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Une chose qui m'a marqué lors de mes voyages dans le Commonwealth sont les monuments aux morts que l'on trouve un peu partout: Nouvelle-Zélande, Australie, Canada,...
J'avais en effet appris à l'école que ces deux guerres étaient "mondiales", mais de voir des monuments à 10 000 km de Paris pour des soldats qui sont tombés pour la France est une émotion particulière.
 
Imaginez un instant que vous êtes néo-zélandais (OK vous n'êtes pas content à cause de la coupe du monde de rugby mais bon, imaginez deux secondes), vous vivez tranquille le chat dans un blaid paumé de l'île du Sud, et Dieu sait si la Nouveele-Zélande était perdue en 1940.. vous avez 20 ans . V'là qu' on vient vous chercher un jour pour vous expliquer qu'il va falloir aller mourrir à 10 000 bornes de là pour une affaire qui ne vous concernes que de très loin.. étrange sentiment non? Pareil pour les canadiens et australiens.
D'ailleurs savez quelle est la nation qui a subi le plus de pertes pendant la seconde guerre mondiale?? La France, l'Allemagne, les US?? Loupé, c'est l'Australie, en rapport avec la population nationale. L'Australie! C'est fou.Imaginez, encore plus de morts que chez nous ou chez les allemands. Un gouffre démographique dans la croissance australienne, qui a été comblé par l'arrivée en masse d'immigrés (pour une fois que ce sont les européens les immigrés!!). Le même sentiment lorsque j'ai appris que des sous-marins japonais avaient tenté d'attaquer le port de Sydney en 1942..

Bref, trève d'anecdotes, juste cette petite photo pour montrer que l'on se souvient ici des soldats canadiens tombés sur les différents fronts du monde mais surtout en Europe, et en ce moment engagés en Afghanistan.. aux côté des français si je ne me trompe pas.
Le 11 Novembre est le Remembrance Day ou encore le Poppy Day en refernce à la petite fleur que les gens portent sur leur costume, et qui est sur la photo. Notez que cette tradition est très populaire, tout le monde a son petit Poppy sur la veste, à la fac, à la télé,.. pour le devoir de mémoire.
Jeudi 15 novembre 2007
- Publié dans : Canada 2007
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Décidément je fais dans le culturel, après des articles sur Thanksgiving et Homecoming, deux trucs que l'on ne connaît pas au pays de Molière et de Steevie Boulet, voici donc Halloween. Quand je dis que l'on ne connaît pas Halloween en France, ce ne pas tout à fait vrai, on connaît, mais on n'aime pas, c'est différent.


Dans mon esprit Halloween est la fête typiquement importée des Etats Unis, commercial et marketing à fond la caisse. Il n'y que Carrefour et les magasins Buts pour fêter Halloween. Quand les canadiens me demandent si on fête Halloween en France, je leur demande si ils fêtent Mardi Gras au Canada.. Bref,  pour votre culture générale et la mienne,  voici quelques éléments culturels sur une fête, qui est très populaire en Amérique du Nord.

Alors en gros (on va faire bref car vous n'avez pas que ça à faire et moi non plus), Halloween n'est pas une fête si éloignée de nous que l'on pourrait le penser. En effet, ce n'est pas Castorama qui l'a inventé pour écouler son stock d'invendus, mais elle provient d'une tradition celte vieille de 2000 ans, qui fête le changement d'année le 1er Novembre.  Vous me direz ils sont stupides les celtes, on ne change pas d’année le 1er Novembre, certes, mais je vous répondrai que Jésus n’avait encore pas transformé l’eau en vin et réciproquement. Le nom Halloween est finalement facile à expliquer pour les anglophones: c'est une déformation de "All Holy's Eve", qui correspond à la Toussaint, tout se recoupe commissaire. Mais alors pourquoi ces citrouilles partout? Cela vient d'une tradition celte (sans blagues!) qui consistait à faire des lanternes  à partir de légumes, et les Ricains ont juste décider  ben qu'une citrouille c'était ben pratique pour faire une lanterne, élémentaire mon cher Johnson (on dit Johnson ici).

De mon expérience personnelle, j'ai pu constater que toutes les maisons qui acceptent de recevoir les enfants du quartier le jour d'Halloween et de leur donner quelques bonbons ou un une bouteille de gentiane disposent de citrouilles finement découpées à l'entrée. D'ailleurs la sculpture de la citrouille est très importante, j'ai pu essayer, c'est pas facile! Ils sont forts ces américains ! Pour finir sur Halloween, les enfants balancent des "Trick or treat!" en français "des bonbons ou je te jette un sort!" lorsqu'ils font le tour des maisons du quartier.

Tout ça pour conclure sur la photo de la "Halloween Party" chez Erika, je vous ai mis la photo des garçons cette fois, elle fait moins mal aux yeux:





Joyeux Halloween!
Mardi 6 novembre 2007
- Publié dans : Canada 2007
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Quand je vous dit que le Canada c'est bien!!!
J'imagine même pas comment j'aurais pu faire pour être sur une photo comme ça en France. Ahhh, ça va faire des jaloux!

NB: photo réalisée sans trucages ou effets spéciaux.
Mardi 30 octobre 2007
- Publié dans : Canada 2007
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Suite aux nombreux commentaires sur mon dernier article, je cède donc à la pression et vous propose un petit articlounet sur mon dernier week-end, toujours en terre canadienne (j'aime bien voyager mais il y a un moment faut savoir dire stop).
 Alors Homecoming ici, à Queen's (mon université pour ceux qui sont largués) c'est de la folie, c'est LE week-end de l'année. J'ai été prévenu depuis Septembre en anglais dans le texte: "Homecoming, get ready!". En effet j'ai mieux compris quand on m'a expliqué ce dont il s'agissait. (je fais des phrases avec des "dont", wow, la classe internationale!).
Homecoming, comme son nom l'indique signifie littéralement "rentrage à la maison", et désigne le  week-end au cours duquel  (wow, une phrase avec "duquel", la grande classe) les anciens diplômés de l'université reviennent pour faire la fête. C'est genre Patrick et Jean-Claude de la promo Engineering' 79 qui reviennent s'en mettre une ensemble.
Apparement le Homecoming de Queen's est connu dans tout le Canada, surtout depuis les évenements de 2005. Attention, ils ne plaisantent pas avec les "évenements" au Canada. Oui, ce qui s'est passé en 2005 était dans les journaux nationaux à la télévision. Alors il s'est passé quoi?? Ben les étudiants ont retourné une voiture! WOW les délinquants ici c'est impressionnant!! J'ai pas osé dire qu'en France il y a un nombre au moins à deux chiffres de voitures brûlées tous les jours.. Donc bref, Homecoming c'est la bringue à ne pas manquer, et j'étais bien décidé à faire honneur à mon pays.
Pour suivre la tradition normalement il faut commencer à boire le vendredi soir, tu t'en prends une bonne le vendredi, histoire de t'échauffer pour le samedi, car samedi c'est le grand jour. Perso, j'ai fait l'impasse sur le vendredi, histoire d'être en forme pour le jour J, ou le jour S en l'occurence. Tout commence par ce qu'ils appellent des "pancake keggers", qui sont des fêtes dans des grandes maisons le samedi matin. On arrive vers 10 heures, au menu pancakes et bières à volonté. A 11 heures pas de bol la police débarque, c'est "Circulez y 'a plus rien à voir" ou"plus rien à boire" plutôt. Les fûts de bière sont embarqués, et les propriétaires de la maison (6charmantes demoiselles) devront passer au tribunal pour avoir vendu de l'alcool sans licence. Pas trop le sens du dialogue social la police ici:


Pas de quoi nous freiner, on poursuit la fête ailleurs, chez des potes à Erika. L'après-midi est passée très vite, peut-être parce que j'en ai plus beaucoup de souvenirs (hahaha), et s'est terminé par le match de foot. Football américain j'entends. Alors je ne voudrais pas paraître trop critique envers un jeu que je ne connais/comprends pas, mais alors qu'est ce que c'était  CHIANT !! Et apparement je n'étais pas le seul à m'emmerder au stade. Mais HEUREUSEMENT, et c'est là qu'ils sont forts ces américains, il y a les cheerleaders , les pom-pom girls en français (au passage pom-pom girls ça sonne pas super français). En fait c'est pour elles que les gens viennent, tout le monde s'en fout complètement du match, c'est tellement chiant à regarder. C'est chiant parce que le jeu s'arrête toutes les 2 secondes, mais vraiment toutes les deux secondes. Vas-y que l'arbitre n'arrête pas de siffler, c'est ultra-chiant. Je ne sais plus combien de minutes effectives le match dure, mais au final ça dure des plombes. Bref, on est parti avant la fin, et de toutes façons on était trop bourré..


Les footballeurs de Queen's, qui ont mis une torchette à ceux de Waterloo, un truc genre 45-0. Même eux se font terriblement chier, d'ailleurs comme vous le voyez il y a beaucoup trop de joueurs. Ah! si vous connaissez les règles, ne me les envoyez pas, je m'en tape.



Les cheerleaders et le Queen's band, l'harmonie de l'université, beaucoup plus interessant que les balourds du dessus. En plus j'aime pas le côté casque et tout l'attirail, je préfère le bon vieux rugby, un short trop petit, un maillot à rayures et en avant!

Après le match, direction un autre kegger pour toujours autant de bières et autant de policiers. Si mes souvenirs sont bons on a dû commençer par la fête des étudiants en STAPS pour dériver chez des gens, des potes à Erika, vous aurez compris. Ensuite on a bu des trucs bizarres, notamment ça:

 
Qu'est ce qu'il y a de marqué sur la bouteille??? Petit indice, ca commence par un A, après y a un B au milieu il y a IN après c'est TH et ça se finit par un E. C'est très bon (nan je déconne c'est de l'alcool à brûler ce truc, du pétrole comme dirait TTC).


Les bons côtés du Canada, Erika était très en forme..









Dédicace à Max.
















Jeff en pleine forme lui aussi! (ancien grenoblois!). D'ailleurs la bouteille de Chartreuse y est passée!




















A la santé du colonel!

















Enfin pour terminer la soirée toujours selon la tradition Homecoming, tout les étudiants se retrouvent sur Aberdeen Street, ça donne entre 5000 et 7000 personnes bourrées sur une toute petite rue:



Voilà, ce fût donc un agréable samedi (je peux pas en dire autant du dimanche qui suivait), ici Kingston, à vous Boulogne!
Samedi 20 octobre 2007
- Publié dans : Canada 2007
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Je sais, je suis complètement à la bourre dans mon blog, mais remarquez que je fais des efforts pour vous tenir informer de ma vie canadienne. Quelques mots à  propos de Thanksgiving, une fête typiquement Nord-américaine, que j'ai eu l'occasion et le plaisir de passer avec la famille d'Erika.

Je vais répondre d'entrée de jeu à la question qui vous brûle les lèvres, "alors Thanksgiving, ça sert à quoi nom d'un caribou?!?!?" Petit épisode culturel, ne vous effrayez pas ça ne sera pas long: d'après mes sources (ma prof d'anglais de 4ième), Thanksgiving  célèbre la fin des récoltes, tous les premiers lundi d'Octobre. Perso, c'est peut-être mon côté CGT, mais un dimanche ça n'aurait pas été top. C'est vrai, les récoltes maintenant on s'en branle un peu, pas contre le lundi, ça c'est du bon!

Bref, c'était donc l'occasion de découvrir le "cottage country", une région au nord de Toronto très feuillue et trouée de lacs et autres rivières aux paysages complètement canadiens. Le genre de pays qui vous fait dire "ben merde, qu'est ce que j'ai fait de ma chemise rouge à carreaux noirs moi!", ou encore "j'irais bien coupé un peu de bois tiens!". Pour que tout le monde comprenne de quoi je parle, j'ai quelques photos:



Tous les cottages sont à peu près comme ça: un chalet au bord de l'eau, rustique, et la panoplie bateau/canoé pour aller boire l'apéro chez les potes. Elle est pas belle la vie? (Manque plus que le Pont!)




  Le petit balcon qui fait plongeoir, tranquillou. J'ai même vu des toboggans qui partaient de la maison!!



Attention, les ours ici ne sont pas qu'en peluche.. Je suis trop impatient d'en voir un en vrai..pas trop près non plus y'a pas marqué Nicolas Hulot.


Les couleurs sont magnifiques..



Eh oui, le réchauffement climatique est en marche! Apparement il y a quelques années, il n'était pas rare de trouver de la neige pour Thanksgiving..
Jeudi 18 octobre 2007
- Publié dans : Canada 2007
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Quelques nouvelles du Canada (hé non je ne suis plus en Australie!!) pour clarifier ma situation après les nombreux mails que j'ai reçu. Je ne suis donc plus en Australie, mais ni en France non plus, je suis à Kingston, une petite ville à mi-chemin entre Toronto et Montréal au Canada. Je suis ici pour une thèse à Queen's University, une des meilleures universités canadiennes, sur les matériaux nanocomposites. Evidemment je ne suis pas ici par hasard puisque Queen's est l'université de ma copine Erika.. et je devrais rester là au moins deux ans.. donc avis aux gens qui passent dans le coin, vous êtes tous les bienvenus. Voilà en ce qui concerne ma situation..

J'ai donc commençé à barouder un peu dans le coin, en Ontario, en m'inscrivant pour un week-end en canoé-camping sur la Madawaska River avec le "Queen's University Outdoor's Club", le club de randonnée et sports en plein air local. J'ai passé un excellent week-end de trois jours à la découverte de la nature sauvage canadienne, et je n'ai pas été déçu. On a descendu un bout de la rivière en canoé, en s'arrêtant le soir pour camper, grand soleil tout le week-end, eau chaude,.. tout était parfait. Les canadiens étaient très sympas, j'ai appris beaucoup d'argot en anglais, utile pour la suite.. Quelques photos du trips ci-desous, il manque néanmoins les rapides, et les sauts du haut d'un rocher dans la rivière, énorme, j'avais l'impression d'être en vacances. La faune locale est sympa également, castors, biches, loutres,.. mais pas d'ours, bien qu'il parait qu'il y en a dans le coin.
Ici Kingston, à vous Paris!




Le départ du trip, deux canoés sur une voiture de location, pas mal! En plus c'est moi qui la conduisait celle-là..





La Madawaska River, impec'






Payasage canadien non? Manque plus que les ours!




J'adore ce panneau! En anglais ça se dit "portage", comme en français..

Lundi 1 octobre 2007
- Publié dans : Canada 2007
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Sydney, Central Station, Terminus tout le monde descend. Les yeux sont petits, la nuit a été courte dans le train depuis melbourne. C’est parti pour trois jours de folie à Sydney. Le plan de départ était de passer notre première nuit gratuite dans un backpacker, seulement, les backpackers il faut réserver 4 jours à l’avance, ce que j’ai complètement oublié. On se retrouve comme deux clochards à 7h15 du matin à la gare de Sydney. Plus qu’une solution, je prends le télephone : 

« Allo Marine ? Eeeeeeeuuuhhh.. on peut venir chez toi stp ? » 

_ Pas de problèmes, il y a toujours de la place pour les clochards comme vous ! »

_ Merci, ça fait bien plaisir ! »

Merci Marine ! Voilà comment on a squatté trois jours au célèbre 589 King Street à Newton.

On a passé trois jours à faire les classiques de Sydney, moi qui les ai déjà fait une fois en 2006, une en 2007 tout seul, encore une avec Erika, et la dernière avec Max. Manly Beach, Bondi Beach, l’opéra, Harbour Bridge, les Botanic Gardens,.. je ne m’en lasserai jamais. D’autant qu’on a eu 3 jours de grand beau et chaud, on a même pu surfer à Manly Beach. Max a vraiment eu de la chance de voir le meilleur de ce que Sydney peut offrir. Une belle bringue aussi le dernier soir, qui nous a mené du centre-ville jusqu’à Kings Cross tôt le matin.

 

Fin.

 

Fin des vacances avec Max, fin de mon stage à l’université de Sydney, fin de mon aventure avec Erika en Australie. Six mois passés en Australie, à l’autre bout de monde, sur les côtes Ouest et Est, à Sydney et à Melbourne. Des milliers de km parcourus et des centaines de tranches de pain de mie avalées. Une idée qui avait germé l’année dernière en Nouvelle-Zélande, et qui s’est finalement concrétisée. L’heure de remonter dans l’avion direction la France, Paris.

La France me manque terriblement. Même si l’Australie est un pays de rêve pour le mode de vie, on reste attaché à ses racines. L’odeur des sapins du Haut Doubs, les rues piétonnes du centre-ville de Besançon, les soirées étudiantes grenobloises, les repas en famille le Dimanche midi,.. Ahhhh, un vrai repas, sans pain de mie et sans Nutella, sans pâtes à la sauce bolognaise pas chère, avec du vrai fromage qui a du goût et un dessert, un dessert ! Les tartes au fromage de la Zazy, et un lit aussi, ma chambre, ma couette et mon oreiller. Se sentir à la maison.

 

 

 

 

Remerciements :

 

Pour ce trip les frères Bailly remercient :

 

Leurs deux principaux sponsors, qui sont la famille Bailly et l’ESF de Métabief. Merci Papa, Merci Maman. Erika, pour nous avoir supporter et dorloter pendant les deux premières semaines, notre Maman, notre meilleure pote, et ma chérie. Marine, pour son accueil chaleureux à 589, on s’est senti à la maison, pour son humour et sa gentillesse, Andrew, pour les bons moments, trop courts, passés ensemble à Byron Bay, on n’oubliera pas, nos collègues baroudeurs rencontrés le long du chemin (et le chemin est long en Australie) : Steven, notre pote allemand qui a hérité de notre matos de surf, on te souhaite les meilleures vagues du monde, les deux québécoises de Byron Bay, Max de Agnes Water, le couple d’allemands sur le bateau pour la première soirée, les canadiennes de Toronto pour la chanson 45, notre pote Nico le Belge pour une soirée inoubliable à Cairns, les gens du 589 entre autres Morris et Max,  notre ami Edwin le hollandais pour les repas et le surf partagé à Noosa, et tous les autres dont nous avons oublié le prénom mais pas le sourire, merci. Merci à Bill Bryson pour son bouquin In a Sunburned Country, un livre incontournable sur l’Australie, et mon maître absolu dans l’art de raconter ses voyages. Un bisous à ma sœur Mathilde (t’inquiètes pas tu feras partie de la prochaine tournée !). Merci à vous de vous connecter sur mon blog et de lire ces articles, j’espère vous avoir transmis le goût de voyager et de visiter tous ces pays.

 

Je vous promets des nouvelles du Canada très vite sur ce blog.

Vendredi 28 septembre 2007
- Publié dans : Australie Côte Est 2007
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Notre arrivée à Melbourne est des plus rocambolesque. En effet, j’avais réservé le vol le mois cher depuis Cairns, avec la compagnie low-cost australienne Jetstar. Seul inconvénient du vol, l’arrivée tardive dans la nuit à Melbourne (un peu moins de 4 millions d’habitants et ville native entre autres de Kylie Minogue et Tina Arena, mais ça on s’en fout). Première navette pour le centre-ville, mais ensuite au centre-ville plus de trams pour rejoindre le backpacker, oups ! On ne va pas coucher sous les ponts, alors on prend un taxi. Je comprends pourquoi on a eu une nuit gratuite dans cet hôtel, il faudrait me payer pour que j’y retourne. Le lendemain est consacré à la visite de la ville, Melbourne était la capitale économique et le poumon du pays jusque dans les années 70-80, avant l’essor de Sydney. Pour preuve symbolique, les Jeux Olympiques sont revenus à Melbourne en 1956, et à Sydney en 2000. Melbourne est une très jolie ville, grande mais pas trop, avec un côté provincial que l’on ne sent pas à Sydney. La vie à l’air d’y être plus cool, on est également surpris par les températures très agréables, pas de blouson nécessaire et un beau soleil, ce qui nous change des jours précédents à Cairns. Après avoir trouvé un meilleur backpacker, on empreinte un tramway d’époque pour touristes qui fait le tour de la ville. Très sympa, les buildings, le fleuve Yarra, la baie de Port Phillip,.. on a particulièrement apprécié (enfin, surtout Max) la qualité architecturale du Melbourne Exhibition Center. Perso je me suis pris de passion (enfin de passion, le mot est un peu fort) pour les ponts. J’avais littéralement craqué pour le pont de Norman Foster à Londres, où les piétons volent d’une rive à l’autre de la Tamise. Ici à Melbourne il y a un pont qui monte et qui descend, j’ai trouvé l’idée super originale, de faire un pont avec du dénivelé. C’est beaucoup moins chiant à traverser, ça monte et ça descend, bref, j’ai adoré !

 

On n’était pas non plus à Melbourne pour acheter du terrain, le lendemain matin on partait barouder au volant d’une voiture de location, une Hyundai, direction la Surf Coast. Avouez que les noms font plutôt rêver, la Gold Coast, la Sunshine Coast, la Surf Coast,.. La Surf Coast mérite amplement son nom puisqu’elle abrite toute une série de spots de classe mondiale, dont la célèbre Bell’s Beach, qui a abrité une épreuve du circuit mondial de surf quelques mois plus tôt, et dont Mick Fanning est originaire. C’est vrai que l’on n’a pas été déçu par le spectacle, en dépit  du fait que nous n’avions pas notre matériel pour nous mettre à l’eau. L’eau qui était à 13°C, quand même ça jette un froid. Les vagues sont parfaites, ça déroule parfaitement, et ça tube, impressionnant. Tu m’étonnes que les Australiens surfent, vu la qualité de leurs spots dans tout le pays.

 

La Surf Coast n’était en fait qu’une escale avant de rejoindre la Great Ocean Road. La Great Ocean Road, est parait-il, simplement une des plus belles routes du monde, rien que ça. Elle est située le long de la côte et s’étend entre Torquay (usines Rip Curl et Quicksilver) et Apollo Bay 200 km plus loin. Elle suit les falaises de la côte, les plages, et plusieurs sites classés au patrimoine mondial.  C’est l’endroit où se rencontre les plaines vertes suisse du canton de Vaud, avec vaches, moutons,.. et la mer de Tasman, eau turquoise et plages de sable fin. Le contraste est saisissant. On s’arrête tous les 50 mètres pour faire une pose photo, ça nous prendra la journée pour parcourir les quelques 100 km de la première moitié. La route est sinueuse et sujette à un nombre d’accidents anormalement élevés, mais rationnellement expliqués par la beauté du site : les touristes au volant ont les yeux collés sur le paysage.. et donc fatalement finissent par embrasser le décor qu’ils regardaient.

Premier arrêt en fin de journée au Twelve Apostles, qui sont des espèces de ponts formés naturellement par l’érosion entre le continent et un bout de rocher. C’est pas très clair comme je le décris, mais les photos parlent d’elles-mêmes. Les Apostles ont une vraie vie, ils sont crées, ils vivent, et ils meurent, quand le lien qui les relie au continent est brisé par la force des vagues. Sur les 12 qui ont été repérés au départ, seuls 7 sont encore debout, donc si j’ai un conseil à vous donner pour les visiter c’est de ne pas trop traîner.. L’un deux, le célèbre London Bridge s’est écrasé récemment en 1990, sniff. Bref, le site est majestueux, on en a pris plein les yeux, d’autant qu’on y était au coucher du soleil. L’avantage de barouder l’hiver est que les sites sont vides, un avantage au combien satisfaisant. Plus il y a de monde, moins ça me plaît en général. Et la, ça m’a beaucoup plu ! Cette journée a marqué un tournant dans notre voyage, d’un point de vue matériel j’entends : on a décidé de ne plus dormir dans des backpackers la nuit, et pour cause, il y en a pas dans cet endroit, et d’opter pour l’option camping . Je sais l’idée paraît complètement stupide, on est resté dans des hôtels sur tout le long du Nord de la côte quand il faisait chaud et maintenant que ça caille on veux camper.. le truc est que je me suis cogner à trimballer cette tente depuis le début du voyage, et je n’ai pas démordu qu’on allait l’utiliser. Ici, aux Twelve Apostles, quelque part à l’Est de Melbourne, pas un rat à des kilomètres à la ronde, on cherche un coin pour camper. On va finalement s’installer à côté du parking, derrière un quelques arbres, mais en plein vent. La nuit a été courte, on part tôt pour éviter nos mésaventures de la côte Ouest et de se faire réveiller en pleine nuit par la police. Apparemment Max n’a pas trop kiffé la tente, il choisira de dormir dans la voiture les jours suivants. Remarque un dans la voiture, un dans la tente, on occupe bien l’espace comme on dit.

Bref on repars le lendemain matin pour voir toute une série de trucs vraiment bizarres. Par exemple ce qu’ils appellent le Blowhole, où les vagues s’enfoncent sous la terre dans un espèce de tunnel pour arriver dans une sorte de grande piscine avec un fracas épouvantable. La côte est parsemée de « formations rocheuses » comme ça, uniques au monde, qui, si elles étaient en Europe, seraient classées comme monument national. Ici en Australie, il y a juste un panneau, c’est tout. Dans le même genre ( je vais pas les décrire tous, vous inquiétez pas), il y a des grandes arches en rocher au milieu de l’Océan, ou encore des geysers formés quand les vagues rencontrent les rochers. On ne s’ennuie pas sur la Great Ocean Road, on a pas vu le temps passé..

Prochaine destination toujours dans les environs de Melbourne, et toujours avec notre Hyundai rouge avec marqué en gros dessus « VOITURE D’OCCASION » (on avait pas l’air de blaireaux d’ailleurs avec cette bagnole, toutes ces inscriptions en rouge, ils auraient pu marquer à  la place « ON EST DES GROS TOURISTES ON EST PERDU » sous chaque fenêtre, ça n’aurait rien changé), Phillip Island. D’ailleurs sen parlant de notre voiture, enfin le truc qui nous servait de moyen de transport, je tiendrai à souligner la qualité des voitures françaises, par comparaison au pot de yaourt que l’on conduisait. Pour l’anecdote, en passant sur un dos d’âne à peine trop vite, on a perdu la « steering belt », la courroie qui permet de tourner les roues. Rien que ça !! Et à deux à l’heure en plus !! Aller plouf, plus possible de tourner tes roues mon grand, freine avec les pieds pour voir. Je vous laisse imaginer le massacre à 120 km/h. Bref. Rendons à César ce qui appartient à César, je tiens l’idée d’aller visiter Phillip Island d’Erika, qui elle la tient de.. bla bla bla, on s’en fout, l’important c’est qu’on y aille. Phillip Island est une petite île à l’Ouest de Melbourne, relié au continent par un pont, très moche d’ailleurs, connue pour ses spots de surf (eh si !! encore !!), et ses pingouins. Je passe sur les spots de surfs, on les a tous vus, ils sont fantastiques, les vagues déroulent, blablabla vous connaissez la chanson. Par contre les pingouins, ça devrait vous intéresser un peu plus. On est en Australie (si vous avez toujours pas compris ça, consulter un médecin), qui dit Australie dit plage, surf,.. oui, mais pingouins aussi ! Effectivement, on a appris avec surprise qu’il y a une colonie de pingouins, les plus petits du monde soit dit en passant, qui vit sur l’île, avec une particularité tout à fait étonnante. Ces pingouins ont l’habitude de débarquer tous les soirs de l’année sur la plage à la même heure, à cinq minutes près. Je sais pas si vous vous rendez compte de l’exploit : 300 pingouins débarquent avec une ponctualité d’horloger suisse tous les soirs au coucher du soleil. On a pensé que ça valait le détour. Le phénomène a été repéré avec l’arrivée des premiers colons, au début du 20ième siècle, il y a des photos à l’entrée du site où on peut voir les bourgeois assistés à l’arrivés des pingouins, assis sur la plage avec des couvertures. Les choses n’ont pas beaucoup changé sur le fond, par contre sur la forme oui : maintenant il y a des tribunes pour parquer les touristes, un peu comme dans un stade, et l’entrée est payante. De plus il y a de nombreux asiatiques, signe incontestable du succès touristique, et de ma déception. Néanmoins, on a passé une excellent soirée, voir ces petits pingouins débarqués, se faire rouler dans les vagues, attendre leurs copains, puis finalement trouver un coin dans le bush pour passer la nuit est surréaliste.

 

Les jours passent et ne se ressemblent pas en Australie. Après avoir contempler les vagues et les surfeurs hier, nous voilà aujourd’hui dans les montagnes, les Alpes australiennes. Eh oui, ils ont les Alpes ici aussi. Déjà les néo-zélandais avaient les Alpes également, pas bien original tout ça. Nous voilà en route pour Mt Buller, tant qu’à voir une station de ski australienne, autant voir la plus grande. La route qui mène à la station est magnifique, avec des passages dans des grandes plaines vides, dans la forêt dense,.. c’est un festival. Première surprise en arrivant au pied de la montée pour la station, péage. Eh oui, il faut payer pour monter en station. Remarque je ne me plains en NZ c’est pire, ils ont pas fait de route, faut monter à pied. Va pour payer en voiture. La station de Mt Buller est très classe, très chic, un peu le Courchevel local. Le prix des forfaits est exorbitant, 95$ la journée, pour 25 remonte pentes. Certes c’est très cher, mais l’espace skiable est très bien exploité, les remontées mécaniques sont d’excellente qualité (quatre places débrayables), et l’enneigement artificiel est présent quasiment partout. Nos regards de professionnels de la montagne ont apprécié, photos des moniteurs à l’entrée de l’école de ski. On ne skiera donc pas en Australie pour cause d’insuffisance de budget, mais on aura passé une excellente journée, avec une petite marche jusqu’au sommet local, à 1750 mètres, et une vue imprenable sur tous les hauts plateaux environnants.

 

Dernier jour avant notre grand retour à Sydney, on choisit de rester dans les montagnes en allant visiter la station nordique de Lake Montain. Comme son nom ne l’indique pas, il n’y a pas de lac à Lake Montain (Rah la bonne blague), mais plein de pistes de ski de fond, d’après ce qu’on a entendu dire. La meilleure station nordique du pays. Plein de pistes est un peu exagéré, autant on a été surpris en bien par Mt Buller, autant là on est déçus. Surtout Max, qu pensait revenir cet hiver pour montrer à ces australiens comment on pousse sur des bâtons, c’est raté. C’est très petit donc, et toujours très cher, mais c’est mieux que rien. On peut même apercevoir les buildings du CBD de Melbourne depuis une des pistes, ce qui est quand même impressionnant. On court sur les pistes de ski de fond où il reste quelques bonnes plaques de neige, la station venant juste de fermer. On rentre à Melbourne, quelques heures de Hiundai plus tard, rends la voiture (de toutes façons on l’aurait pas ramené, vive Peugeot) et on prends le train de nuit (encore un truc de nuit) pour Sydney.

Jeudi 27 septembre 2007
- Publié dans : Australie Côte Est 2007
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On se retrouve donc à deux (pour éliminer Maxime, taper 1, pour faire gagner Mathieu taper 2), mon frère que j’aime et moi-même. Le changement d’effectif a été rudement ressenti par les troupes. A croire que c’est Sarkozy qui avait décidé de faire un plan social. Avec Erika, on était deux vrais touristes, je n’avais plus besoin de parler anglais, elle nous réservait les bus, arrangeait l’hébergement, nous trouvait des potes pour le soir,.. bref du bonheur, des vraies vacances ! Il y a donc fallu que je me mette au boulot. « C’est où qu’on va déjà ?? », « AAAAAAHHHHHHHHH Erika REVIENS !!!! On est perdus !! » J’ai finalement repris les choses en main pour la suite du trip, en me disant que Max avait vraiment la belle vie. En montant plus au Nord on en a également fini avec les vagues, car au Nord d’Hervey Bay, il n’y a plus de houle à cause de.. à cause de quoi d’après vous ?? De la Grande Barrière de Corail bien fur ! On revend notre matériel de surf encombrant à un allemand croisé en chemin pour une poignée de dollars, la boule au ventre. Je m’étais habitué à trimballer ma planche partout. Ma planche à peine quittée, elle me manque déjà. Enfin la bonne nouvelle c’est que l’on va voyager un peu plus léger.

 

On atterrit à Agnes Water le jour suivant. Quand je dis qu’il n’y a plus de vagues après Hervey Bay, ce n’est pas tout à fait exact, Agnes Water est la plage de surf la plus au nord de l’Australie, mais pas de chance, pas de vague quand on y était, Damned ! On en a donc profité pour essayer la pêche avec un allemand, se balader, notamment jusqu’à la petite bourgade de 1770. C’est un endroit découvert par le Captain Cook (le même que les poissons panés) en .. 1770. La plage est en fait un immense banc de sable, qui fait aussi spot de surf, sur plusieurs km2. C’est très joli, et la température commence à être bien élevée. On passe à côté d’un camping où je n’ai jamais vu autant de gens ne rien faire. C’est hallucinant le nombre de personnes qui font simplement rien. Les Australiens se posent sur une chaise à côté de la caravane, et là, ils attendent. C’est assez comique. On n’avait pas trop le temps d’attendre, on a filé à Airlie Beach, pour le second gros trip du voyage.

 

Après le 4x4 sur Fraser, le temps du bateau est venu. Naviguer dans les Whitsundays est le summum de la côte Est. C’est le truc pour lequel tout le monde vient en Australie, naviguer sur la Grande Barrière de Corail, au Paradis. Autant dire que les Whitsundays, on les attendait de pieds fermes. On a embarqué sur un ancien voilier de compétition, le Boomerang, d’une vingtaine de mètres environ, à partir du bourg d’Airlie Beach. Là encore nous ne sommes pas seuls sur le bateau, on se retrouve parmi 25 autres voyageurs, venus d’un peu partout, avec pas mal d’américains (au moins 5 avocats du barreau de New-York !), des allemands et des canadiennes. L’équipage est pour le moins éclectique : un jeune loup de mer chevelu australien, Max, un capitaine âgé, et une jeune mousse canadienne, mais tous très sympas et décontracts. A bord c’est ambiance jeunes en vacances qui se lâchent, avec la musique à fond et les repas excellents. Les gens chargent des quantités d’alcool impressionnantes à l’embarquement.. signe des soirées bien arrosées sur le bateau. Par chance on a eu du vent pendant les trois jours, ce qui fait que l’on a pu goûter aux plaisirs de la voile. Nous qui sommes complètement novices en la matière (les surfeurs ne kiffent pas trop le vent !), et dans quel décor ! Les îles des Whitsundays, le paradis sur Terre. Les Whitsundays sont constituées de plusieurs îles, à l’extrémité Sud de la Grande Barrière de Corail, pas très éloignées de la côte. Le deuxième jour est sans aucun doute notre Big Day. On s’est amarré dans une petite crique à Tongue Bay pour marcher jusqu’à un point de vue sur la fameuse et très célèbre Whitheaven Beach, sur toutes les cartes postales. Alors, comment expliquer ce qu’on a vu avec des mots.. l’eau turquoise, entre le blanc et le bleu, s’étend sur un long banc de sable fin, surplombé par de la forêt tropicales et quelques collines. Une fois arrivé au point de vue, on ne peut que dire « Nom de Dieu ! » Et c’est le cas de le dire. Au nom de Dieu, qu’est ce que c’est beau. C’est beau et c’est tout, pas grand-chose à redire. Et pas un beau dans le sens discutable du terme, un beau dans le sens beau universel, beau naturel, beau stupéfiant. C’est beau. Même plus que beau. C’est une autre planète. C’est juste difficile de retirer ses yeux de ce paysage.  On descend sur la plage en bas, pour nager un peu parmi les raies et les petits requins. Max le marin nous racontait que dans les années 40 (qui connaissait les Whitsundays dans les années 40 à part le Captain Cook – le même que les poissons panés- ? Personne !), un jeune couple d’Australiens de Brisbane avait décidé de partir faire le tour du monde. Quand ils sont arrivés aux Whitsundays, ils ont dit en anglais dans le texte, « Fuck le reste du monde, on reste là ! » Et c’est eux qui ont monté la station balnéaire -pour riches- la plus luxueuse du monde sur Paradise Island, où strictement tout ce que vous désirez vous sera apporté dans un délai de 48 heures maximum.. Perso en 48 heures j’aurais bien voulu faire venir ma Maman.. ou ma Grand-mère hahaha !!  

Deuxième expérience de la journée, le « snorkeling ». Snorkeling en anglais signifie « faire de la plongée avec palmes, masque et tuba ». Evidemment ici, le mot prends tout son sens, on est sur la Grande Barrière de Corail, ne l’oubliez pas. Et je dirais même plus, sur un corail préservé. Les pêcheurs faisaient sauter les coraux à la dynamite au large de Cairns pour permettre le passage des bateaux.. Nous voilà donc sous l’eau, toujours accompagné de mon frère Maxou. Alors là, comment vous expliquer ce qu’on a vu.. J’en ai déjà vu quelques uns des coraux, en Guadeloupe, à la Réunion, à Bali, sur la côte Ouest de l’Australie,.. mais ici aux Whitsundays, c’est le record du monde. Je n’ai jamais vu autant de trucs bizarres sous l’eau. Les coraux peuvent prendre vraiment toutes les formes, et toutes les couleurs. Des grosses patates de 2 mètres de haut jaunes fluos à des espèces d’arbres bleus nuits avec des points violets, le tout baigné dans des poissons exotiques. Un peu l’impression d’être sous champignons. La meilleure plongée de ma vie, sans aucun doute, et cette fois sans requins. Bref après Fraser Island et les Whitsundays, on se demande bien qu’est ce que l’Australie nous réserve encore.

 

On poursuit notre route vers le Nord, prochaine étape, encore une île, Magnetic Island. L’île a été baptisée ainsi quand l’ami James Cook, qui avant de faire des poissons panés était capitaine de son état, enfin capitaine de son navire plutôt, est passé dans le coin dans les années 1770, et après sûrement quelques verres de Rhum de trop il a cru que sa boussole était irrémédiablement attirée par l’île, d’où le nom. (je vous assure que je ne suis pas payé au mot, par contre il parait qu’à Jeunesse et sports oui !) Alors Magnetic Island, c’est assez sauvage, presque pas de route, une île à taille humaine. Le sommet culmine à 470 mètres, ce qui est respectable. Ca fait un peu Jurassic Park, j’y aurais bien vu des dinosaures. On a beaucoup marché pour se balader de criques en criques, parfois tout seuls sur ces plages paradisiaques. Notre attraction principale sur l’île a été de visiter un sanctuaire de koalas, l’endroit même où l’on a pris nos fameuses photos avec ces fainéants. D’ailleurs pour l’anecdote le koala pendant la photo m’a gratuitement et très élégamment déféqué dans les mains. En fait on y allait surtout pour les reptiles. On a pu tâter du croco, un petit mais quand même, des lézards, et surtout du python. Ah le coup du serpent autour du coup je l’appréhende depuis que les marocains me couraient après dans Marrakech pour me coller un cobra autour de la tête. Cette fois c’est mission accomplie, on a pu tripoter un beau python, avec une petite frayeur quand j’ai senti le serpent se tendre autour de moi lorsque je l’empêchais d’approcher sa tête.. on est reparti enchanté, avec le sentiment de la mission accomplie.

 

Avant d’atteindre notre destination la plus au Nord, Cairns, on a fait un court arrêt à Mission Beach, qui est parait-il une superbe plage. Vu le temps dunkerquois, on ne saura jamais. Oui, plus on monte, plus le temps est capricieux. Autant à Brisbane vous vous levez le matin vous mettez la casquette, autant à Mission Beach vous regardez par la fenêtre. L’endroit tire son nom d’une mission qui a lieu au début de la colonisation du pays par les blancs, dont le but était d’éradiquer les derniers aborigènes du coin. Pour ce qui est de la plage c’est loupé, mais par contre il parait que dans le coin il y a pas mal de crocos. Nous les crocos même pas peur. Nous voilà embarqués sur un frêle esquif à la tombée de la nuit, en train de remonter une rivière, avec quelques familles européennes, tous parti à la chasse au croco. L’eau est marron, la rivière est bordée par la jungle. C’est vrai que si il y a un endroit sur Terre où il y a des crocos, pas de doute, ça doit être ici. Le mec nous mets tout de suite au parfum. Il y a un monstre de 7 mètres qui rodent dans les parages, on a aperçu sa zone de lancement, impressionnant. On n’espère pas trop le croiser dans le coin ce soir. « Donnes la papatte, aller ! » En effet pas de monstre de 7 mètres ce soir, mais on a pu repérer en pleine nuit grâce à une puissante lampe torche un bon croco d’un respectable 3m50. Très facile à  repérer le croco la nuit, avec la lampe torche vous voyez leurs yeux rouges brillés à des kilomètres à la ronde. Celui qu’on a repéré n’est pas farouche, il trace droit vers nous. Oulalala qu’est ce qu’il fait l’ami !! On est sur notre petite bicoque, pas très rassurés. Le croco se rapproche encore, tout le monde regarde et se tait, certains prient (nan je déconne). Le chef nous conseille de ne pas sortir un bras du bateau, car apparemment les crocos ont la détente facile. Et celui-là est particulièrement beau, à quelques mètres de nous seulement. Il y a des dizaines d’histoires de gens mangés par des crocos en Australie, il ne faut pas trop plaisanter avec ça. Notamment une jeune top modèle américaine qui s’est faite dévorée en une bouchée sous les yeux de ses amis impuissants. L’histoire a fait couler pas mal d’encre à l’époque, je vous laisse imaginer. Une bonne soirée donc, d’autant que l’on est reparti avec nos quatre membres, ce qui est un excellent point, avouons-le.

 

Nous voici finalement à Cairns, la capitale internationale des backpackers. Cairns est une petite ville au bord de la côte, située entre la « Rainforest » et la Grande Barrière de Corail, « Where the Reef meets the Rainforest », qui se situe à environ une heure de bateau au large. Il n’y a strictement rien à faire à Cairns, (pas de plage), sauf faire la fête. Il y a un proverbe qui dit que si vous n’arrivez pas à emballer à Cairns, alors vous n’y arriverez jamais.. Cairns est juste l’endroit à partir duquel tout est possible, si vous avez les bourses bien pleines, ce qui n’était pas notre cas avec Maxou, nous qui économisions au maximum pendant tout le voyage. Il y a réellement des centaines de tours différents proposés depuis la ville, allant des excursions sur la Barrière de Corail, jusqu’à la visite de la forêt tropicale, en passant par les sauts en parachute et j’en oublie. Une simple excursion en forêt à la journée coûte 120$, pas moyen qu’on paie le prix fort. Après m’être renseigné je découvre qu’il y a des bus, normalement réservés aux locaux qui font le même trajet pour.. 8$ !! Il ne fait pas bon être un touriste à Cairns, c’est moi qui vous le dis. D’une façon générale on a pas trop aimé Cairns déjà à cause du temps, il faisait moche, pluvieux et nuageux la plupart de la journée, et aussi à cause du côté business, piège à touristes. Ceci dit, les possibilités restent exceptionnelles, nulle part ailleurs vous pourrez aller plonger sur la Grande Barrière de Corail, où vous baladez dans des forêts qui n’ont pas changé depuis des millions d’années.

On a finalement fini par voir la Rainforest, en prenant ce fameux bus que je recommande à tout le monde, autour d’un bourg nommé Kuranda. Il est important de noter que dans le Nord du Queensland où nous nous trouvions, il n’y a que deux saisons, une saison humide et une saison sèche. Heureusement nous y étions pendant la saison sèche.. sans cyclones, sans méduses,.. oui car pendant la saison humide il fait beaucoup plus chaud, et il pleut beaucoup. Vous êtes entouré de plages paradisiaques, mais vous ne pouvez pas vous baigner à cause de méduses mortelles qui envahissent les côtes. Je n’ose même pas imaginer comment ça doit être frustrant. La seconde chose à noter est que dans le Nord de l’Australie on rencontre beaucoup plus d’Aborigènes qu’ailleurs.

 

Je vais faire une petite parenthèse sur les aborigènes. La situation des Aborigènes en Australie est un vaste problème, un vrai tabou ici. Essayez d’introduire le sujet avec des locaux, vous n’obtiendrez que des yeux baissés, et des « c’est triste ». Effectivement c’est très triste. J’avais pu constater que les Maoris s’en sortaient tant bien mal en Nouvelle-Zélande, ils sont nombreux à travailler, et il n’était pas rare de croiser des Maoris dans la vie de tous les jours, un garagiste, un plombier maori ça existe, même dans l’île du Sud où ils sont minoritaires. Ici en Australie, pendant les 5 mois que j’ai passé à Sydney, les seuls aborigènes que j’ai vu sont ceux qui jouaient du Didjeridoo sur Circular Quay à côté de l’Opéra, en posant pour les photo des touristes japonais. Un plombier aborigène ça n’existe pas. C’est très triste, je vous l’ai dit. A Kuranda, on a pu en apercevoir quelques uns, des vrais aborigènes. Ils errent dans les rues, squattent les parcs pendant la journée, ne travaillent pas, boivent de l’alcool,.. les enfants ne vont pas à l’école, se font taper dessus,.. La situation est encore pire dans les Northern Territories où les aborigènes sont plus nombreux. Certaines zones sont carrément hors contrôle de la police, ce sont des zones de non-droits. Les enfants sont abusés, les femmes battues,.. John Howard et son gouvernement ont lancé une opération militaire, je dis bien militaire, pour mettre fins à ces ghettos et aux souffrances des femmes et des enfants. Howard lui-même a dit que dans ces endroits il se passait des choses qu’il n’aurait jamais osé imaginer. L’histoire entre le peuple aborigène d’Australie, qui fût au passage une des civilisations les plus brillantes de l’histoire de l’humanité, par ses inventions et son art, est parsemée de cicatrices. Pour vous donné une idée, sur les centaines de massacres commis durant la colonisation, un seul à aboutit à un procès. Les assassins blancs ont déclaré devant la cour qu’ils ne savaient pas que tuer des aborigènes était répressible par la loi. C’est triste, encore fois. Dernier exemple, ce qui a été appelé les « Stolen Generations », les générations volées : pendant presque cent ans, de 1869 à 1969, le gouvernement australien a eu une brillante idée : pour favoriser l’intégration des aborigènes dans la société, ils ont enlevé, je dis bien enlevé (verbe synonyme de kidnapper), des milliers d’enfants aborigènes de leur famille d’origine, pour les placer dans des familles blanches. Ainsi ils espéraient que les enfants aborigènes allaient embrasser le mode de vie occidental. « L’homme est bon par nature » disait Rousseau, pas si sûr. Evidemment, quand la police débarque chez vous, enlève vos trois enfants pour les placer dans trois endroits différents du pays, sans la moindre solution pour garder contact, c’est simplement horrible. Et pourtant, cette politique a duré pendant presque un siècle, jusque dans les années 70. C’est triste je vous l’ai dit .Je passerai sur le fait que les aborigènes n’ont obtenu le droit de vote qu’en 1967, alors qu’ils sont présent sur le continent australien depuis plus de 40000 ans. Contempler les restes de cette civilisation dans les rues de Kuranda est triste.

 

Retour au trip, finalement nous ne sommes jamais allé aller sur la Grande Barrière de Corail, les coraux y sont apparemment moins beaux au large de Cairns que ceux que l’on a vu aux Whitsundays. A la place, on est allé se balader sur Fitzroy Island, à trois quarts d’heures de bateau. Une petite île superbe, avec des plages et un sommet que l’on a escaladé, vue magnifique sur la forêt. On a croisé enfin notre premier serpent sauvage, sur un sentier de l’île, le python (on pense que c’était un python) s’apprêtait à traverser le chemin tranquilllou. Une belle bête, impressionnant. Pas mal de touristes s’amusent à taquiner les serpents avec des bâtons, c’est une très très mauvaise idée. Vous ne savez jamais exactement le type de reptile que vous avez en face de vous. L’Australie contient 8 des 10 serpents les plus venimeux du monde, certaines morsures sont fatales en moins d’une demi-heure. Il ya même un serpent dont l’antidote existe, mais qui vous sera autant fatal que la morsure, dommage.. La règle d’or ici est : ne pas plaisanter avec la faune locale, sous prétexte de ne plus jamais pouvoir plaisanter tout court. Autant en  Nouvelle-Zélande la faune est vraiment pacifiste, autant en Australie tout est mortel. De la méduse aux serpents en passant par les chenilles, les scorpions, les araignées, les requins, les crocos,.. et j’en oublie, il faut vraiment se méfier.

 

Notre séjour dans le Queensland se termine, un mois que nous sommes partis de Sydney, on a parcouru 3000 km le long de la côte, en bus. Il est 20 heures dans la salle d’attente du petit aéroport de Cairns, on attend notre vol pour Melbourne. Eh oui l’aventure continue, cette fois au Sud du pays, dans l’état du Victoria. On est impatient de découvrir Melbourne, ses spots de surf et ses montagnes. Fini la chaleur et les maillots de bains, là-bas c’est l’hiver, on compte bien voir de la neige et faire du ski. Dernier épisode demain !

Mercredi 26 septembre 2007
- Publié dans : Australie Côte Est 2007
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Il est des voyages qui ne s’oublient pas, celui en fera partie, quoi qu’il arrive. C’est l’histoire de deux frères qui se ressemblent, jusque dans leurs prénoms. Mêmes cheveux, même tête, même sourire.

 

Sydney en Australie, le 25 Juillet 2006. Après quelques 40 heures de voyage, j’accueille Max dans mon appart à Sydney, sur Cleveland Street. « Bienvenue Gros ! » Ca fait plaisir de voir la famille. Enfin quand je dis mon appart, ce n’est pas tout à fait vrai. Je devrais dire notre appart, car je ne vivais pas tout seul, je partageais le lit avec Erika ma copine canadienne pour ceux qui suivent et Hong une chinoise d’une quarantaine d’année.

 

Erika, Max et moi, pour deux semaines sur la route, à trois. Un truc à trois en quelque sorte, entre Sydney et Hervey Bay, 2000 km plus au Nord. Pauvre Max, il n’est pas sorti de l’avion qu’on le charge dans le bus de nuit, direction Byron Bay, une ancienne colonie hippie dans les années 70, et spot de surf révélé dans Endless Summer, film culte pour les connaisseurs. Alors nous voilà les trois, après une nuit que vous devinerez très courte dans le bus, sauf pour Erika, qui, très astucieuse, avait prévu les petits cachets bleus qui font dormir.. et ronfler un peu aussi accessoirement !! (chuuuuuuuuuutttt). Il faut préciser que le mois de Juillet en Australie correspond à l’hiver, et qu’il ne faisait pas très chaud à Sydney au moment du départ. On a le bonheur de constater que les températures remontent ici, à environ 1000 km  au Nord. Un surfeur blond bronzé vient nous chercher à la sortie du bus, pour un petit tour du patelin. Il pointe du doigt le long de l’Océan quelques rochers et la grande baie qui suit. « Alors là-bas c’est un spot de surf qui s’appelle The Pass, quand la houle est bonne, les vagues peuvent dérouler sur des centaines de mètres ! ». Effectivement, la houle vient s’enrouler autour de la plage, et même si les vagues sont petites, le phénomène est impressionnant.  D’autant que l’arrière plan des montagnes est superbe. Je garde l’image des longboardeurs ridant des vagues sans fin au coucher du soleil. On ne surfera le spot qu’une fois dans des conditions petites mais correctes, en slalomant entre les locaux pas très aimables à l’eau. Erika en profite pour s’y remettre avec succès, l’endroit est tout simplement parfait pour débuter, c’est une vraie piscine à vagues. La petite grimpette qui mène au phare vaut également le détour, le phare surplombe les deux différentes plages de Byron Bay, baignant dans une eau turquoise complètement transparente, mais pas vide de dauphins et autres baleines. On a le plaisir de retrouver Andrew, un canadien surfeur en vadrouille pour une petite sortie dans les bars de la ville. « Show me you’re a showman Andrew ! » seront les premiers mots en anglais de Max, l’alcool aidant.. J’y serais bien rester un mois à Byron Bay, ne serait-ce que pour attendre que la houle grossisse, mais malheureusement, nous sommes des voyageurs pressés, le bus Greyhound traversant la côte Est nous attends, direction la mythique Surfers Paradise.

 

Bienvenue sur la Gold Coast. Pour moi la Gold Coast était comme un mythe, un endroit où il fait toujours beau (ça c’est vrai !), où les filles sont belles (vrai aussi), et les vagues incroyables (par contre pour les vagues, faut aller sur la Sunshine Coast). Alors Surfers Paradise, destination mythique ? Je dirais non, tant j’ai été déçu. Premièrement, la Gold Coast, c’est moche. Les buildings au bord de la plage, je ne sais pas pourquoi mais j’adhère pas. L’authenticité de Byron Bay me manque. Les vagues ne sont pas terribles, ça sent le Mc Do et le Pizza Hut à tous les coins de rue. Bref, l’échec total, sauf en ce qui concerne la « nightlife ». Alors là oui, je crois que Surfers Paradise est à la hauteur de sa réputation. D’autant que ça tombait bien, c’était l’anniversaire d’Erika (tout était prévu..) Donc on s’est accroché à une épreuve pas encore olympique mais que certains d’entre vous connaissent bien, le pub crawl. La tournée des bars, ou des clubs comme on dit ici. Je ne peux pas trop vous raconter la suite, je ne me souviens plus trop. Je me rappelle juste qu’il y a avait du monde partout, que Max  a découvert les joies des sorties à l’anglo-saxonne, nanojupes et compagnie.

 

Bref, le lendemain, avec un mal aux cheveux pas possible, il était temps de partir et de tracer notre route jusqu’à Noosa sur la Sunshine Coast, sans s’arrêter à Brisbane car apparemment ça ne vaut pas le coup. Noosa est également un spot de surf mondialement connu. Noosa, j’ai tout de suite adoré. C’est une station balnéaire très classe, située au cœur d’un parc national. D’entrée de jeu, le français qui vient nous chercher à la sortie du bus nous explique : « si vous aimez marcher, il y a un sentier super sympa le long de la côte où on peut apercevoir des pythons et des koalas ». Quoi !!!! Aller fuiiiiiiiiite on est parti sur le fameux sentier à la chasse aux pythons et aux koalas. Malheureusement ni pythons ni koalas ce jour-là, seulement des spots de surf cachés à chaque détour du chemin dans la forêt, sans vagues signifiantes à notre grand désespoir. On finira quand même par apercevoir quelques koalas le lendemain. Ce qu’il faut savoir à propos des koalas : déjà un koala c’est trop mignon, je craque. Ensuite, un koala ça ne branle strictement rien de la journée. Ca vit tout en haut de grands arbres, des eucalyptus, et.. c’est tout. Je ne sais pas trop à quoi ça sert un koala à vrai dire, mais c’est très mignon, et c’est déjà pas mal. Moi par exemple, (au hasard l’exemple), je ne sers à rien non plus mais je ne suis pas très mignon, enfin pas au point de faire des peluches à mon effigie. On a pu quand même avoir du bon surf, avec une matinée parfaite sur la Sunshine Beach, des vagues d’1m50, 3 personnes à l’eau, du soleil, et des dauphins qui nagent juste à côté.. Ces instants magiques qui vous font dire que.. ben ça fait bien plaisir d’être ici! Là encore j’aurais pu passer mon été à Noosa, à surfer et à regarder les koalas dans les arbres.

 

Prochaine étape Hervey Bay, qui n’est pas une destination en soi, plus une porte d’accès pour le premier trip de ce voyage, un safari en 4x4 sur Fraser Island. Fraser Island est une île inscrite au patrimoine de l’UNESCO, elle est entièrement constituée de sable. Vous ne croiserez pas un seul bout de cailloux, c’est que du sable qu’on te dit ! Et bien sûr, il n’y a pas de routes, d’où l’utilité du 4x4. On ne pars pas tout seul sur l’île, on est une douzaine de backpackers d’un peu partout, peut-être avec une majorité d’Irlandais, à s’entasser dans le 4x4 sans guide, avec des tentes et de la nourriture pour tenir 4 jours. Je pensais que ça allait être complètement sauvage, mais en fait c’est une destination trop connue pour être déserte. La vie en communauté était vraiment sympa, barbecue le soir, quelques heures de 4x4 (à fond de 5ième sur la plage !) pendant la journée pour atteindre les différents spots de l’île, qui comprennent entre autres des superbes lacs dont l’inoubliable Lake Mc Kenzie, une pure merveille. L’endroit est tout simplement à couper le souffle. C’est un lac entouré de forêt tropical, avec du sable blanc, et une eau d’une couleur incroyable. Pourtant j’ai déjà vu quelques plages paradisiaques, en Australie ou ailleurs, mais là je dois avouer que ça surpasse tout. Difficile à décrire, mieux vaut regarder les photos. L’eau prend toutes les couleurs de bleus en partant du blanc. Une pure merveille. On a également apprécié Indian Point, une falaise qui surplombe l’Océan, et qui offre une vue imprenable sur toutes les créatures qui peuvent se balader dans l’eau. Alors il y en a des trucs dans l’eau, au point que la baignade est interdite : des tortues, des raies mantas, des requins, des dauphins, des baleines, des gros poissons,.. et j’en passe. Tous parfaitement visibles. Là encore, ça fait ben plaisir, ou comme dirais Maxime, « I’m very happy to be here with you ! » Tu m’étonnes ! On a pu aussi faire trempette dans des « swimming holes », des cratères naturels qui font office de piscines au bord de l’Océan. C’est à ce moment que l’Australie me rappelle la Nouvelle-Zélande, quand à chaque coin de rue on peut découvrir des sites exceptionnels, en étant à chaque fois stupéfié par ce que la Nature peut inventer. J’étais plutôt sceptique quand à notre mode de transport sur l’île, à savoir le 4x4. Je trouvais bizarre que les Australiens laissent des jeunes backpackers rouler en 4x4 sur une île inscrite au patrimoine mondial de l’humanité, mais en fait il n’y pas beaucoup d’autres solutions. La fin du trip en 4x4 a marqué la fin du séjour d’Erika en Australie. Notre canadienne nationale a été en effet rapatriée d’urgence au pays des ours, et je vous jure, les Frères Bailly n’y sont pour rien. Suite du trip à deux donc, avec mon frère que j’aime ! En avant ! La suite demain, comme dans Plus belle la vie... (wow la culture).

 

PS: les photos sont juste là sur votre gauche..

Mardi 25 septembre 2007
- Publié dans : Australie Côte Est 2007
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Après une semaine chargée de travail (je plaisante!), on est allé respirer le bon air pur de la montagne, à quelques 100km de Sydney. Les montagnes en question sont les Blue Mountains, qui culminent quand même à 1200 mètres d'altitude, ça a un petit air de Vercors pour les Grenoblois, villages, routes, maisons, habitations, tentes, igloos, enfin bref, toute trace de civilisation en moins. On était donc pas trop perdu avec Erika et ses deux copines.
Ces montagnes sont restées infranchissables pendant un bon petit moment, les explorateurs de l'époque tombaient à chaque fois sur une falaise, pas de bol ! Enfin, la bonne nouvelle est qu' elles sont restées intactes, pas bronchées depuis des millions d'années! Toujours autant de "rien" à perte de vue, sauf deux trois attrape-touristes, comme deux télécabines et un petit train rigolo dont on a pas pu s'empêcher d'aller faire un tour (le plus raid du monde, 52°!!).
Voilou, apparement en France vous avez retrouvé le soleil (sauf en Normandie, faut pas déconner quand même), bonjour à tous!
Mardi 17 juillet 2007
- Publié dans : Sydney 2007
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HAHAHA, vous imaginez jusqu'où remonte mon sourire quand je regarde cette carte.. Nan pas les oreilles, encore un peu plus haut!! Alors les réjouissances vont commençer le 25 Juillet, avec départ express , à peine sorti de l'avion le Maxou!, pour Byron Bay, 13 heures de bus au Nord. Oui, le premier arrêt à  13 heures de bus, je sais, ne dites rien, c'est n'importe quoi.. On passe quelques jours à Byron Bay, il paraît que le surf est bon, et la plage magnifique. Ensuite direction l'etat du Queensland, par Brisbane ou Surfers Paradise, on ne sait pas trop encore, puis 3 jours de 4x4 à Fraser Island. Fraser Island est une île au large de Brisbane, paumée, le seul moyen de s'y ballader est le 4x4 sur la plage, peinards.. Toujours direction le Nord et le soleil, par quelques plages dont j'ai oublié le nom, genre 1770 ou Mission Beach et des spots de surf mondialement connus cmme Noosa et sa droite interminable, puis arrivée à Airlie Beach. De là on embarque sur un voilier pour trois jours en mer dans la grande barrière de corail, avec nuits sur le bateau, et plongée sous-marine!! Il paraît que c'est incroyable. Enfin pour la fin de la côte Est on terminera par Cairns et ses forêts tropicales, ses koalas, et peut-être deux trois trucs de malade comme du rafting ou une petite chute libre.. Poursuite du trip par avion, pour foncer vers le Sud cette fois, direction Melbourne, la vraie ville australienne, sa Great Ocean Road, sa Philipe Island avec ses pinguins. Avant de retourner sur Sydney, on devrait pouvoir aller faire un tour dans les Alpes Australiennes, avec l'objectif de .. skier!! ESF des Frères Bailly bonjour!! Enfin retour au bercail à Sydney, pour une tournée des bars et quelques jours tranquilles avant de reprendre l'avion pour la France.. On est.. comment dire.. juste impatient de commençer!
Mardi 10 juillet 2007
- Publié dans : Australie Côte Est 2007
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Images aléatoires

  • Tiens, deux Bailly dans un palmier!
  • un opossum dans un parc du centre-ville de Melbourne, pas farouche la bête
  • la fameuse CN Tower et ses 553m
  • Parc-mètres à Little Italy.
  • Vue de l'Empire State Building.

Bisous


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