cendres jusqu’à 7km de haut dans l’atmosphère (exactement comme le volcan islandais ces derniers jours), et a provoqué un raz de marée qui a détruit la flotte crétoise située non loin de Santorin (civilisation minoenne). Les chercheurs se battent aujourd’hui à propos de l’estimation de la hauteur de la vague, certains arguent pour 50m de haut, d’autres vont jusqu’à 250m, une sacrée vague. On ne sait pas exactement si les gens ont été pris par surprise par l’éruption, ou si ils ont eu le temps de fuir, et se sont fait rattrapé par la vague géante une fois sur l’eau. Dans tous les cas de figure, cette histoire peut vous sembler familière, car elle répond en de nombreux points au mythe de l’Atlantide, mentionné pour la première fois par Platon pendant l’Antiquité et concernant une cité à son apogée se faisant ravagée par les flots. Renseignements pris, aucun consensus n’existe encore aujourd’hui sur la localisation de l’Atlantide. Pour l’anecdote, l’île est restée déserte pendant plusieurs siècles avant que des hommes ne reviennent y habiter (les égyptiens, les grecs, puis les romains) vers -900, sans aucune idée de la brillante civilisation qui venait d’y être balayé 700 ans plus tôt. Fascinant !

 

Après avoir fait fonctionner le cerveau, on est allé à Akrotiri même, où il est malheureusement impossible de visiter le champ de fouilles à cause d’un accident mortel qui a eu lieu l’été dernier. Néanmoins, pour vous donner une idée, les successeurs de Marinatos pensent qu’il faudra plus de cent ans de fouille pour tout exhumer. Juste à côté du site se trouve une plage un peu particulière, située au pied de falaises rouges, elle est baptisée Red Beach. Petite baignade pour la forme et coucher de soleil.

 

pano-Red-Beach.JPG

 

Après s’être baladé dans les villages du centre de l’île, entre autres à Mégalochori, beaucoup plus calmes que Fira, on a eu le bonheur de rencontrer ce couple de touriste, dont la fille est venue nous poser la mythique question suivante en anglais dans le texte: «Euh.. excuse-me, can you show me a beautiful place here in Santorini ? » Regards interloqués d’Erika et moi-même ne comprenant pas trop la question. Cette île est un des plus beaux endroits que j’ai jamais vu de ma vie.. Réponse : « ben.. ouvre les yeux , open your eyes !! »  hahaha. La fille se plaignait que c’était pas exactement comme sur les photos du catalogue de son agence de voyages. Merde alors, faut pas déconner. Du coup petite vanne à chaque fois qu’on voyait un paysage, ou un endroit magnifique : « euh excuse me, can you.. ».

 

 DSC01530.JPG

 

On a eu la chance d’apprendre que tous les ans à Pâques, les habitants de Pyrgos, le plus haut village de l’île, plaçaient de nombreuses torches enflammées sur les maisons et églises du village, pour commémorer la mort de Jésus. Beaucoup de locaux et peu de touristes, surtout des touristes habillés en rouge bien pétant comme moi, j’étais tout seul ça c’est sûr..

 

 

 

DSC01753.JPGOn a gardé le meilleur pour la fin de notre séjour, se réservant la visite d’Oia, à prononcer « Ia », la petite perle de Santorin, pour les derniers jours. Les images cartes postales de ses dômes bleus surplombant la mer Egée font maintenant partie de la culture universelle. On a visité le village de Firostéfani en cours de route, puis prit la dangereuse route des crêtes pour atteindre la pointe nord de l’île, où se loge le petit village DSC01597.JPGd’Oia, au bord d’une falaise à peine moins haute qu’à Fira. Et effectivement les vues sont imprenables. « Euh, excuse me,.. ». Cherchant à éviter les sorties trop touristiques, on dégote un bateau pour se rendre sur un bout de l’île de Santorin qui a été arraché pendant la fameuse éruption volcanique. Cette île s’appelle maintenant Thirassia.  Départ du bateau depuis le port d’Amoudi, presque pas mentionné dans le guide, mais un des meilleurs spots de l’île, c’est tout simplement incroyable. Les couleurs, la mer, les maisons blanches, le port, les bateaux, le soleil,.. c’est superbe. Superbe. Après les 5 minutes nécessaires à la traversée, on atterrit dans un endroit désert, quasiment personne ne vivant à Thirassia pendant cette partie de l’année. Pour les baroudeurs donc ! On marche jusqu’au Profitis Ilias local (et de trois !), pour la plus belle vue de voyage, sur les falaises de Thirassia d’abord, puis dur toute la caldeira et les deux îlots. Trop beau. Et typique : Manolas, le petit village est comme Fira il y a 50 ans, on dirait que le temps s’est arrêté. On pêche, on cueille, on plante, la vie simple quoi.

 

pano-Santorini-1.JPG

 

Le soir couché de soleil à Oia, avec une autre ambiance, il faut réserver sa place pour pouvoir assister au spectacle. Il parait qu’en été ce n’est même pas la peine d’y penser tellement il y a du monde. Pas trop mon truc.

 

DSC01678.JPG

 

Dernière sortie avant de rapatrier, la visite des deux îlots volcaniques, Néa Kaméni et Paléa Kaméni. Intéressant de constater les conséquences des éruptions successives qui ont eu lieu, chacune d’elle contribuant à modifier la carte des deux îlots, pour constituer aujourd’hui les terres les plus récentes d’Europe grâce à l’éruption de 1956. Petit détour par les hot springs,  situés sur le bord de la plus petite des îles, pas facile d’accès : il faut commencer par plonger du bateau, dans une eau pas super chaude, puis nager quelques centaines de mètres pour rejoindre une crique où l’eau y est d’une couleur douteuse, pour réaliser que les hot springs, ne sont finalement pas si hot que ça !

 

Expérience culinaire grecque pour notre dernier soir sur l’île au restaurant local de notre village (on logeait à Kartérados, au centre de l’île) tenu par des pêcheurs et vivement recommandé par notre hôte. On commande donc un plat de poissons grillés pour deux, on a même pu voir les poissons qu’on allait manger, et pêchés le matin même. On a pas été déçu, on a eu un énorme plat de poissons grillés, et.. c’est tout ! Pas de sauce, ni de riz, rien, à la grecque. Une expérience je vous dis.

 

On quitta la Grèce le lendemain direction la Suisse, avec des images plein la tête, et le sentiment de la mission accomplie. Le vol fût particulièrement apprécié, avec la vue sur les Alpes.

 

A bientôt pour une prochaine mission !

 

PS: les meilleures photos du trip sont juste à gauche.

Lundi 19 avril 2010 1 19 /04 /Avr /2010 22:33
- Publié dans : Grèce 2010
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Finalement on aura passé moins de deux jours à Athènes, c’est peu me direz-vous, certes c’est peu, mais DSC01181bien assez pour des intellectuels comme nous et pour avoir une idée de la Grèce Antique. Maintenant place au « baroudage » !! Direction le port du Pirée, très tôt le matin, on est lundi. Pour vous donner une meilleure idée des dimensions mises en jeu, on nous recommandait d’arriver une heure avant le départ de notre bateau, le temps de trouver le bon quai et bon bateau. Une fois sur place, trouver les bateaux n’est pas le plus difficile, ils sont énormissimes, par contre faut juste trouver le bon. On paraissait minuscules à côté de ces bêtes des mers. En même temps, vu le nombre d’îles en Grèce (environ 120 habitées) et vu le nombre de touristes à déplacer en été, vaut mieux prévoir large. On a d’ailleurs largement entendu parler de la folie de Juillet-Aôut, quand des milliers de personnes viennent prendre le ferry chaque matin. Nous en Avril on est peinard, à peine quelques américaines en short-tongs-coups de soleil-casquette de l’université venues passer leur Spring Break au soleil. L’avantage de voyager hors-saison. Bref, nous voilà sur le bon ferry, en « route » pour l’île de Sifnos. Sifnos fait partie des Cyclades, un groupe d’une cinquantaine d’îles situées à l’est du continent grec, dans la mer Egée. Très populaires en été, les plus connues DSC01184.JPGétant bien sûr Mikonos et Santorin. D’ailleurs quand les japonais font l’Europe en trois jours, ils passent bien 2 heures à Santorin, preuve indiscutable de beauté. Dans le même genre ils font la Tour Eiffel (30 min), Interlaken (1 heure), le mur de Berlin (45 min),.. efficaces quoi. Sifnos est un peu moins connue et fréquentée, c’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles on l’a choisie. Car pas facile de choisir entre toutes ces îles grecques sans connaître. Comment décider entre Sérifos, Milos, Kimolos, Antiparos, Délos, Tinos, Amorgos, et encore plein d’autres en « os » ?? Pas facile !! Finalement on a tranché, ce sera Sifnos. On a passé pas mal de temps de notre séjour à trouver des noms si jamais des nouvelles îles étaient découvertes : par exemple :  Allomamanbobos, Saloupios, Macdos, Métroboulododos, etc.. je vais pas toutes vous les faire ce serait un peu long.

 

Ferry très confortable, les mêmes rangées que dans l’avion et pas le droit de sortir (c’est un highspeed, on trace notre race), en trois heures on arrive à Kamarès, le port de l’île de Sifnos, magnifique. C’est tout vert, l’eau est belle bleue, et les maisons sont belles blanches, truc de ouf, trop beau ! On est à peu près.. 5 personnes à débarquer d’un bateau qui peut en contenir exactement 642. Pas des masses quoi, que les vrais baroudeurs ! Une fois les locaux disparus, on se DSC01331.JPGretrouve seuls dans ce petit village, tout y est paisible. Les locaux sont visiblement occupés par la préparation de la saison touristique, on peint, on arrange, on décore,.. et personne ne fait attention à nous. En tant que bons baroudeurs on arrive à l’arrache, ce qui dans le jargon des voyageurs signifie que l’on a pas d’hébergement. On prend donc le bus, avec les locaux, pour nous rendre à Kastro, petit village à l’autre bout de l’île. L’île fait environ 15 km de longueur sur 8 km de largeur, pour vous donner une idée. Kastro est situé sur un promontoire naturel, légèrement au-dessus de la mer, les maisons sont toutes blanches et il y a environ 10 églises au mètre carré. Superbe. Le bus nous dépose et nous laisse là.. ben.. ben comme deux cons quoi ! Il n’y a pas un chat. On se promène dans ces petites ruelles qui montent sans entendre un bruit, ils sont tous morts ou quoi ?? Finalement on tombe sur une grand-mère, Margarita, qui nous invite à rentrer chez elle. Sympa Margarita. On fait un brin de causette en langage des signes, et elle appelle son fiston, Antonios, qui devrait avoir une chambre pour nous. Confirmation, on est vraiment les seuls touristes sur l’île, il y a pas un rat dans le coin. Sympa le grec, il est en train de fignoler ces chambres pour cet été, Erika réussi à négocier un petit rabais. La DSC01198.JPGterrasse donne sur les montagnes, remplies d’oliviers et d’églises. On décide, comme à notre habitude, de grimper sur le plus haut sommet de l’île, pour avoir une meilleure idée de l’endroit où l’on se trouve. Sur le sommet est planté un monastère, Profitis Ilias (680m) datant de 1650, en français ça donne le Prophète Elie, comme dans la Bible. Départ de Kastro, on suit la route pour rejoindre Apollonia, la capitale de l’île, puis on monte un peu pour rejoindre le village de Katavati, pour redescendre tout en bas dans la vallée (on s’est trompé de route) et remonter tout en haut jusqu’au sommet après.. 6 bonnes heures de marche.. Il y a quand que nous pour se planter de chemins sur une île aussi petite.. Vue imprenable sur la plupart des îles des Cyclades, qui ne sont en fait pas si éloignées que ça les unes des autres. Il paraît même que l’ion peut apercevoir le Péloponèse (le continent) depuis le sommet. Magnifique. Superbe.  Bel endroit pour prier, ils n’étaient pas bêtes les moines. Notez que les grecs sont très majoritairement orthodoxes (la séparation d’avec les catholiques datant du célèbre schisme de 1054) et très croyants. Par contre en ce qui nous concerne il est 18h30, et le soleil commence à se coucher, on redescend vite fait mal fait, les jambes lourdes mais le cœur léger, selon la formule.

 

DSC01293Le lendemain, on est trop fatigué pour marcher, on a alors une super idée : louer un scooter ! 10 euros la journée et 5 pour faire le plein. On vous refile une daube de première qui ne dépasse pas 60 km/h en descente et avec le vent dans le dos, mais ça suffit largement pour barouder sur une petite île. A la question « avez-vous de l’expérience avec un scooter ? » je me suis vu répondre « euh.. oui », mais en fait, « not so much » aurait été plus approprié.. Quel bonheur de tracer la route sans se fatiguer, les paysages sont superbes, tour à tour les oliviers, les maisons blanches, la mer, trop bon. Trop le bonheur. Personne sur la route et 22 km/h en montée ! Limite Erika pouvait descendre en route et marcher à côté de l’engin.

 

Premier arrêt à Faros, un petit port de pêcheurs, plein de charme. On marche le long de la côte jusqu’à un autre monastère, Chryssopighi. En route on croise quelques français et leur rendons leur bonjour. « A cette époque il n’y a que des français ». Cap sur le prochain arrêt, après quelques kilomètres sur des routes tortueuses on atteint Vathy, pano-Sifnos-3.JPGune magnifique baie protégée du vent et de la houle. A peine le temps de garer notre bête de course qu’on entend un « Vous venez manger la moussaka avec nous ? » des même français que l’on avait rencontré tout à l’heure. « On arrive ! » que je réponds aussi sec, le ventre vide. On a l’honneur de partager le repas de Jean-Luc, de sa femme et de ses deux sœurs, sur la terrasse de sa maison. Oui, monsieur est propriétaire à Sifnos. Et a importé une 4x4 Suzuki immatriculé 81, qui parait-il fait toujours de l’effet auprès des gens du coin. La moussaka a été préparé par la voisine, délicieuse, la meilleure du voyage, accompagnée de vins grecs, entre le moyen et le pas terrible, de fromages grecs, très salés, et suivis de desserts grecs, des pâtisseries excellentes. Merci JL on reviendra ! On profite du soleil qui tape fort et des températures clémentes (peut-être 20C) pour piquer une petite tête, l’eau n’est pas encore très chaude (je dirais aux alentours de 16-17C) mais on sent qu’il y a du potentiel. On reprend le scooter direction un autre monastère, à l’autre bout de l’île, Panagia tis Poulatis. Au passage petite frayeur lorsque en s’arrêtant pour prendre une photo je n’ai pas réussi à redémarrer l’engin. On arrête la première voiture avec des grands signes genre on-est-perdu-on-va-tous-mourir, le mec essaie et le démarre du premier coup.. woulala la honte de ma vie. « Faut juste accélérer un peu plus fort, OK ? », « Efkaristo » qu’on lui répond la tête basse. La vue sur Kastro est magnifique.

 

DSC01258.JPGLe soir salade grecque faite maison, et discussion politique avec Antonios, qui nous explique le gros problème de son pays, et pourquoi on en a tant entendu parler ces derniers temps dans les journaux. C’est vrai que la Grèce a accumulé un déficit de malade, déjà nous on est très très fort en matière de déficit, mais les grecs ils nous explosent. Le plus drôle c’est que c’est nous l’Europe, la France en particulier, qui allons prêter de l’argent aux grecs. De l’argent.. que l’on a pas bien sûr, mais qu’on va emprunter, tout ça est d’une logique implacable. D’ailleurs les français sont bien vus en ce moment en Grèce, car Nico ne rechigne pas à banquer pour sauver nos amis grecs de la banqueroute. Par contre, son de cloche différent du côté d’Angela, pas question de raquer selon elle. Elle a d’ailleurs proposé d’aider les grecs financièrement, mais en échange de recevoir quelques îles HAHAHA, elle est bonne celle-là non ? Bref, le problème de la Grèce, et moi je vous le dit j’y suis allé 10 jours en vacances, le problème de la Grèce c’est le black. Le marché noir. Ils ne déclarent rien, tout se fait cash. Du coup le gouvernement rame quand il s’agit de collecter les impôts et de financer les hôpitaux et les écoles. J’ai lu que l’économie parallèle était estimée à environ 30% de l’économie officielle, c’est complètement dingue. JL nous disait que pour les travaux de terrassement de sa maison qui impliquaient des grosses sommes d’argent, il était obliger de payer cash, sinon il ne trouvait personne.

 

On retourne le soir à Kamarès pour assister au coucher du soleil, dans un petit bistrot face à la mer avec la bonne orientation. A peine arrivé qui c’est qui nous invite à boire l’ouzo ? JL bien sûr ! En fait il n’y a que nous 5 sur l’île.. Intéressant d’apprendre à quoi ressemblait la vie à Sifnos il y a encore 50 ans : au moyen-âge presque. Les gens naissaient et mourraient sur cette île, se mariait entre cousins, cultivait la terre avec une charrue et un âne, fabriquait de l’huile d’olive, et priait. Un peu comme dans le Haut-Doubs en fait.

 

Déjà notre dernier jour à Sifnos, on retourne au port, Kamarès, pour reprendre le bateau pour l’île de Santorin. Un grec nous a demandé la veille où nous allions après Sifnos, lorsqu’on lui a répondu il nous a dit qu’on allait être très impressionné par Santorin. Je me demandais bien ce qu’on pourrait y trouver de plus qu’à Sifnos.

Jeudi 15 avril 2010 4 15 /04 /Avr /2010 18:16
- Publié dans : Grèce 2010
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Wahou, plus d’un an que je n’avais pas écrit sur ce blog, une éternité ! Les raisons de cette absence étant principalement dues au fait qu’étudiant au Canada, j’utilise mes vacances pour rentrer à la maison, et très peu pour voyager. Exception faite cet hiver puisque j’ai eu droit à un exceptionnel bon de sortie pour passer les mois les plus rudes de l’année (surtout au Canada..) en Suisse, au bord du lac Léman, je sais, ça fait rêver. Et donc oh miracle j’ai réussi à trouver dix jours pour partir en Grèce avec ma chérie Erika, en vacances. La Grèce, je préviens tout de suite avant de commencer les choses sérieuses, pour les gens comme moi qui n’aiment pas trop « bronzé idiot »la Grèce c’est du gros dossier, du lourd, du très lourd même. Alors forcément oui je vais vous rabattre les oreilles avec quelques lignes sur la mythique Grèce Antique, qui est traitée maintenant au programme de sixième. Personnellement j’ai quelques vagues souvenirs de mes cours de prépa mais sinon je n’étais pas loin de partir de zéro avant ce voyage. Et c’est là que c’est intéressant, car même un blaireau comme moi qui fait trois heures d’avion pour se retrouver la face au soleil à Athènes retrouve des gens, des lieux, des notions familières. Ce qui m’a laissé penser que « tout a été inventé, un jour », notez ça, c’est de moi. Ben oui, tout. Absolument tout. Même les trucs les plus évidents aujourd’hui. 

 

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Donc nous voilà partis au départ de Genève, un des aéroports les plus misérables que la Terre n’ait jamais connue, les yeux plongés dans le guide, la Bible, pour essayer d’établir un plan d’attaque de la cité grecque. A l’approche de notre destination, on peut se rendre compte de la taille de la métropole, c’est immense, gigantesque, les bâtiments blancs s’étendent à perte du vue. Environ 4 millions de personnes vivent dans l’agglomération d’Athènes, et moins d’un million dans le vrai Athènes.

 

 

 

 

Arrivés en fin d’après-midi, on décide d’escalader le sommet local pour avoir une meilleure idée de la ville. L’équivalent de Tibidabo à Barcelone, Montmartre à Paris, Fourvière à Lyon, la CN Tower à Toronto, le Mont-Royal à Montréal, la Citadelle à Besançon, etc.. vous m’aurez compris, s’appelle le mont Lycabette. La vue y est superbe, dominant toute la mégalopole jusqu’à la mer. Magnifique point de vue sur l’acropole aperçue pour la première fois « wouah gad’ gad’c’est l’acropole !! ». Pour le premier soir on voulait attaquer fort, on cherchait un « bouzouki ». Quand on a demandé au mec de l’auberge de jeunesse où est-ce qu’on pourrait passer une soirée dans un bouzouki, ils nous a regardé intensivement et il a dit : « Vous êtes sûrs ?? » D’après lui on pouvait dépenser dans ses soirées très alcoolisées jusqu’à 10000 euros en.. fleurs pour ces dames. Personnellement 10000 euros ça me parait un brin excessif pour des fleurs, j’ai donc regardé Erika droit dans les yeux, et je lui ai dit « n’y pense même pas ». On s’est baladé dans Psiri, quartier où sont concentrés beaucoup de bars et de restos, ambiance détendue sur les terrasses, où on a pu gouter à nos premiers plats grecs : beaucoup de légumes, de la feta, et de l’huile d’olive, très très bon.

 

 

DSC01053.JPGLe lendemain, les choses sérieuses commencent. Direction le musée de l’Acropole, histoire de comprendre ce qui va suivre. Le musée est très récent (ouvert en juin 2009), dessiné par un architecte franco-suisse, l’ami Bernard Tschumi. Excellente d’idée d’avoir concilié une architecture moderne avec un impressionnant porte-à-faux, tout en conservant les ruines découvertes il y a une cinquantaine d’années des « pentes de l’Acropole », constituées des d’anciens quartiers formant une transition entre la ville et le rocher sacré. La montée vers le premier étage est consacrée aux vestiges retrouvés sur ces fameuses pentes, près de 700 pièces, décrivant notamment comment se passaient les cérémonies de mariage à l’époque, à travers des vases peints entre autres. Ceci n’est qu’une mise en bouche avant d’arriver au cœur du sujet.

 

 

Le musée paraît au premier abord légèrement surdimensionné, mais c’est en fait une volonté et un signe des autorités culturelles grecques, car si vous n’êtes pas au courant -attention ça va chauffer- il existe une légère inimitié entre les grecs et les anglais. La raison ? Un certain Lord Elgin qui au début du 19ième ne s’est pas embarrassé : le mec a piqué les plus belles pièces de la grande fresque du Parthénon pour les envoyer par collissimo au british museum, où elles sont toujours malgré les injonctions répétées des grecs. L’argument massue des anglais pour ne pas rendre les pièces était que la Grèce ne disposait pas d’un musée adéquat, mais maintenant que c’est chose faite, les grecs attendent toujours les pièces.. Nous français ne sommes pas non plus très bien placé pour critiquer puisque depuis que Napoléon a pillé l’Egypte nous n’avons rien rendu non plus. Bref, l’accent est mis sur chaque pièce de plâtre qui remplace l’original du british museum, et qui devrait être à Athènes. En dehors de ça, on comprend mieux à quoi ressemblait l’Acropole de l’Antiquité, qui a vu la première version de ses temples détruite par ces DSC01059.JPGsauvages de Perses en -480.

 

Heureusement, les grecs, malins, ont caché quelques œuvres rescapées dans des rochers, et on les a seulement retrouvé au 19ième. Un peu comme les manuscrits de la Mer Morte, comme quoi, quand on cherche on trouve ! Les temples ont alors été reconstruits sous Périclès, entre -447 et -405 (je vous donne les dates de tête) sous la direction du célèbre Phidias, le plus grand sculpteur de l’antiquité. C’est donc les ruines de la deuxième version que l’on observe aujourd’hui.

 

 

 

En tout l’acropole est constituée de plusieurs monuments : la porte Beulé, porte que l’on franchit en entrant sur le site, elle porte le nom d’un archéologue français, puis suivent les Propylées, escaliers « à la grecque » c'est-à-dire entourés de colonnes, ensuite sur la gauche on observe le temple d’Athéna, un peu plus loin le Parthénon et sur la gauche encore l’Erechthéion (pas facile à prononcer ça). Voilà pour le rocher en lui-même. Sacré rocher quand même. DSC01064Sur les contreforts on peut apercevoir deux théâtres, le théâtre de Dionysos, très mal en point, où ce sont joué notamment des pièces d’Aristophane (La Paix, très drôle pour les initiés, souvenirs de prépa) et l'odéon d'Hérode Atticus contruit par les romains un peu plus tard, et en bien meilleur état. Il est d'ailleurs toujours utilisé aujourd'hui pour quelques manifestations. Tous ces lieux sacrés sont liés à la mythologie grecque, comprenant l’ensemble des mythes de la Grèce Antique : les dieux, les déesses, les demi-dieux, les héros, et toutes les histoires qui leur sont associées. La comparaison des croyances des grecs de l’Antiquité au christianisme actuel est tout à fait saisissante : chez les grecs pas de révDSC01138.JPGélation (pas de prophètes, pas d’apparitions,..), les dieux sont TRES nombreux et sont aussi bons vivants que les hommes : ils font la guerre, pratiquent l’adultère,.. on ne s’ennuie pas une seconde au Mont Olympe. Plus belle la vie à côté c’est du pipi de chat, c’est vous dire. La plupart des sites ont une place importante dans la mythologie.

 

Quelques détails futiles à propos du Parthénon : les colonnes sont légèrement différentes les unes des autres pour palier aux effets d’optique et rendre l’ensemble plus élégant : les colonnes sont à peine inclinées vers l’intérieur, pour ne pas avoir l’impression qu’elles poussent du vide, elles sont galbées pour ne pas avoir l’impression que le milieu est plus étroit et enfin celles situées aux angles ont un diamètre supérieur pour ne pas paraître plus fluettes que leurs copines. Intéressant non ? Dernière anecdote, celle-ci un peu plus connue : le chemin qui fait le tour de l’Acropole est le Péripatos, qui a donné naissance aux péripatéticiennes, les professionnelles du chemin, hum.. en quelque sorte.. hum hum. A ne pas confondre non plus avec les péripatéticiens, qui sont eux les disciples d’Aristote, connus pour philosopher tout en se baladant.

 

En descendant du rocher on arrive à une petite plaine, où se trouve l’Agora, le véritable centre publique de la cité DSC01137.JPGantique. Aujourd’hui on peut y voir quelques ruines, à l’exception du temple d’Héphaïstos, encore très bien conservé. Mais rien à voir avec ce que c’était à l’époque. S’y trouvaient entre autres la Boulè une salle de conseil dont les 500 membres préparait le travail de l’assemblée (l’ecclesia) et le tholos, bâtiment circulaire. Bref, c’est là que se concentrait toutes les administrations, que les citoyens venaient y faire des affaires et commenter l’actualité politique, et même philosopher. La vue sur l’Acropole y est magnifique. On aperçoit à l’Ouest  un immense temple, flambant neuf à côté des ruines antiques, et pour cause, c’est une reconstitution des années 50 du Stoa d’Attale, qui date de -150, grâce aux financements du richissime Rockefeller. On y trouve le superbe musée de l’Agora, que je recommande tout particulièrement pour deux raisons : la qualité de ses œuvres, et la clarté de ses explications sur l’histoire de l’agora. En effet, il est parfois difficile de s’y retrouver entre la période de la Grèce antique et la période romaine, qui a également  apporté de nombreuses constructions.

 

Ce sera tout sur ce lieu symbolique, l’endroit où, au VIième siècle av JC, est né la démocratie, où les citoyens pouvaient exercer leurs droits à la Boulè et à l’ecclesia. Néanmoins, il est bon de rappeler que la citoyenneté grecque était interdite aux femmes, esclaves et étrangers, donc un début de démocratie seulement.

 

A part les endroits mythiques décrits plus hauts, quelques quartiers sont très sympas à visiter, notamment Plaka, plein de charme, fait de petites ruelles où on peut se perdre facilement, de restos, de terrasses à l’ombre des oliviers, mais aussi des souks à touristes, où l’on trouve des sacs Hermès (le dieu des commerçants et des.. voleurs) à 10 euros, endroits que j’apprécie un peu moins. A chaque coins de rue baignés par le soleil, on peut apercevoir au loin l’Acropole, et au premier plans les petits vieux qui font une partie de Backgammon. Sympa.

Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 16:26
- Publié dans : Grèce 2010
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Des nouvelles du Canada "Enfin!" vous allez me dire et vous avez entièrement raison. Après une pause dans mes études canadiennes pour rentrer à la maison pendant les fêtes de Noël, me voici de retour en terre ontarienne, chaud devant! L'hiver à Kingston a repris ses droits bringuebalant avec lui cahin-caha son lot de températures négatives (jusqu'à -34C!!!), de coucher de soleil à 16h, et de tournages en rond dans ma petite chambre jaune.. Enfin ce week-end fût l'occasion de m'aérer un peu les neurones grâce au fantastique cadeau de ma tendre moitié: un voyage aller-retour vers le monde merveilleux du Carnal de Québec! Pour les perdus du GPS, Québec désigne non seulement le nom d'une province du Canada (et pas n'importe laquelle, La Belle Province!) mais aussi et surtout une ville, la ville de Québec -ou Quebec City en anglais dans le texte.


Nous voilà donc rendus à la gare de Kingston en ce vendredi matin. Le train n'est pas un moyen de transport hyper développé ici, la gare comportant en tout et pour tout deux malheureuses voies, une vers l'Est direction Montréal et une vers l'Ouest direction Toronto, comme ça au moins les choses sont claires. Direction l'Est donc, vous l'aurez compris, arrivée après 6h30 de train Bombardier (le grand concurrent du franc-comtois Alstom) qui je dois l'avouer, bien que loti d'un espace plus restreint était tout à fait confortable. Après je n'ai pas enquêter plus que ça sur les conditions de travail des cheminots locaux..

Grâce au réseau qu'Erika avait gardé datant de son expérience grenobloise, on a pu profiter pendant tout le week-end des festivités du Carnaval avec des québécois et québécoises, et ça, bien sûr, lorsque vous voyagez cela n’a pas de prix.


Le temps est passé très vite entre soirées dans les « boîtes à chanson », les activités sur les plaines d’Abraham, ski joring (un skieur tiré par un cheval), sculptures de glace, promenade en chien de traîneau, tyrolienne, etc.. j’en passe et des meilleurs.


Et comme « a picture is worth a thousand words » voici quelques photos, vous comprendrez mieux de quoi je parle :










Vue sur le fleuve Saint Laurent










 




Le chateau Frontenac, superbe.




















  Le folkore du Carnaval !




















La vieille ville de Québec, magnifique, très européenne.










Le Bonhomme, l'"Effigie" du Carnaval. On l'a vu défilé lors de la parade samedi soir. Bonhooooooommmmeeee!!!!




Hockey improvisé dans les rues de la vieille ville, pas de doute on est bien au Canada!!



















Les malades mentaux du week-end: compétition de "course en canot" sur le Saint Laurent gelé, par une température que vous devinerez.. hivernale.. ils sont fous ces québécois !!















Qui dit températures négatives dit alcool pour se réchauffer (les russes n'ont rien inventé!), les québécois ne sont pas en reste: je vous présente le caribou, mélange de vin et de whysky, à vot' santé Messieurs Dames!!
Le truc à côté est une canne, vous versez l'alcool dedans, et vous buvez, pas bête!!!!




QUEBEC LIBRE !!!!!







J'ai enfin retrouvé les raquettes originales que mes grand-parents ont ramené de leur voyage et ont commencé à utiliser dans le Haut-Doubs, les voilà!!!







Toute la "gang" du week-end: Claudine, Anaïs, Erika, Solène, Bertrand, Sarah, et Véro !!!










Québec ou une ville de fortification. Berceau de la civilisation francophone en Amérique de Nord, la ville a fêté ses 400 ans l'année dernière. Nouvelle-née comparée à ses collègues européennes mais doyenne de l'Amérique!














Encore un truc d'alcoloo!!! Les verres en glace, idéaux pour le Caribou..




















Piste de luge à l'ancienne, avec des luges à l'ancienne, la rigolade quoi!!!!























Le chateau de glace de Bonhomme, hé oui fait en glace!!! Comme quoi il n'y a pas que les verres, c'est tout un concept !!



Sculpture sur glace, parmi de nombreuses autres, très impressionant. Ah, le matériau neige, un univers passionant pour un ingénieur !!














La photo souvenir avec Bonhomme!!!


Un week-end francophone magique, et un grand MERCI à Claudine et Véronique pour leur gentillesse. Les Québecois(es) sont dans mon coeur !!
Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 04:01
- Publié dans : Canada 2009
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Quelques photos de notre journée en snowboard à « Blue Mountain », une station de ski située à 1h30 de voiture au Nord de Toronto. L’appeler « Blue Mountain » c’est un peu exagéré. Quelques centaines de mètres de dénivelé, pas plus, mais qui suffisent pour être la fine fleur du ski ontarien. D’autant que la station se trouve juste à côté de Georgian Bay, avec de splendides vues sur le lac. Une colline donc, où quelques télésièges Poma y ont trouvé refuge. 40 cm de neige, une journée en snowboard sympa, de quoi s’échauffer un peu avant de rentrer à la maison.











    On arrive !!














On y est !!





















 Une bonne vieille planche de loc' !!
















C'est la classe !! 6 places débrayables quand même !!


















Erika, qui a frôlé la paralysie après deux mauvaises chutes sur des conseils pertinents de.. moi ! Merci Mathieu!

" Tiens je ne sens plus mes doigts de pieds c'est bizarre "

Mardi 2 décembre 2008 2 02 /12 /Déc /2008 00:25
- Publié dans : Canada 2008
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Eh oui j'avais ma photo dans le journal canadien gratuit "Métro" le Jeudi 9 Octobre!! J'avais participé au Printemps dernier à une séance photo pour ETS, qui devait soit disant utilisé les clichés uniquement pour leur site internet, je me suis bien fait avoir!!


PS: Merci à Thomas de l'avoir répéré bien que l'on ne se soit pas revu depuis 15 ans!!
Samedi 8 novembre 2008 6 08 /11 /Nov /2008 19:24
- Publié dans : Canada 2008
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Un petit articlounet juste pour vous montrer quelques photos d'une des perles du Canada, l'Archipel des Mille-îles. En la faisant courte (comme d'habitude), il sépare le Canada des Etats-Unis (Etat de New-York) sur à peu près 80 kilomètres. Comme son nom ne l'indique pas, l'archipel contient en fait 1865 îles!!! Ca en fait tout de même! Sans compter les îles non-officielles, car comme les candidates Miss France, n'est pas île qui veut, les critères sont très sélectifs: il faut absolument 2 arbres, sinon ça ne compte pas. Donc les bouts de rochers et compagnie, ça dégage. Faut pas déconner quand même, ça serait du grand n'importe quoi sinon. Manquerait plus que le moindre bout de caillou qui dépasse puisse être comptabilisé.

Tout ça pour dire que l'endroit est très très très joli, que c'est un "must-do" si vous venez me rendre visite en Ontario, chose qui n'est encore pas arrivée, même mes propres parents ne sont pas venus, crise financière oblige, il faut bien garder quelques euros pour faire le plein de l'AX, avis aux amateurs donc. Evidemment je ne les ai pas recompté (les îles) pour ceux qui se posaient la question. Remarquez, 1865 îles selon la police et 28000 selon les syndicats, on connaît la chanson. C’est un excellent endroit spécialement si vous êtes deux (vous et quelqu’un d’autre par définition), c’est très romantique à cette époque de l’année, les feuilles des arbres sont rouges, c’est magnifique. Le bourg le plus proche du côté canadien s’appelle Gananoque, nom d’origine indienne à consonance très mélodieuse qui nous rappelle que ces îles étaient habitées avant que les Français (l’ami Jacques Cartier entre autres) ne débarquent dans le coin. Dans le même registre vous avez la « Cataraqui River », ça roule bien en bouche « Cataraqui ».

On a donc passé un petit week-end en amoureux entre promenade en bateau, théatre local, et petite marche. Logé dans un « bed and breakfast » familial au petit déjeuner royal. Quelques photos, car « a picture is worth a thousand words », très à propos pour les « thousand islands », petite blagounette, ne me remerciez pas c’est cadeau.

Voilà les photos :















Kingston, ma "home town".



Le Boldt Castle, un classique du coin, très classy.








L'autre côté du Chateau.








 L'eau, qui faisait ben rêver, même si elle était à 8C..


 




C'est très très très beau.







L'automne au Canada!







Quelques îles, toutes homologuées celles-là!

 

 

 

 

 

Et les amoureux qui vont avec!

 

 

 

 

 

 

 

On a finalement trouver le moyen de passer un peu de temps au poste de frontière US après une petite erreur de trajectoire. 45 minutes aux douanes américaines, sans même vouloir rentrer aux US, c'est quand même fort ça! Ah ils sont forts ces américains! En tout cas j'espère bien que les deux grands portraits de George W. Bush et Dick Cheney vont dégager pour laisser place à ceux de Barack Obama et Joe Biden!  

Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /Nov /2008 03:00
- Publié dans : Canada 2008
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Cela fait quelques jours que ma sœur n’est pas très en forme. Elle se plaint de son oreille gauche qui lui fait mal, et elle est devenue un peu sourde. Deux jours que je lui dis que ce n’est rien et que ça va passer, mais mes arguments ne tiennent plus debout avec les jours qui passent, il va falloir consulter.

 

Dominical est un repère de surfeurs, américains pour la plupart, qui ne se sentent pas trop dépayser en venant ici. La majorité des bars et des restos sont tenus par les Americanos, n’essayez même pas de parler espagnol ils ne capteront pas. Par contre un bel accent américain vous facilite grandement la vie. Alors me voilà avec ma sœur à l’agonie sur les bras en train de chercher un médecin. Après quelques essais infructueux on parvient finalement à dénicher un cabinet médical, on sonne, une charmante jeune Ticas nous ouvre la porte. Le cabinet est tout neuf, et apparemment la demoiselle vient de finir ses études. Coup de bol elle parle un peu anglais, cela va faciliter les choses. Je lui explique, ma sœur et son oreille bouchée, ses maux de têtes, tout le tralala. J’avais en secret un peu peur qu’elle ait attrapée une vieille maladie locale, il y en a tellement : les fièvres jaunes, et de toutes les autres couleurs, la malaria,.. Pas de problèmes nous dit la jeune médecin, c’est une infection due à la baignade, sûrement que les eaux de Jaco n’étaient pas toujours très propres. Des antibiotiques, des gouttes, pas de baignade pendant quelques jours et elle sera remise sur pieds. Je paie le médecin, ultra-cher au passage, un truc comme 70 euros les 5 minutes –avec 70 euros au Costa Rica vous achetez une île !-. Question suivante : « où est la pharmacie, car on en a pas vu à Dominical ? _ La plus proche est à Uvita ! » Quoi ?? On en vient d’Uvita justement !!  

Alors nous voilà repartis dans l’autre sens, encore la galère avec les horaires de bus. Si dans la France du début du 20ieme siècle le maire, le curé et l’instituteur étaient les patrons du village, alors au Costa Rica du 21ieme le chauffeur les remplace tous les trois ! Ce sont les chauffeurs de bus les patrons ici. Pratiquement tous les locaux comptent sur le bus local dans leur vie quotidienne, alors vaut mieux être pote avec le chauffeur du bus, surtout qu’ici c’est lui qui décide des horaires. C’est un peu comme Chuck Norris pour ceux qui connaissent : le chauffeur de bus n’a pas de montre, il décide de l’heure qu’il est.

 

Donc retour à la case départ, Uvita, pour acheter les médicaments, et re-retour à Dominical, tout ça en une journée, alors que les deux villages sont à.. 15 km l’un de l’autre..

En dépit des aventures médicales de Mathilde on n’a pas aimé Dominical plus que ça. Pas assez authentique je dirais, trop d’américains qui se croient chez eux, cela m’insupporte au plus haut point. De plus, le spot de surf était insurfable pour cause de trop grosse houle, des rouleaux de 3m que personne n’avait envie de chatouiller. Au lieu de surfer on a décidé de continuer à marcher, on est allé faire un tour au refuge Hacienda Baru, une réserve naturelle. Un mini Manuel Antonio en quelque sorte. Journée sympa, surtout qu’on était seuls cette fois dans la jungle, où l’on a pu rencontrer encore de nombreux singes, et toutes sortes de mammifères bizarres dont j’ignore le nom, mais toujours pas de serpents, à mon plus grand désarroi. Je n’arrive pas à croire que je vais bientôt quitter le Costa Rica sans en avoir vu un seul.

 

On décide d’écourter notre séjour à Dominical pour se rendre à Playa Matapalo, un petit village au bord de l’océan environ 15 km au Nord de Dominical. On espère que les vagues y seront un peu plus clémentes et surtout qu’il y aura moins d’Americanos. Encore une fois, la croix et la bannière pour trouver un bus, qui nous dépose comme des « merdes » au bord de la route, avec nos sacs et nos planches. On commence à marcher, direction la plage, en pleine cagna au milieu de l’après-midi, en espérant trouver une auberge pour ce soir, car depuis que Deri ne voyage plus avec nous, nous ne prenons pas la peine de réserver. On galère, on transpire, le village est assez loin de la route, mais on finit par rencontrer un local, dont apparemment le job consiste à couper des fruits pour les hôtels des alentours. Il a une grande machette dans la main, grand sourire. Il me demande s’il peut nous aider, je lui dit que oui, qu’on cherche un endroit pour dormir. Je me demandais s’il n’allait pas juste me coller un coup de machette et partir avec ma sœur et notre argent. Mais non, il est très sympa : pas de problèmes il me répond, je vais vous trouver ça. Alors me voilà parti avec mon pote Jose, lui la machette à la main, pour chercher un hôtel. Les trois premiers sont pleins, dont cet hôtel trois étoiles tenu par des allemands. Jose a bien du mal à vendre ses noix de cocos à l’allemand, qui fini par lui lâcher par pitié quelques Colones, scène bien triste.

On finit enfin par trouver un hôtel, un peu trop la classe à mon gout mais on n’a pas le choix, et Jose négocie le prix pour nous, à ma grande surprise. La patronne Ticas n’a pas l’air très contente de voir ce local défendre les touristes en négociant les prix pour eux. Je remercie Jose à mon tour par quelques dollars, on le reverra très bientôt.

 

La patronne, au passage ne rigole pas.  Et elle n’a pas l’air d’être au courant qu’il y a un énorme panneau à l’entrée de sa propriété indiquant « we speak 4 languages », car quand je lui demande si elle parle anglais elle m’ouvre des yeux de merlan fris.

 

Matapalo est un village qui s’étire tout le long de la plage, Playa Matapalo vous aurez compris, une plage qui s’étend sur quelques kilomètres. Typiquement costaricaine, avec son sable noir, ses palmiers, sa forêt tropicale, et ses vagues. L’endroit est très tranquille, la plage est magnifique. On prend vite notre petit rythme de vie, surf à marée haute, avec de très bonnes conditions cette fois, et quasiment toujours seul à l’eau. Je n’avais jamais vraiment été à l’eau tout seul avant ici. Je ne parle même pas de la France où la densité de population dans l’eau rivalise avec celle des quartiers de Tokyo. Il y a un coté très agréable puisque vous prenez toutes les vagues que vous voulez mais en même temps très angoissant. On ne peut pas se dire que le requin va préférer attaquer la planche du voisin..

Le soir on mangeait toujours au même resto / bar, car Mathilde trouvait le serveur très mignon, on y mangeait bien pour pas cher. Les journées sont passées vite, et le temps de rentrer avec. Dernier casados, dernières vagues, denier bus, derniers billets de Colones à dépenser, dernière Imperial, derniers mots en espagnol.

 

Retour à San Jose, et rebelote avec les taxis, bus, navettes, formalités douanières, avant d’atterrir à Toronto, et de réembarquer pour la France. Au passage, la compagnie américaine nous a massacré nos planches en les transportant, malgré les 100 dollars qu’ils nous ont demandés pour les transporter. Pour 100 dollars moi je peux massacrer n’importe quelle planche de surf, facile.

 

Fin du trip, mon premier en Amérique centrale mais sûrement pas le dernier. Le Panama, El Salvador ou encore le Nicaragua sont apparemment aussi beaux que le Costa Rica et encore plus authentiques, peut-être de futures destinations, qui sait.

 

Remerciements :

 

Ma sœur Mathilde bien sûr, mon compagnon de route, enfin de bus plutôt, pour ce voyage. Toujours de bonne humeur et toujours avec le sourire, deux choses qui font qu’on s’est bien marré pendant ces deux semaines, même quand je l’emmenais dans des galères pas possibles. Genre « pourquoi faire cher quand on peut faire pas cher » est la galère typique. « Merci Mathieeeeuuuuuu Merci Mathieeeeuuuuuuu!».

 

Christian et Deri, nos potes pendant les dix premiers jours. Merci pour tous ces moments passés à l’autre bout du monde.

 

Tous les costaricains et costaricaines que l’on a pu rencontrer pendant ce voyage, spécialement notre Daniel de l’auberge de Jaco. Votre pays est magnifique, continuez à le protéger.


Samedi 25 octobre 2008 6 25 /10 /Oct /2008 19:24
- Publié dans : Costa Rica 2008
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Parc National Manuel Antonio



Autant le dire tout de suite, Manuel Antonio est au Costa Rica ce que la Tour Eiffel est à Paris : un aimant à touristes, et pourtant incontournable. On m’avait décrit l’endroit comme « le petit bijou de l’Amérique centrale », il faut avouer que l’on a pas été déçu. Le bus nous a déposé à Quepos, une petite bourgade sans grand charme à quelques kilomètres du parc national. La route est sublime, très accidentée, les chauffeurs de taxi la parcourt pieds au plancher. La route épouse la côte et offre des vues imprenables sur le Pacifique. Ici encore le temps presse, les terrains se vendent comme des petits pains, les hôtels de luxe veulent attirer le touriste avec la « vue sur l’Océan ».

Le village de Manuel Antonio lui-même ne survit que grâce à l’apport des touristes venant visiter le parc national. On a de la chance, nous sommes en ce moment en basse saison à cause de la saison des pluies, donc les prix sont un peu plus bas, les hôtels un peu plus vides, à mon grand bonheur. Je n’ose même pas imaginer ce bout de paradis envahis par des milliers d' Americanos qui pensent que les costaricains ne sont bons qu’à leur servir le petit déjeuner.

Bref, on s’installe à quatre dans une grande chambre pas chère, avec piscine qui donne sur la jungle. Une fois encore question faune et flore c’était du grand n’importe quoi : une biche venait régulièrement prendre de nos nouvelles à côté de la piscine, tranquillou. Mais ma plus grande surprise se trouvait dans les arbres. Le guide indiquait que l’espèce des singe-écureuils était en voie de disparition, qu’ils se faisaient de plus en plus rares dans la forêt. Et là , 5h50 de l’après-midi, l’heure du casados, on voit débouler une centaine de singes minuscules, tout un troupeau, qui se baladaient de branches en branches, apparemment moins en voie de disparition que nous le pensions. On les voyait tous les soirs traverser la forêt à heure fixe. Certains s’arrêtaient et donnaient naissance à se moment magique que tout le monde connaît quand on a en face de soi une espèce animale rare : qui observe qui ? Ces singes ont l’air tellement malicieux que tout d’un coup les perspectives s’inversent, je me demande si finalement ce n’est pas eux qui viennent nous voir..

On est parti pour le parc national le lendemain, après avoir passé notre première journée dans les vagues. Des vagues plus appropriées pour la baignade, une eau plus claire, et surtout rien dedans, pas de raies ! Du bonheur en barre pour Mathilde, qui redécouvre les joies du body-surf. L’entrée du parc est de 10 dollars, elle était de 6 encore l’année dernière. Une option avec guide est proposée à l’entrée, on s’est dit qu’on se débrouillerait tout seul. Le premier sentier que l’on emprunte est très large, je suis très déçu, moi qui m’attendais à une marche commando au milieu de la jungle et des serpents.

Des familles se balladent, il y a pas mal de monde, quelques français. Les guides s’arrêtent au bord du chemin pour faire admirer leur différentes trouvailles à leurs clients : « Oh un bébé paresseux !! Regardez comme il est trop mignon !! En plus il descend à terre pour faire caca, vous avez beaucoup de chances car il ne le fait qu’une fois par semaine !! Oh regardez le serpent à côté c’est un fer de lance, mortel. Faut que le bébé paresseux fasse gaffe sinon il va morfler !! » C’est comme ça tout le long, des conversations quelque peu surréalistes. On accélère un peu pour distancer la foule. Les gens, quand je voyage, moins j’en voie mieux je me porte. Enfin quelques endroits tranquilles. J’avais écrit quelques lignes sur le koala en rentrant d’Australie, hé bien je pourrais les reprendre à la lettre pour décrire le paresseux. Un paresseux, ça ne fout absolument rien de la journée. D’ailleurs son nom l’indique, alors comme ça au moins on est prévenu. Il vit à deux à l’heure, savoure chaque branche sur laquelle il s’accroche, prends le temps de vivre pleinement chaque instant. Quel contraste par rapport à notre mode de vie à nous. Certains dans la jungle se balladent  télephone portable à l'oreille droite, ipod dans l'oreille gauche, tout en écrivant un texto et en balançant un énorme flash de l'appareil photo numérique sur le paresseux "qui est trop haut dans les arbres". 

Le sentier nous conduit à des plages reculées, la première est Playa Puerto Escondido. Je pense que Playa Puerto Escondido est assez proche de l’idée que je me fais du bout du monde. Ou de Koh-Lanta, pour prendre une référence plus actuelle. La plage est vaste, dominée par la forêt tropicale majestueuse et impénétrable. Impossible d’avancer un mètre en dehors du sentier. La chlorophylle a tout colonisé, chaque centimètre carré est propice à recueillir la lumière et l’eau pour y donner de la vie. Oui, l’impression dominante de cette forêt est qu’elle est vivante. D’abord par ce qu’on voit, directement, mais aussi par ce que l’on entend, comme les cris des singes hurleurs par exemple, quelque chose que je n’oublierai pas, et par ce que l’on sent. Je m’aventure un peu à l’écart. En me glissant sous quelques branches j’aperçois une famille de singes, qui m’observent, comme si ils m’attendaient. Ils me voient mais ne bronchent pas, continuent leurs activités. Maman singe épluche les poux du petit, papa singe fait la sieste, avachi sur une branche. Comme quoi, tout se répète. Si les singes sont les tauliers de la forêt, alors les iguanes sont les patrons de la plage. C’est leur territoire. Quand vous y entré ils vous le font sentir. Je n’ai jamais vu un iguane reculé, il faut dire que certains sont imposants, des vrais dinosaures.

Le temps passe vite à Manuel Antonio,  on termine l’après-midi par Playa Manuel Antonio. Playa Manuel Antonio est une plage.. parfaite. Une plage typiquement carte postale. Elle est à peine cintrée, avec du sable blanc, ce qui est assez rare au Costa Rica car la plupart des plages ont du sable noir, les palmiers qui la bordent, la couleur de l’eau, turquoise, les petites vagues qui viennent la lécher, les singes capucin-sapajou qui la gardent et la protège. Un décor de chasse au trésor encore une fois. Les riches viennent se baigner tous les jours ici, tandis que les plus pauvres comme nous –et les costaricains- ne sont de passage que pour la journée et se baignent sur la plage d’Espadilla de l’autre coté de la baie, à l’extérieur du parc, et beaucoup moins belle. Inégalités quand tu nous tient..

On décide de poursuivre l’aventure avec nos deux compagnons de route Christian et Deri, et pour cela on modifie à peine notre plan. Au lieu de s’arrêter à Dominical on continue jusqu’à Uvita, et on visitera Dominical sur le chemin du retour. L’ambiance dans notre petit groupe est excellente, une petite routine s’est installée au fil des jours. On avait l’habitude de déjeuner toujours au même endroit à Manuel Antonio dans un Soda local. Deri lançait au proprio tous les matins « quattro desayunos por favor ! » Et on pouvait profiter du plat de fruits, des pancakes, du riz, des haricots, et d'un bon café qui nous faisait tenir jusqu’au soir.

 

Le bus jusqu’à Uvita est pour le moins épique. En effet, le gouvernement costaricain ne tient pas tellement à ce que les touristes s’aventurent au sud de Manuel Antonio. La route qui descend jusqu’à Uvita n’est pas goudronnée, c’est une « piste », des fois en bon état, des fois non. En l’occurrence on a été chanceux, car même si c’était la saison des pluies on a évité les passages de rivières et toutes les autres réjouissances quand l’eau prends le dessus. Le bus était plein à craquer, Mathilde a eu une jambe dans le vide pendant la moitié du voyage, la bonne rigolade. Uvita n’a donc rien à voir avec Manuel Antonio. Tout juste indiqué dans le guide, c’est un petit village de pêcheurs, tranquille. Le tourisme y reste très calme, enfin à part nous. Mais nous ne sommes pas des touristes, nous sommes des voyageurs !! Nos habitudes ont perduré, tous les soirs on allait boire quelques bières après notre casados au « K-Tal Bar », l’équivalent du bar PMU du coin. On y a rencontré deux bambinos le premier soir, deux gamins du coin, autour d’une partie de billard.

La scolarité est au Costa Rica une notion très relative, d’après ce que j’ai pu observer. Un suisse nous a raconter plus tard que les enfants vont à l’école quand ils veulent bien y aller, c'est-à-dire pas très souvent, et on a constater que les locaux avaient beaucoup de mal avec les chiffres. Et vas-y que je prends ma calculatrice pour ajouter 3 et 2. Le suisse a même ajouter que les diplômes de l’université de San José, qui est quand même la capitale du pays, n’étaient même pas reconnus au Nicaragua !! Ca fait peur.. surtout que cette situation profite encore une fois aux occidentaux, qui occupent les postes à responsabilités pendant que les costaricains font la sécurité dans leurs hotels trois étoiles. On a convié d’un rendez-vous avec les deux petits, Fabian et Carlos, le lendemain matin, histoire qu’ils nous montrent un peu leur coin.

Les garçons sont au rendez-vous, visblement excités de passer du temps avec les étrangers. Chrisitian et Deri en profitent pour faire chauffer leur espagnol, Mathilde et moi un peu moins.. quoique mon espagnol a fait beaucoup rire.. Premièr mission, ils nous amène à la plage sans devoir payer l’entrée aux gardes forestiers, ils connaissent un petit chemin. Très vite on se retrouve en dehors du village, pieds nus, à marcher dans la boue, dans des herbes hautes. Je demande si il y a des serpents, Fabian me réponds « Solamente la noche », seulement la nuit. Par contre aucune idée de ce qu’ils font la journée.. On continue à longer la rivière, on arrive près d’un pont où on doit traverser, Fabian qui était devant nous prévient : « Rapido, crocodilos !! » Euh attendez une minute, je suis pas bilingue, mais crocodilos en espagnol ça m’a tout l’air de signifier crocodiles en français. En effet, au moins trois belles bêtes, trois beaux crocodiles, des caïmans pour être précis nous surveillait d’un œil intrigué à quelques dizaines de mètres de là. Fascinant. Je serais resté à les regarder des heures. Ils m’ont dit de ne pas trainer, car il y en a qui peuvent dormir sous l’eau et attendre une proie qui passe. OK, j’avance ! Enfin on arrive sur la plage, immense, à marrée basse. Des kilomètres de sable brun avec la forêt surplombant le tout. Un petit foot s’improvise sur la plage, on est tout seuls !! La plage pour nous tout seuls, des bons moments.

Le soir même on part à la recherche d’un bateau qui pourrait nous emmener voir les baleines. Au large d’Uvita se trouve une réserve naturelle, marine cette fois. On finit par dégoter un bon prix sur un petit bateau, celui de José, avec un tour de la réserve de prévu.

 

On retrouve deux Ticos vers 9h du matin chez José qui nous emmène sur la plage pour monter sur le bateau. Un couple d’allemand bien triste nous accompagne. Ca change des énormes paquebots australiens pour aller voir les baleines à Sydney. On est que six, on mets les voiles, ou plutot Edouardo tourne la poignée du moteur Yamaha et on décolle de la plage dans des petites vagues. Il fait beau, la mer est belle. On se ballade un peu avant de reperer les jets d’eau, que j’avais décrit comme des « Pshiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitttttttt » quand j’étais en Australie. Ici même principe, et d’ailleurs ce sont peut-être les même baleines, elles font Pshiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiittttttt pareil. Une baleine à bosse et son petit remonte les côtes du Costa Rica, on les accompagne un bout. Très chouette les baleines, c’était une première pour Mathilde. Impressionant les bestiaux. Au bout de vingt minutes, je pense que la baleine en a eu marre qu’on la colle, alors elle s’est mise à nous faire un petit show rien que pour nous, et vas-y que je sors mes nageoires, que je fais pshhiiiiiiiiitttt, que je nage sur le côté,.. et ça a marché puisque qu’après on les a laissé tranquille.

Dernière soirée dans notre petit village de pêcheurs dont les gens commencent à nous devenir familiers. Après notre traditionnel passage au KTal Bar on est allé finir la soirée dans le bar d’à côté sur les conseils d’Edouardo, qui faisait soirée Karaoké, samedi soir oblige. Les gens chantaient très bien, des grands classiques de la chanson sud-américaine, avec de grandes envolées lyriques à l’octave supérieure et des « Mi corazón » en veux-tu en voilà. C’était sans compter sur la perspicacité de Christian qui leur a balancé deux chansons des Beatles parfaitement interpreté !! Je n’osais pas me retourner pour regarder la tête des locaux qui devaient penser « mais qu’est ce qu’ils foutent ici ceux-là !! » Mythique !!

Hélas même les meilleurs choses ont une fin, on a du se séparer de nos amis le lendemain pour continuer notre route au Nord, alors qu’eux partaient vers San Jose. Ciao les gars, bonne route et merci pour tout !!

Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /Oct /2008 03:52
- Publié dans : Costa Rica 2008
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Playa Hermosa 

 

4h du matin à Toronto, l’heure de se lever pour aller prendre notre vol un peu plus tard à Pearson. L’inconvénient des billets d’avion pas chers sont les horaires auxquels les avions décollent et atterrissent, à méditer pour plus tard. Les yeux sont collés, mais on a hâte que ça commence et aussi que ça se termine : expédier les heures interminables d’avion, douanes, bus, navettes, taxis,.. pour rentrer dans l’aventure Costa Rica. Quand je dis "nous" je parle de ma sœur Mathilde et moi pour ceux qui ne suivent pas.

L’atterrissage à San José, la capitale du Costa Rica se fait sous un temps exécrable. En effet, comme je l’ai appris il ya quelques semaines seulement, la saison d’été de l’hémisphère nord correspond là-bas à la saison des pluies. Ben oui ! Sur le coup j’ai un peu paniqué, question saison des pluies en été pas besoin d’aller jusqu’au Costa Rica, au nord d’une ligne Strasbourg-Nantes suffit largement. Et qui dit saison des pluies dit moustiques, ce que ma sœur m’a fait remarqué après une visite chez le médecin : le paludisme est présent à peu près partout au Costa Rica, mais dans une version inoffensive, traduisez 3 mois cloué au lit avec 40 de fièvre, mais normalement vous n’y rester pas. Heureusement ces appréhensions avant le voyage se sont vite dissipées une fois sur place.

 

Aéroport de San Jose donc. On récupère nos sacs tout en sympathisant avec une canadienne pour partager le taxi afin de se rendre en ville. A peine les portes automatiques ouvertes que c’est la ruée, 20 chauffeurs en tout genre crient pour essayer de vous persuader de monter dans leur véhicule. Après de légères négociations de ma part –sans parler espagnol les tarifs augment de 100%-, on atterrit à la gare routière qui dessert Jaco, une station balnéaire au bord du Pacifique, notre première destination. Son nom : la gare Coca Cola !! On m’a fait remarquer très justement que plus un pays est pauvre et plus les enseignes Coca Cola sont nombreuses.

Le quartier dans lequel se trouve la gare a très mauvaise réputation, une femme m’indique gentiment de ranger la chaîne en or que je porte autour du cou, histoire de ne pas avoir d’ennuis avec les locaux. San Jose ne nous a pas fait grande impression, pour le peu de temps que nous y sommes restés, malgré les volcans et montagnes environnant la ville.

On monte dans le bus, qui est complet, et il se trouve que nous sommes les deux seuls occidentaux. J’ai lu que la population du Costa Rica descendait majoritairement des colons espagnols mais à en juger à la couleur de peau des locaux, beaucoup plus foncée que ce qu’on trouve en Europe, ils doivent avoir pas mal de sang amérindien qui coule dans leur veines. La route qui mène à Jaco traverse les volcans des plaines centrales avant de rejoindre quelques 4 heures plus tard la côte pacifique. Elle est digne des plus escarpées que j’aie rencontrées, aussi bien en Corse ou sur l’île de la Réunion. Le chauffeur conduit comme un malade, cela va de soi. On vérifie à chaque arrêt que nos sacs ne soient pas « accidentellement » tombés du bus. La nuit se couche tôt sous les tropiques, à 6 heures on aperçoit déjà plus que les points lumineux au loin dans les montagnes qui s’effacent. On descend au centre ville de Jaco, qui sent bon la station balnéaire, et on file en taxi jusqu’à notre auberge. Uwe, un allemand avec des yeux de drogué paye le taxi et nous donne une chambre double pour le prix d’une simple. Bonne nuit les petits.

 

Le jour se lève, c’est toujours excitant d’arriver dans un nouvel endroit la nuit et de se réveiller le matin, sans avoir aucune idée d’où l’on a atterrit la veille. Il se trouve qu’on est juste à côté de la plage, Playa Jaco. Le ciel est gris, la marée est basse, les vagues sont pas terribles, de l’eau marron, personne sur l’immense plage. Eh ben ! Qu’est ce qu’on est venu faire ici déjà ?? J’essaie de rassurer ma sœur à qui j’avais vendu le Costa Rica comme un paradis de surfeur, avec des plages d’eau turquoises, des vagues parfaites sans personne à l’eau, des singes au bord de la plage.. elle se retrouve ici à se demander si elle ne va pas en plus se choper le palu en pleine saison des pluies.. à cause de moi. D’où sa petite vanne qu’elle me lance quand on galère « Merci Mathieu ! » De rien, c’est mon plaisir !

Du coup on part à la recherche de planches de surf l’après-midi, car on n’est pas venu ici pour acheter du terrain, on est venu pour surfer !! On passe l’après midi à jouer à un jeu étrange aux règles sous entendues. Le but est de trouver les meilleures planches au meilleur prix possible. Il y a 6 surf-shops dans la ville. On les fait tous, un par un, pour voir un peu le matos qu’ils ont. Le jeu commence quand vous voulez acheter les planches dans des surf-shops différents, sachant que tout le monde vous a repéré en train d’arpenter la rue principale de la ville.. On finalement tout acheté dans des shops différents avec des stratégies débiles pour ne pas que les mecs nous repère..

Le premier soir on fait la connaissance d’amis voyageurs comme nous, il y a un australien, un allemand Christian et un gallois Deri. Ces deux derniers parlent parfaitement le français, au plus grand plaisir de ma sœur, qui stressait un peu de parler ni anglais ni espagnol. On a sympathisé autour d’un casados, le repas local, constitué de riz, d’une viande au choix, d’haricots noirs,  de bananes frites, et d’une salade. C’est copieux et pas cher, le repas du baroudeur-surfeur quoi ! Pour la bière la marque locale est Imperial -à prononcer avec l’accent- plutôt pas mauvaise à mon gout. 

Les informations concernant les vagues et le spot collectées la veille indiquent que le surf est possible à marée haute seulement, l’après midi ces jours-ci. La plage se transforme littéralement au cours des heures de la journée, passant de Berk plage à un spot de surf nickel. Pour ma première session les vagues sont impressionnantes, un bon 2m à la série. Mais c’est lorsque j’aperçois deux ailerons à peine plus loin que je commence à m’inquiéter. Même si le Costa Rica n’est pas une destination à requins à proprement parlé il y en a toujours pas mal qui trainent dans le coin. L’île de Coco au large de la côte est même un sanctuaire de requins. En fait ce ne sont pas des requins que j’ai vu mais une raie Manta. C’est Daniel, un Costa ricain bossant à l’auberge et surfeur également qui me donne le fin mot de l’histoire. Il y a des raies partout à Jaco, on les voit même sauter hors de l’eau quand on attend les vagues. Elles ont deux ailerons, et elles piquent. Apparemment la piqure est très très douloureuse, parole de Ticos. « Ca fait dou mal » comme dirait Daniel. Au bord c’est encore plus impressionnant car on voit les raies dans la vague.. Mathilde n’a pas trop apprécié.. Mais en dehors des raies le spot est excellent, pas trop de monde à l’eau et des vagues magnifiques qui déroulent bien, des locaux plutôt cool, et beaucoup d’américains.  

Après la session, repos du guerrier dans la piscine de l’auberge, d’où l’on peut admirer nombre d’espèces animales rien qu’en regardant dans les arbres : toucans, écureuils, iguanes, oiseaux,... Un matin on a même retrouvé un basilic, croisement entre un dinosaure et un iguane, qui était coincé à côté de la piscine. En règle général le ciel commence à se couvrir en fin d’après-midi et il se met à pleuvoir, enfin j’écris pleuvoir mais ça ressemble plus à la mousson asiatique qu’au crachin breton, il tombe des seaux d’eau. Et des fois il y a en bonus des énormes orages, dont celui qui m’a sorti de l’eau un après-midi, il a commencé à pleuvoir si fort que je voyais même plus les surfeurs à côté de moi, les éclairs zébrant le ciel, le tonnerre, la houle qui grossit, les raies et les requins.. l’apocalypse !! Je suis sorti de l’eau en courant..

On a donc passé quelques jours à Playa Jaco, vivant la Pura Vida, tranquillou, entre surf et piscine, casados et bières, et soirées à l’auberge.

Mais hélas, la loi du voyageur fait qu’il nous faut quitter Jaco, notre prochaine destination étant le Parc National Manuel Antonio.

 

Notre itinéraire en rouge. Minuscule!

Vendredi 26 septembre 2008 5 26 /09 /Sep /2008 04:25
- Publié dans : Costa Rica 2008
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J’ai parcouru l’année dernière un bon bout d’Australie avec mon frère Maxime, il était normal que cette année je parte avec ma petite sœur Mathilde. On reste en famille. Elle a passé un peu de temps au Canada dans un premier temps, où elle a pu découvrir Toronto, Kingston, Montréal, les chutes du Niagara, le cottage country,.. D’ailleurs je remercie au passage tous les gens qui nous ont hébergé ou aider pendant ces deux semaines : Erika et sa famille, Jeff et ses parents, Amélie et les potes français / québécois. Merci !

 

La pauvre Mathilde, elle qui n’a vu que la Finlande, la Suède, l’Espagne et j’en passe cette année, elle méritait bien un petit voyage dépaysant au soleil avec son fréro. La première fois que j’ai entendu parler du Costa Rica c’était à Bali, par des surfeurs français. Ils m’avaient parlé de ces longues vagues, de la jungle environnante, des animaux et des gens. Je m’étais dit que j’aimerais y faire un tour, voilà chose faîte maintenant !

 

Costa Rica. La Costa Rica. La Côte Riche en français. Le pays doit son nom aux élogieuses descriptions de Christophe Colomb, qui découvrit cette bande de terre entre le Honduras et le Panama lors de son dernier voyage vers le Nouveau Monde en 1502. Certes les espagnols n’ont appris l’existence de cette terre qu’au début du 16ième siècle, mais elle était habitée depuis plus de 10000 ans. Attendez une minute. Des autochtones vivant peinards depuis des milliers d’années, des découvreurs européens, les conquêtes, la colonisation, l’esclavage, la conversion au christianisme, l’éradication des cultures aborigènes, mais ça me dit quelque chose tout ça ! L’histoire est un éternel recommencement. Australie, Nouvelle-Zélande,.. même combat. De 400000 personnes, la population amérindienne en est réduite aujourd’hui à quelques milliers, vivant dans des réserves. Même si le Costa Rica a donc de nombreux points communs avec les autres terres du Nouveau Monde, son histoire est tout à fait originale. Son résultat –le pays tel qu’il est aujourd’hui- l’est tout autant. Ne vous inquiétez pas, je fais court.

 

Le Costa Rica est une nation à part entière depuis sa séparation des Etats-Unis d’amérique Centrale, qui ont dû eux même se séparé du joug espagnol un peu plus tôt. La culture du café puis de la banane donna au Costa Rica une existence économique au travers de lourdes exportations. Le pays passa par la voie classique de la violence, de la dictature et de la guerre civile avant qu’un homme ne vienne tout changer. Son nom : José Figueres Ferrer. Se décrivant comme un agriculteur philosophe, il imposa sa vision moderne et éclairée de la politique. Il fit passer plus de mille décrets, fît payer des impôts aux plus riches, donna le droit de vote aux femmes, nationalisa les banques, accorda le droit de pleine citoyenneté aux minorités visibles,.. Mais surtout, son acte le plus courageux, j’irais même jusqu’à dire le plus beau, il abolit l’armée. Il abolit l’armée. Cet homme, président d’un minuscule état d’Amérique centrale, qui ne se trouve pas dans la zone du monde la plus paisible, a décidé que son pays n’aurait pas d’armée. En dissolvant l’armée il cita  H.G Wells : « les forces armées ne peuvent pas faire partie du futur de l’humanité ». Point barre. Depuis plus de cinquante ans le Costa Rica est une démocratie sans armée.

 

Autre homme qui a marqué l’histoire du pays, Oscar Arias. Son nom vous dit peut-être quelque chose, il a été Prix Nobel de la paix en 1987, après « l’affaire des contras ». Les Etats-Unis ont toujours aimé fourré leur nez dans les affaires des pays d’Amérique Centrale. Des mercenaires américains avaient même essayer de conquérir le Costa Rica au milieu du 19ième. Heureusement sans succès. Lorsqu’en 1979, des rebelles prennent le pouvoir au Nicaragua, renversant la dictature soutenue par les US, le sang de Reagan ne fait qu’un tour. Il envoie des agents pas si secrets de la CIA pour remettre de l’ordre et dégager les gauchistes du pouvoir. Ce sont les fameux « contras ». Reagan alla même jusqu’à demander au Costa Rica de s’engager dans la guerre, et c’est là que survient Oscar Arias. Elu président en 1986 il réaffirma l’indépendance de son pays et promis d’expulser tous les contras. Au cours d’une cérémonie publique, des écoliers costaricains plantèrent des arbres sur la piste d’atterrissage secrète de la CIA.

 

Troisième fait marquant de l’histoire passionnante du Costa Rica, sa révolution. Une révolution verte. Après l’effondrement de la culture du café, la concurrence sur celle de la banane, les Ticos se sont dit que finalement la plus grande richesse du pays était sa biodiversité. Ils se sont mis à protéger la forêt, préserver les éspèces animales et végétales, et ont débuté le business vert, le tourisme écologique. Aujourd’hui presque un tiers du pays est protégé d’une façon ou d’une autre. Par contre l’arrivée en masse des touristes n’est pas sans posé de problèmes au niveau de la protection de l’environnement. Ce sera le grand enjeu du 21ième siècle pour le Costa Rica.

Lundi 18 août 2008 1 18 /08 /Août /2008 20:58
- Publié dans : Costa Rica 2008
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Encore petit article avant de partir pour de bon au mois d'Aout avec cette fois non plus mon frérot mais ma sœurette pour une destination pour le moins exotique. Donc en attendant j'en profite pour publier quelques photos de mes petites aventures canadiennes qui se pimentent un peu avec les températures qui remontent. Qui remontent tellement que je me suis permis d'aller faire un tour à "Sandbanks" avec deux autres collègues en ce samedi ensoleillé. Alors question plages de sable fin je m'étais dit qu'en arrivant ici il faudrait que j'attende un peu avant de sentir les petits grains tout chauds entre mes doigts de pieds. J'avais d'ailleurs fait une première tentative il y a quelques semaines, à "Big Sandy Bay" sur Wolfe Island, une île près de Kingston. C'était 8$ l'entrée, à ce prix là je m'attendais à Bondi Beach, mais c'est plutôt Rubbish Beach que j'ai découvert: une minuscule bande de sable gris qui sert de décharge, on ne m'y reprendra pas deux fois avec le coup de la plage de sable en Ontario. Pourtant, Dieu a dû m'entendre en train de penser que je repartirais bien en Australie quand on a loué cette voiture avec mes potes iraniens Ray et Sina direction la fameuse Sandbanks. 15$ l'entrée, les canadiens ne sont pas du genre à vous oublier quand il faut subventionner les parcs provinciaux. Je me disais qu'avec tous les impôts que les étudiants internationaux payent on pour faire venir le sable par avion. Enfin bref, toujours est-il que cette plage de Sandbanks est littéralement magnifique, avec du vrai sable blanc, elle est longue comme une plage des Landes, il parait que certains jours on peut même y surfer. Quelques photos:







 J'ai fait un signe de croix quand j'y vu ça en arrivant..




















l'Austr..euh l'Ontario je veux dire.
















 Ray, il va signer au Barça pour remplacer Henry, trop vieux.













                                                                                      Le sable, amaaaaaazing!














              Et vas-y que je contracte.









Re la plage pour terminer.

Mercredi 9 juillet 2008 3 09 /07 /Juil /2008 03:15
- Publié dans : Canada 2008
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  • Kaikoura, peut-etre le plus bel endroit que j\'ai jamais vu.
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