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Premier week-end à Sydney, forcément je n’ai pas hésiter un millième de seconde, direction la plage. Samedi j’ai fait le classique de chez classique : une demi-heure de bus jusqu’à la plage de Coogee Beach, et de là une promenade le long de la côte jusqu’à Bondi Beach, magnifique. Le rêve, à une demi-heure de Sydney, incroyable. Sable fin, eau turquoise, belles vagues, les surfers, les filles, les maître-nageurs, les vacances quoi ! Ces australiens sont vraiment bien foutus, je n’ai jamais vu autant de kilos de muscles étalés de toute ma vie. Ils sont tous baraqués et bronzés comme des dieux, on repère les européens à 500m, tout blancs et tout maigrichons, les gars comme moi quoi ! Un peu l’impression de vivre dans une publicité. J’ai été surpris de voir qu’un des cimetières de la ville se trouve le long de la côte. Ah ces aussies, ils bronzent même après la mort. Il y avait une étape du Iron Man Tour à Coogee, très en vogue ici, vous savez, quant ils mettent leur chapeau moulant sur la tête et qu’ils partent au large sur des espèces de grosses planches de surf, sport typiquement australien. Ici ce n’est pas travail, famille patrie mais sea sex and sun, chacun son truc. Enfin ça fait quand même sacrément rêver. Par contre pour le sun, si vous n’êtes pas du coin il faut vous méfier. J’étais un peu trop confiant et je l’ai payé cher, des avant-bras rouge écrevisse. Ralala les soucis que j’ai en ce moment c’est incroyable. Pour faire court, dimanche c’était rebelotte (on profite !), avec la planche de surf sous le bras en plus, histoire de dire qu’elle a pas fait 10 000 km pour rien. Bon ben je n’ai pas été déçu, vagues nickel et tout et tout, impeccable. Merci l’ENSEEG, je reviendrai. Petite curiosité à signaler pour ceux qui connaissent les plages des landes ou du pays basque : ici il faut attendre la fin des heures de baignade pour pouvoir aller surfer. Vous auriez vous ma tête quand un grand blond est venu m’expliquer que je ne pouvais pas me mettre à l’eau. Enfin je sais pas si c’était à cause du week-end ou quoi, mais je vous assure que quand un australien vous parle, vous l’écouter.. En dehors de ça, j’ai quand même eu le temps d’aller boire des bières dans les pubs le soir, histoire de pas perdre l’entraînement grenoblois, avec tout un tas de gens internationalement pas connus que j’ai rencontré au backpacker. D’ailleurs j’ai emménagé ce matin, je vis pour l’instant avec deux filles tchèques, mon ami slovaque est parti pour dix jours.

Jusque là, tout va bien..

Lundi 12 mars 2007
- Publié dans : Sydney 2007
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Chose promise, chose due. J’avais annoncé une nouvelle campagne en 2007, je n’ai pas failli, me voici arrivé sur le sol australien pour six mois, votez pour moi je vous remercie. Sydney ayant été élue au suffrage universel lors de mon premier passage il y a quelques mois, c’est donc là que je vais faire mon stage ( mon dernier !! ), au Centre for Advanced Materials and Technology de l’Université de Sydney. 

D’emblée je précise que je ne suis pas en vacances, contrairement à ce que mon dernier stage en NZ a pu laisser penser..  Ah les stages, ces agréments de ma formation d’ingénieur vont sérieusement me manquer.

Le départ a été un peu plus difficile que l’année dernière, cette fois j’étais bien en France. Mais il y a un moment où il faut dire stop au ski sur la terre ( private joke ESF Métabief ).

Départ donc de Roissy, je salue mes potes bagagistes, pilotes et j’en passe, pour 22 heures de vol.  Pour ceux que j’ai vu en France entre deux avions, vous savez que je traîne un mal de dos, je suis ressorti cassé en deux à Sydney. Escale à Bangkok, assis à côté d’un touriste du sexe, les côtés obscurs du baroudage, mais vue sur l’Himalaya de jour, magnifique, des montagnes aussi hautes que l’avion.

Bref, me revoilà donc à Sydney, pour deux mois en solo, avant que ma chérie me rejoigne mi Mai, et que mon frère Maxime participe à son tour au voyage fin Juillet. Plusieurs trips sont déjà prévus, en « WA » ( West Australia ) et la côte Est en Août, tout cela s’annonce plutôt bien.

Les week-ends seront sans aucun doute moins agités qu’en NZ où j’avais mis la barre très haute. Ici je vais essayer de profiter un maximum de la plage – Bondaï Beach – et du surf. Je suis passer au labo ce matin en sortant de l’avion ( si si !! ), je vais bosser avec des chinois, cela s’annonce également sportif. Seule une doctorante d’Argentine a l’air contente de me voir débarquer au milieu de Chinatown. Et devinez qui je vois en arrivant au backpacker ce matin ?? Deux anciens collocs de Christchurch, Pavel et Hana, c’est incroyable comme le monde est petit.

Voilà, je vous tiens au courant des trips et autres réjouissances, l’Australie me fait vraiment rêver.

Mercredi 7 mars 2007
- Publié dans : Sydney 2007
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Dimanche 18 février 2007

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Montréal - Québec



 

Jeudi 14 Décembre, dans mon appart grenoblois : «  Ah tiens, il reste des billets d’avion pour le Canada ?! ». Dimanche 17 j’étais dans l’avion. Elle est pas belle la vie ??

Voilà en gros comment l’idée de ce séjour a germé, on se dit qu’on a une chance sur un million d’y aller, et finalement on y va ! Loin la semaine de cours à l’EEG et le partiel d’anglais ( il bien faut avouer que ça fait moins rêver..), direction Montréal, pour deux semaines chez nos amis canadiens. Bien évidemment le choix de la destination a été légèrement influencé par le fait que ma « blonde » soit canadienne. Me voilà donc à l’aéroport Montréal Trudeau, surnommé PET,  après un vol finalement assez court. Je vais pour récupérer mon sac, m’attendant normalement patiemment sur les tapis roulants. Pas de traces de mon sac, mais en revanche, celui d’Erika ma canadienne, lui, est bien là !! Aïe la boulette, grosse erreur au check-in à Roissy, mon sac est resté à Paris, tandis que celui d’Erika est descendu de l’avion avec moi à Montréal. Les choses commencent bien, 15 kilos de linge sale féminin à trimballer pendant une semaine, et rien à se mettre sur le dos pour toute la semaine, les dommages collatéraux du baroudage.

 

Je trouve finalement l’auberge de jeunesse dans laquelle je vais passer les premiers jours, et fais ma première rencontre, Aron, jeune médecin suisse de 26 ans, qui, dans l’altruisme le plus total me prête une veste pour la semaine. On part à la découverte de la ville ensemble le lendemain, en commençant par le Mont Royal, célèbre colline au dessus de la ville de Montréal, avec vue imprenable sur les buildings du centre-ville, les différents quartiers et le Saint Laurent ( la ville de Montréal est en fait une île au milieu du fleuve ). Premier repas local, on attaque fort avec une bonne « poutine » ( attention, l’abus de poutine peut nuire gravement à la santé ). La poutine est un plat typiquement québécois à base de frites, de fromage, et de « gravy », une sauce à la provenance diverse. C’est.. comment dire.. gras ! Très gras ! Vous en avez pour vos dollars, une bonne poutine et hop au lit ! Plus la peine de manger dans les deux prochaines semaines. La poutine comme solution contre la famine, on devrait y penser. On poursuit notre ballade sur l’île Sainte Hélène, avec la Biosphère et des petites expériences sympas sur les gaz à effet de serre. Mes premières impressions sur le Québec sont surtout auditives, l’accent québécois me faisant vraiment rêver. Notez que les québécois parlent un français très pur, voir moyenâgeux parfois, mais bien meilleur qu’en métropole. Et ici, c’est moi qui ai un accent, ne l’oublions pas. A propos, demandez à un québécois de parler avec l’accent français, ça vaut le détour.

 

Dès mon deuxième jour, départ pour la ville de Québec, à quelques heures de route au Nord de Montréal. Comme en NZ, je suis un voyageur pressé, pas là pour acheter du terrain. L’autoroute est gratuite ici, et.. droite. Un virage tous les 50 km en moyenne. Quand ça tourne il y a des panneaux lumineux, genre automobilistes, profitez, va y avoir un virage !! On fait le trajet en covoiturage avec deux québécoises, la conversation tourne vite sur le sujet épineux de l’indépendance du Québec, la culture québécoise, les français,.. J’apprends beaucoup. Toujours intéressant de papoter avec les locaux, et ils sont vraiment très accueillants, ce n’est pas une légende. Je me rends compte à quel point mon inculture est une insulte pour eux. Des millions de personnes parlant la même langue que la mienne sans que je puisse citer un seul auteur, peintre ou musicien québécois, quelle honte !

La ville de Québec est la première ville proprement dite Nord-américaine, et le lieu de la défaite française face aux anglais sur les plaines d’Abraham. La citadelle de la ville ayant été construite par l’ami Vauban, le même que la citadelle de Besançon, le monde est petit.. Les québécois regrettent vivement cette défaite, car l’entente avec leurs voisins anglophones n’est pas des plus cordiale.

Une chance certaine nous permet d’obtenir des places de concert pour le soir même au Grand Théatre de la ville où se produise un des groupes québécois les plus connus, j’ai bien sûr nommé Les cow-boys fringants. Quoi, vous ne connaissez pas ?? A télécharger..euh..acheter d’urgence. Savant mélange de Louise Attaque, Bénabar et Aldebert mais version indépendantiste de la Nouvelle-France. La soirée se poursuit en boîte, et là attention les yeux, je n’ai vu que des belles plantes.

 

Après mon retour à Montréal le lendemain (Québec sans neige, ça fait pas rêver) mon squat chez des amis de mes amis peut commencer, direction le Parc Oméga avec quelques français expatriés, où l’on a pu croiser la faune typique du Canada en semi liberté, à savoir des loups, des renards, des orignaux, des cerfs, des wapitis, et même des ours, pas encore en hibernation, une conséquence de la douceur inhabituelle.

 

Une dernière journée à flâner dans Montréal avec Claire et Guillaume, avec un tour à la célèbre université Mc Gill,  au musée des beaux-arts pour contempler l’art Inuit, les galeries souterraines de la ville (plus de 35 km !!, une vraie ville souterraine) , puis lever tôt le matin pour aller prendre le bus vers Toronto. 7h de bus, on est au Canada, les échelles ne sont pas les mêmes. 7h de ligne droite, de paysages plats, de forêts d’érables clairsemées, de lacs,.. le Canada quoi !

 

 

 Toronto - Ottawa


Arrivée vers 14h dans la plus grande ville du pays, Toronto, capitale de la province d’Ontario, et essentiellement anglophone. Fini le baroudage seul et avec un seul caleçon, une autre semaine commence, c’est le voyage version immersion culturelle dans une famille ontarienne pendant les fêtes de Noël. Dépaysement garanti après l’épisode de cet été, immersion culturelle dans une famille indonésienne. On me présente à toute la famille, l’accueil est chaleureux, et les retrouvailles avec mon sac tout aussi torrides.. Oh des habits propres !!

On débute la visite de la ville le lendemain, grand ciel bleu et temps froid mais sans neige à mon grand désespoir. On est le 24 Décembre, ce sera donc un « Green Christmas » comme ils disent ici, pas vu depuis quelques années. Je suis agréablement surpris par la ville de Toronto, cette mégalopole aux périphériques à 7 voies garde une dimension humaine. Les hauts gratte-ciels du centre-ville côtoient comme à Montréal les vieilles églises, le tout au bord d’un des  5 grands lacs, le lac Ontario, et avec beaucoup de charme. Là encore par contre les rues sont étonnamment calmes, oubliez la folie londonienne de Soho. J’ai l’occasion en ce soir de Noël de retourner dans une église, 10 ans que je n’y avais pas mis les pieds ! Aucun respect pour ma grand-mère. Promis Zazy, dans 10 ans c’est avec toi que j’y vais.

Le 25 au matin, comme dans presque toutes les familles du monde c’est le branle-bas de combat, Santa est passé. Santa Klaus est le nom anglophone du père Noël, ne me demandez pas pourquoi, je n’en ai aucune idée. Le sapin est pour le moins fourni en cadeaux de tailles diverses et variées. Commence alors un rituel totalement nouveau pour moi, habitué à un déballage express des cadeaux dans ma famille, le but étant pour chacun de vaquer à ses préoccupations sportives le plus vite possible, qui va donc de pair avec un grand n’importe quoi, et en 20 minutes tout est bouclé, circulez y a plus rien à voir. Ici on prend son temps. Les cadeaux sont déballés un par un, chacun ouvrant ses paquets devant les autres membres de la famille. Avec toute la pression qui va avec.. Beaucoup plus chaleureux et convivial. Je vais essayer de faire passer une circulaire familiale chez moi en 7 exemplaires en vue d’adopter ce nouveau mode d’ouverture l’année prochaine, mais c’est pas gagné..

 

On continue la visite de la ville le lendemain, je suis toujours accompagné de mon guide local, qui a pu nous obtenir des entrées pour la CN Tower. La plus haute structure du monde, 553 m s’il vous plaît. (Tour Eiffel 350m à titre de comparaison). Vue impressionnante sur toute la ville et bien au-delà. La légende raconte que par temps clair on aperçoit l’Etat américain de New-York. Wow ! Petits frissons au « glass floor » où il est possible de marcher sur du verre avec les 400m de vide en dessous. Sur le chemin du retour, alors que la soirée s’annonçait calme, re-gros coup de bol, on réussit à trouver des places pour le match de Hockey du soir même, les Maple Liefs de Toronto contre des américains du Minessota, en NHL évidemment, le tout ayant lieu dans la prestigieuse enceinte du Air Canada Centre (ACC). Le Hockey est au Canada ce que le rugby est à la Nouvelle-Zélande, un truc de malade. L’engagement est maximal, le jeu est ultra rapide, et le suspens est à son comble, 3-3 dans les cinq dernières minutes. Finalement les Leafs l’emporteront 4 à 3, bonne soirée donc, et un pas de plus dans l’immersion canadienne. Ma transformation commence, je porte la marque canadienne Roots, mange du beurre de cacahuètes le matin, supporte les Maple Leafs,.. en gros j’ai failli ne jamais revenir !

 

La fin de mon séjour à Toronto approche déjà, dernière virée dans les environs aux célèbres Chutes du Niagara, à 2h heures de route de Toronto. Une des sept merveilles du monde, deux chutes d’eau impressionnantes d’une soixantaine de mètres, l’une canadienne et l’autre américaine, dont la plus célèbre est en forme de fer à cheval. Impressionnant. La nature à l’état brut. La légende raconte que certains téméraires se sont risqués à les descendre en tonneau, avec plus ou moins de succès. Naïvement je pensais que les chutes étaient situées en pleine cambrousse au milieu de nulle part, quel crétin ! Tout est aménagé, l’une des plus grosses destinations touristiques au monde oblige. Avec un quartier Las Vegas, du Burger King et du Planet Hollywood en veux tu en voilà. A ce propos un de mes coups de cœur canadien sont les « salons de thé » Tim Hortons, pas chers et vraiment bons, notamment le Doughnut au sirop d’érable, mon favori. A consommer avec modération tout de même..

 

Départ le lendemain pour la dernière étape de mon séjour, après une soirée un peu trop arrosée la veille. Ah, le sirop d’érable.. Bref ! Direction la capitale du Canada, j’ai nommé Ottawa. Avec cette fois la neige au rendez-vous. Un peu moins captivante que les villes précédentes, il y a cependant quelques intérêts : je craque pour le canal Rideau, 5 km dans la ville, gelé tout au long de l’hiver, et sur lequel il est possible de patiner. Il parait même que certains vont au boulot le matin en patin, canadian lifestyle. En ce qui nous concerne, on a moins de chance, il fait très froid mais la glace n’est pas suffisamment épaisse pour s’y essayer. Mais on a quand même testé la spécialité locale, les Beavertails, traduisez les Queues de Castors, un dessert classique qui se mange la crosse de hockey dans une main et les patins aux pieds. Excellent. Très.. sucré mais très bon : une pâte recouverte de sirop d’érable, de noix et de chocolat.

Petit détour par le parlement, abritant la chambre des députés et le Sénat, et la résidence du controversé premier ministre Stephen Harper. La ville étant située pile à la frontière entre la province de Québec et celle de l’Ontario (la raison pour laquelle elle a été choisie capitale du pays), la majorité des gens sont bilingues, et les panneaux de signalisation routière systématiquement traduit dans les deux langues, y compris l’universel Stop, traduit par Arrêt.

Terminus à Otawa, tout le monde descend.

 

 

Me voilà de retour à l’aéroport de Montréal, pour le petit bilan habituel du séjour. Ces deux semaines auront été l’occasion pour moi de réaliser ce qu’est vraiment la francophonie, faire 6000 km et trouver encore des gens qui parlent français me surprendra toujours ! En partageant la même langue, il devrait être possible de partager encore plus, promis, ma culture québécoise n’en est qu’à ses balbutiements. Côté anglophone, l’immersion dans une famille fut une expérience très riche, tant pour mon anglais que pour le côté culturel. Ce fut l’occasion de découvrir les deux facettes d’un pays bilingue, le Canada, qui partage une histoire commune avec la France et l’Europe plus généralement, qui était là encore très sombre pour moi, mais qui s’est éclaircie au fil des jours.

Enfin, j’avais pu découvrir la triste réalité des « Premières Nations », Maoris en Nouvelle-Zélande, aborigènes en Australie, il est triste de constater qu’elle est la même pour les peuples Inuit et Indien, parqués dans des « réserves », ou plutôt des « communautés » selon le vocabulaire officiel.   

Il y a tant à dire sur le Canada !

De nombreux remerciements pour ce voyage, sans qui pas grand-chose n’aurait été possible, selon la formule consacrée.

 

Dans l’ordre « d’apparition » :

 

Merci à Vincent pour les conseils et les guides.

Merci à Philippe pour son mail.

Merci à Aron pour le séjour à Québec, et sa veste, qui m’a sauvé ma semaine..

Merci à Claire et Guillaume pour l’hébergement, le temps passé avec moi à Montréal,..

Merci aux deux alsaciennes avec qui je partageais l’appart.

Immense Merci à ma canadienne, et toute la famille, je n’oublierai jamais ce séjour.

Mercredi 3 janvier 2007
- Publié dans : Canada 2006
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Tout d’abord (re)bienvenue à tous sur mon blog.

Initialement conçu pour raconter mes aventures en Nouvelle-Zélande, à Sydney et à Bali qui se sont arrêtées en début Septembre dernier, celui-ci reprend temporairement du service en attendant l’Australie pour début Mars. Direction Londres cette fois, les français parlent aux français.

 

Le retour de 4 mois de voyage a été plutôt délicat au début, passé la joie de retrouver la famille et les amis. Ah les voyages, quand on y prends goût.. heureusement ma vie française a radicalement changé ( grâce ou à cause de mon célibat !! ), cela fait maintenant trois mois que je vis la belle vie d’étudiant grenoblois, faite de soirées, d’alcool, de soirées, d’alcool, .. et de cours.

 

A priori Londres me faisait pas trop rêver : le smog de Dr Jeckill et Mr Hyde, la pluie, le plat, la cuisine.. et ces satanés anglais, ennemis jurés de la France depuis les Jeux Olympiques, et les vulgaires batailles précédentes. Londres, très peu pour moi, à l’opposé de Rome avec son soleil et ses gladiateurs, ses spaghettis,.. bon OK j’arrête là les clichés.

 

Décollage jeudi matin de l’aéroport international de Grenoble, qui ne se situe en fait pas du tout à Grenoble, mais quelque part dans la campagne à 50 km de la ville, première navette. Grâce aux pilotes unijambistes et unidextres chinois pas chers de la compagnie low cost Ryanair, on est à Londres en 1h20 de vol et ce pour une poignée d’euros. Ryanair, compagnie aérienne encore plus ponctuelle qu’une compagnie de chemin de fer suisse. Je suis accompagné d’Erika, étudiante canadienne à Grenoble, whaouissime par la même occasion. Seul le Rhum de la veille me fait encore un peu mal à la tête. Là encore on atterrit pas à Londres, mais à l’aéroport de Londres-Stansted, qui est là encore perdu au milieu de rien dans la campagne anglaise. On arrive à l’auberge de jeunesse dans l’après-midi, direction la famille londonienne de ma canadienne, Kelly et Greg, sympathique jeune couple canadien expatrié qui nous paye une « pint » dans un pub classe. La découverte de la ville attendra donc le lendemain.

 

9 heures, euh 8 heures ( on a oublié le décalage horaire au réveil ). On se sent bien seuls devant la Westminster Abbey, il fait gris et il pleut, grand classique. Notez l’impressionnante décontraction des londoniens face à la pluie, qui encaissent bourrasques et autres averses sans broncher. Juste le petit coup de poignet classe pour dégainer le parapluie. So british !

Petit tour à Tate Modern, ancienne centrale électrique transformée en galerie d’art. Excellent, visite guidée, une collection d’œuvres impressionnante,.. bonne surprise. On n’a pas pu s’empêcher d’essayer le plus haut toboggan du septième étage, sensations garanties ! Un autre avantage est l’entrée gratuite, quand on sait que le moindre sandwich SNCF londonien vaut près de 10 euros.. Après-midi passé à flâner devant le London Eye, et au Camden Market,  sorte de gigantesque braderie. On a réservé des places pour le concert du Blue Man Group, un peu compliqué à expliquer : trois hommes peints en bleu de la tête au pied qui pendant deux heures font un show à base de sketches, d’impros, de percussions.. très original et engagé, le coup de cœur du week-end, sans compter la photo unique avec un des trois hommes bleus.

 

Samedi matin, réveillé par le soleil, inhabituel, une belle journée se profile à l’horizon. Première étape, Buckingham palace, et le secret espoir d’apercevoir la Reine d’Angleterre et d’aller narguer les gardes du palais royal. La fourrure sur le casque se porte vraiment bien, même si on a loupé la relève. On pousse ensuite un peu plus loin jusqu’à Picadilly Circus, au sein d’un quartier exclusivement réservé aux théâtres et grouillant de monde, sympa. Petite halte à la national gallery avant la nuit, qui tombe vers 15h30, c’est assez impressionant.. Londres, ville culturelle. La national gallery est située sur Trafalgar Square ( encore une bataille perdue, England 1 France 0 ), magnifique place avec vue sur Big Ben et le London Eye. Petite photo sympa sur un des quatre lions de la place avec Erika, en transe quand elle a aperçue la Maison du Canada à deux pas.. La soirée se poursuit de façon inattendue au Vaudeville Theatre, où l’on est allé voir un spectacle de gens faisant des percussions avec des instruments aussi variés que des ballets, des éviers de cuisine.., sympa. Ensuite on s’est baladé un peu dans les pubs avant de galérer pour reprendre la navette à 3h50 du matin, direction Grenoble Airport.

 

   Un week-end excellent donc, et une ville mes amis, une ville ! Moi qui plaçait Paris au dessus du lot, je dois avouer que Londres est venu bouleverser mon classement. Aussi bien sur le plan culturel, architectural, historique, humain, social, j’ai vraiment été surpris dans tous les domaines.

Et bien sûr un grand merci à ma canadienne, énorme comme d’habitude, qui ne fait que confirmer ce que j’ai appris au cours de mes 4 mois de baroudage : it’s all about people, wherever you are.

Merci !

 

 

 

PS : merci à Sandrine, pour ton article que j’ai relu sur London..

PS : merci à JIB pour le guide..

 

Mercredi 22 novembre 2006
- Publié dans : Londres 2006
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The world's top cities offering the best quality of life
(New York is the base city with a score of 100 points)
2006 Rank
2005 Rank
City
Country
Points
1
1
Zurich Switzerland
108.2
2
2
Geneva Switzerland
108.1
3
3
Vancouver Canada
107.7
4
3
Vienna Austria
107.5
5
8
Auckland New Zealand
107.3
6
5
Düsseldorf Germany
107.2
7
6
Frankfurt Germany
107.0
8
7
Munich Germany
106.8
9
9
Bern Switzerland
106.5
9
9
Sydney Australia
106.5
11
11
Copenhagen Denmark
106.2
12
14
Wellington New Zealand
105.8
13
12
Amsterdam Netherlands
105.7
14
13
Brussels Belgium
105.6
15
16
Toronto Canada
105.4
16
16
Berlin Germany
105.1
17
14
Melbourne Australia
105.0
18
18
Luxembourg Luxembourg
104.8
18
21
Ottawa Canada
104.8
20
19
Stockholm Sweden
104.7
21
20
Perth Australia
104.5
22
22
Montreal Canada
104.3
23
22
Nürnberg Germany
104.1
24
22
Dublin Ireland
103.8
25
25
Calgary Canada
103.6
26
25
Hamburg Germany
103.4
27
25
Honolulu USA
103.3
28
28
San Francisco USA
103.2
29
29
Adelaide Australia
103.1
29
29
Helsinki Finland
103.1
31
31
Brisbane Australia
102.8
31
32
Oslo Norway
102.8
33
33
Paris France
102.7
34
35
Singapore Singapore
102.5
35
34
Tokyo Japan
102.3
36
36
Boston USA
101.9
37
37
Lyon France
101.6
37
37
Yokohama Japan
101.6
39
39
London UK
101.2
40
40
Kobe Japan
101.0
41
41
Washington USA
100.4
41
52
Chicago USA
100.4
43
42
Portland USA
100.3
44
43
Barcelona Spain
100.2
45
44
Madrid Spain
100.1
46
46
New York City USA
100.0
47
46
Seattle USA
99.9
48
47
Lexington USA
99.8
49
48
Winston Salem USA
99.7
51
50
Osaka Japan
99.6
51
51
Milan Italy
99.6
51
50
Milan Italy
98
53
52
Lisbon Portugal
97.5
53
52
Tsukuba Japan
97.5
Mardi 26 septembre 2006
- Publié dans : Bali 2006
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Mercredi 20 septembre 2006
- Publié dans : Bali 2006
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Je prends l’avion demain, cette fois l’aéroport indiqué sur mon billet est CDG, Paris, France. Back home. 4 mois passés en Nouvelle-Zélande, Australie et Indonésie, seul. Que dire ? C’était bien. Difficile de raconter 4 mois comme ça. Les gens que j’ai rencontré, les endroits que j’ai vu, ce que j’ai pu y faire. Je vais juste revenir sur les quelques points auxquels j’ai pu réfléchir pendant mon trip.

 

Voyager, c’est le changement. Changement de pays, de langue, d’habitudes, de gens, d’endroits, de tout. Pour voyager il faut avoir besoin de changement. J’en avais besoin avant de partir.

 

Voyager seul, c’est un pari. J’ai rencontré pas mal de gens surtout en NZ qui voyageaient seuls, à la recherche d’aventure, de rencontres, et de la (re)découverte de soi-même. C’est vrai que seul c’est une autre histoire, vous ne comptez que sur vous-même. Parfois c’est moins marrant, mais les hauts font oublier les moments plus durs ( MAMANNNNNNNNN !  ). Je crois que la spontanéité est le concept clé d’un voyage réussi, tout se fait naturellement, et ainsi on évite que la découverte ne se transforme en vérification. ( c’est bon, c’est comme sur la photo du guide, let’s go ! )

 

Je laisserai le mot de la fin à mon ami Seb, qui doit finir aujourd'hui son tour du monde en 80 jours,  je crois qu’il résume l’esprit du voyage: l’important c’est les gens, où que l’on se trouve. « It’s all about people, wherever you are.»

 

PS : merci à tous tatati tatata.. et see you in France

PS : lâchez vous sur les comments, dernier post du blog ( ?? ), sur ce que vous voulez, mon trip mais aussi vous, vos destinations favorites, … Zidane, il parait qu’il a marqué mais qu’il a aussi tapé..

 

Jeudi 31 août 2006
- Publié dans : Bali 2006
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Bali est une petite île de l’archipel indonésien, la plus connue et la plus touristique. Les australiens y venaient en masse, leur côte d’azur, pour la vie pas chère, le surf, la proximité, les plages..

Beaucoup moins vrai maintenant, après les attentats ( plus de deux cents morts à Kuta en 2002, dont une grosse partie d’australiens ).

Bali signifie « l’île bénie des dieux » en indo, c’est dire. C’est vrai que c’est un petit bout de paradis. Pendant la saison sèche le climat est d’une régularité incroyable, du soleil tous les jours, pas une seule goutte de pluie, des nuits fraîches pour dormir, pas trop humide, pas de moustiques, pas de bêtes dangereuses en général. L’océan à 23 degrés, des vagues tous les jours. A Bali on surfe 365 jours par an. Des gauches sur le Sud pendant la saison sèche ( Uluwatu, Impossibles,..) , vent off-shore et vagues garanties, et des droites sur l’Est pendant la saison des pluies, même conditions parfaites.

J’ai passé ma première semaine dans un surfcamp, booké sur internet. Hamacs, grands jardins, et des esclaves indonésiennes à votre service, j’étais mal à l’aise. La deuxième semaine était différente, j’ai vécu chez « Mama Ketut », une auberge familiale. Avec toute la smala indo, et un pêcheur surfer alcoolique australien, Robert. Robert pêche pendant 6 mois de l’année 23h par jour, et les 6 autres mois vient dépenser son argent en Bintang, la bière locale. Bourré H24, mais une rencontre intéressante tout de même.

Bali est une enclave hindouiste dans un pays, l’Indonésie, exclusivement musulman. Malgré cela, j’ai pu constaté que la femme faisait tout le boulot pendant que le mari jouait à la Playstation.

 

La façon dont les prénoms sont attribués aux enfants est tout à fait étonnante : le premier enfant est appelé Nyoman, le second Made, le troisième Oman, et le quatrième Ketut. Pour le cinquième on recommence.. Et c’est pareil dans toute l’île. Parfois jusqu’à 9 enfants par famille, je ne vous raconte pas le nombre de Made, Nyoman, Oman ou Ketut à la maison..

 

La langue indonésienne est un mélange de nombreuses autres, avec des traces de néerlandais ( colons jusque dans les années 45, date de l’indépendance ), de portugais, d’arabe, bref de tous les peuples qui ses ont arrêtés dans le coin. Pas de trace de français. Traduit littéralement, l’indonésien sonne comme du petit nègre, genre « moi y en a aller à la plage », grammaire et syntaxe on ne peut plus simple. A des années lumières de notre français villepinisé, et des phrases longues comme la gauche d’Uluwatu. D’ailleurs je me demande si la simplicité de cette langue n’influerait pas sur les capacités intellectuelles des indonésiens. Comment peut-on manier des concepts compliqués si le langage dans lequel on les exprime est trop simple ?

 

J’avais entendu beaucoup de choses sur les gens à Bali, voilà ce que j’y ai trouvé : les Balinais sont des gens adorables, les plus cools du monde ( la religion hindouiste est peaceful ), mais les relations avec les occidentaux sont totalement faussés par le rapport à l’argent. Je m’explique : la vie ne coûte rien ici, et quand j’écris rien c’est vraiment rien. Je paye moins de 3 euros la nuit et le petit dej’ dans un hôtel correct.. A ce prix en France je ne voyais même pas la couleur de l’oreiller. Le pouvoir d’achat d’un occidental ou d’un australien est tel que les balinais bavent devant notre porte-monnaie, et c’est normal.

La monnaie nationale est le Rupiahs, 1 euro vaut à peu près 12500 Rupiahs. J’avais des liasses de billets dans les mains, style je viens de me faire la banque, quand j’ai retiré 500 euros en cash, en billets de 50000 , comme au monopoly. L’anecdote est qu’il existe des pièces ( j’en ai une ! ) de 50 Rupiahs !!!! 50 Rupiahs équivaut à 0,0004 euros !!!!!!!!!! Des pièces de 0,0004 euros !!!! Le symbole du décalage.

De ce fossé découle les incessantes approches dans la rue «  Hey boss, tlanspolt ! », « Sunglasses, watch ! » Ils essayent de vous refourguer tout ce qu’il peuvent. Les balinaises vous retiennent les mains quand vous marcher dans la rue, pas d’ascenseur social ici, le seul espoir est de marier un occidental.

Tout se paye et tout se monnaye. Tous les moyens sont bons pour vous tirer un peu d’argent : massages, transport, ice creams, sarbacanes, arcs et flèches, .. qui veut que je lui ramène une belle sarbacane de Bali pour chasser la truite??

Ainsi il est impossible que les gens soient honnêtes avec vous, tous les balinais et encore pire les balinaises, voient en vous qu’un gros billet. Et encore une fois, à leur place je ferais pareil, même pire.

 

Il existe trois sphères dans l’hindouisme balinais, le ciel qui représente le Bien, la mer qui représente le Mal, et la Terre où vivent les hommes, coincés entre les deux. D’où l’explication des centaines de cerfs-volants que les balinais laissent voguer dans le ciel : le but est de ramener le Bien sur Terre. Poétique. De même, les Dieux sont nourris par des offrandes quotidiennes, faites de plantes, voir même de nourriture, et de l’encens est brûlé pour les apaiser. Voilà pour le côté spirituel de l’île.

 

Les perspectives pour le futur de Bali : tous les terrains de la Bukit Peninsula, où se trouvent les principaux spots de surf sont déjà tous vendus. Le changement est total depuis vingt ans. Un tonton surfer français m’expliquait qu’il y a vingt ans seuls quelques rares paysans miséreux tentaient de survivre. Aujourd’hui un golf 18 trous se construit sur la plage de Dreamland, expulsant les derniers paysans. Les projets immobiliers sont innombrables, le prix des terres s’envole. Dans moins de dix ans, la côte balinaise sera devenue Hawaii. Il faudra alors pousser l’aventure un peu plus loin sur les innombrables autres îles de l’archipel pour voir le sourire pas encore corrompu d’une petite Niluh.

Mardi 29 août 2006
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Mercredi 23 Août :

 

Y a de la place dans le van, direction Kuta, avec un arrêt dans un hôtel de ouf pour japonais fortunés à 300 euros la nuit. La carte bancaire marche, ouf, j’irai pas en tôle ! Laying on the beach, jusqu’à 15h puis réglage de dettes. J’ai rencontré mon pote Seb de Sydney sur la plage, gros coup de bol. Petit surf pourri le soir avec ma planche réparée à Dreamland. Réparée mais bizarre, 20 fois plus lourde.

 

 

Jeudi 24 Août :

 

Mise à l’eau le matin à Bingin dans une piscine à vague, je me demandais pourquoi il n’y avait pas grand monde à l’eau. A peine j’ai ramé 20 mètres que je tombe sur un banc de méduses !! Oualala l’horreur, j’étais torse nu bien sûr, je me suis fait piqué de partout, même une dans le maillot de bain, mais heureusement c’est pas dangereux. Décidément c’est la totale.. quelqu’un a jeté un sort pour que je surfe pas à Bali. Je me mets à l’eau l’aprem à Deamland, mais c’est pas terrible, et crowded, pire qu’Anglet au mois d’Août. Je commence vraiment à être dégoûté du surf. Ca tombe bien le soir j’ai rendez-vous avec Seb pour une virée nocturne dans Kuta, avec deux suissesses Anja et Mickaela rencontrées dans un bar. Tournée des clubs Le Bounty et l’Embargo, où il y a eu l’attentat en 2002. Excellente soirée, ce mec est formidable, j’ai pris une leçon sur le dancefloor. J’ai dormi dans sa piaule.

 

 

Vendredi 25 Août :

 

Réveil difficile à Kuta, balade en ville avec Seb et rentre à Bingin avec la navette des french Arnaud et Virginie.

 

Samedi 26 Août :

 

La loose le matin avec marée haute quand j’arrive à Dreamland et plus de vagues. Mais je me suis bien rattrapé l’aprem, avec peut-être la meilleure session du trip. Dreamland, 1m50 parfait, j’ai surfé la droite ( Ah, enfin une droite ) et je me suis fais plaiz, enfin !

Massage le soir par Nyoman et une autre indo, quatre mains chaudes sur mon dos fatigué..

 

Dimanche 27 Août :

 

C’est le jour du grand départ de chez Mama Ketut, direction Kuta, où j’atterris dans un charmant losmen. Petit surf à Kuta beach. Je booke un tour pour aller voir les volcans et les « rice terraces » du centre de l’île.

 

Lundi 28 Août :

 

Surf pépère à Kuta, j’attends le feu vert du chauffeur pour partir au centre, dernier trip ever. Commence à penser au retour..

Lundi 28 août 2006
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Voila la short story a Bali, en milieu plutot hostile, en direct live d'un internet coffee in the middle of nowhere.


Dimanche 13 Août :

 

Arrivée dimanche soir, après les problèmes en vol ( « Ladies and gentlemen, captain is speaking, we have a mechanical problem, for safety reasons, we fly back to Sydney and burn all the fuel before landing.. ») et le retour à Sydney. Arrivée vers 19h au lieu de 14h à Denpasar. Daniel m’attends à l’aéroport, ma carte bancaire ne marche pas, pas d’argent en poche.

Direction le camp dans la jungle et la nuit, chemin plein de poussières, débarqué avec un coréen et une japonaise.

 

Lundi 14 Août :

 

Surf le matin à Kuta, la carte bancaire marche de nouveau, mais pas assez pour payer la semaine complète. Le surf est petit et il y a du monde, mais c’est joli quand même.

Lundi en fin d’aprem, mise à l’eau à Bingin, quelques bonnes séries , mais encore trop effrayé pour prendre une vague. Certaines pètent à sec sur le reef. Rencontre les 2 german guys, Dennsi et Andreas .

 

Mardi 15 Août :

 

Pas de surf le matin, les vagues sont trop grosses, la vue d’une énorme série ( je dirais plus de 2m50 ) m’a fait renoncer à me mettre à l’eau, et je me réserve pour l’aprem’ avec Daniel, le guide, on va surfer à Impossibles, malgré mes réticences, car je pense que c’est trop gros pour moi, mais bon. On paddle un bon moment, c’est marée haute, le long des falaises, avant de ramer vers le pic. On passe la barre sans encombre, je me dis que c’est pas si gros que a finalement. J’ai pas pris une vague de l’après midi, pétrifié par les énormes séries. Des murs d’eau qui avancent, vraiment effrayant pour la première fois. J’ai ramassé deux grosses séries sur la gueule, vraiment limite de la noyade.. et un take off loupé. Bienvenue en Indo, c’est le métier qui rentre.

 

Mercredi 16 Août :

 

Surf à Dreamland le matin vers 9h, des bonnes séries, je dirais deux mètres et bien creux, de quoi se mettre des barrels. Première vague et gros wipe out, take off loupé une fois de plus, je ramasse grave, heureusement c’est du sable dessous. La même à Impossibles et c’était droit à l’hôpital.. ça commence vraiment à me refroidir, d’autant qu’en ramant vers le pic je me mange la série, et me prends une vieille décharge électrique dans les cervicales lors d’un canard. La vague est tellement puissante qu’elle m’a arraché la tête en arrière, avec cette décharge électrique, j’ai encore cru que j’allais être paraplégique, je sors de l’eau, pas très en forme.. c’est dur, c’est dur.. pourtant les vagues étaient vraiment parfaites. Je loupe le take off car j’hésite à y aller, me mettant dans l’obligation de faire un late take off, quasi impossible à mon niveau et donc je pars avec la lèvre pour quelques secondes de lessiveuse, et bam, et bam et rebam, avant de sortir la bouche de l’eau in-extremis.

Surf l’aprem à Kuta, beach-break « facile » et vraiment parfait, 1m50 creux et tubulaire, deux pics, assez changeant. Pris quelques bonnes vagues mais il y a du boulot.

 

 

 

 

 

Jeudi 17 Août :

 

Surf à Tamples, descendu une falaise pour rejoindre le spot, 1m50 creux pris quelques vagues, mais c’est pas terrible.

 

Vendredi 18 Août :

 

Surf à Secret’s, à gauche de Tamples, grosses vagues, un très gros 2m, pas pris une seule, fully scared.

 

Samedi 19 Août :

 

PREMIERE VAGUE A IMPOSSIBLES, dans un 1m50 parfait, enfin je prends cette satané vague, avec la vue d’un long barrel vert devant moi, et une vague qui pousse et qui pousse.. j’étais avec Damien à l’eau, jeune french de 16 ans rencontré sur place. Mais bon, j’ai pas pu passé la première section, mais content d’avoir pris une vague quand même.

 

 

Dimanche 20 Août :

 

Surf à Impossibles petit le matin avec Damien, seuls à l’eau, moins d’1m, mais bon pour bosser le take off.

Fiesta le soir avec les gens du surfcamp, avec le show à Uluwatu, danse locale au coucher du soleil, resto sur la plage fruits de mers et poissons, 40 euros bordel, et bars et alcool sur la plage.. avec Arnaud et Virginie..rentré à 6h !!

 

Lundi 21 Août :

 

Réveil difficile, surf à Dreamland à 12h30, quelques vagues pas si mauvaises, sauf la dernière où comme un con j’ai droppé un américain, loupé mon take off, je sais pas si il a pris ma planche sur la tronche mais quand il est remonté à la surface il a voulu m’en coller une, un gros balèze d’américain, je me suis excusé 50 fois « Wait wait wait » qu’il me criait, j’ai jamais ramé aussi vite pour sortir de l’eau en courant.. si je recroise ce mec à l’eau je crois qu’il m’en colle une.. stress au max.. en plus j’ai pété ma planche, un gros trou, et l’eau qu’est rentré dedans, je la file au repair.

Premier soir dans ma nouvelle accomodation, au Mama Ketut, sorte d’auberge tenue par une famille indo, 5 euros la nuit. Avec toute la smala, c’est sympa. Je commence à apprendre l’indonésien avec Niluh la petite fille. Quelques rudiments : merci : tri makasi, bonjour : salamat pagi,..

Ballade au coucher du soleil le long d’Impossibles, avec les singes sauvages le long de la falaise, et un beau serpent de mer bleu et noir.

Barbecue le soir invité par Arnaud au surfcamp.

 

 

Mardi 22 Août :

 

Je dois absolument aller à Kuta pour retirer du cash et payer le camp et de la semaine dernière, mais pas de bol pas de place pour moi dans le van, et en plus je commençe à être malade. J’espère que la loose va passer.

 


Mardi 22 août 2006
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Après avoir passé ma dernière soirée à Christchurch à boire des bières avec Anton et quelques kiwis, il a fallu dire au revoir à tout le monde avec en ligne de mire un ski trip en Colombie Britannique.

 

Me voilà donc à l’aéroport de Christchurch, pas de regrets de partir, il pleut et il y a du brouillard. J’arrive à Sydney en milieu d'après midi. J’ai papoté avec la charmante australienne assise à coté de moi pendant le vol.

Première étape, trouver le backpacker, pas de problèmes, il y a une navette, tout est nickel, je débarque en plein centre-ville de Sydney, avec mes 4 gros sacs. Un peu le choc thermique, je me suis gelé en NZ, ici il fait super bon. Le backpacker est vraiment bien situé, en plein cœur de la ville, sur Pitt Street. Je pose les sacs et let’sgo, ne perdons pas les bonnes habitudes de NZ, je ne suis pas là pour acheter du terrain. 30 min plus tard j’étais sur Circular Quay, avec en face à droite l’Opéra et à gauche le Harbour Bridge, les deux monuments les plus connus de la ville. Magnifique, rien à redire, en plus avec le petit coucher de soleil orange qui va bien avec. Je fais un détour du coté de Darling Harbour, un vrai parc d’attraction, qui ma rappelle Lisbonne et l’expo universelle. Une ville au bord de l’Océan.

 

Lendemain matin, je suis réveillé par Sébastien, un allemand qui vis en Suisse, on fais connaissance. Il fait le tour du monde en 80 jours, je trouve l’idée géniale. Tout de suite le courant passe, on se donne rendez-vous le soir, baroudage pour moi toute la journée. J’ai fait tout Sydney à pieds, dans l’ordre : les Botanic Gardens, sorte de Central Park, je me ballade au milieu des arbres, avec vues sur les grattes ciels et le Pacifique. Le clou des Gardens, est quand j’arrive en plein milieu, et trouve des chauve-souris, une colonie de chauve-souris, des centaines de chauves-souris à 5 minutes du centre de la ville. On se croirait dans la jungle, avec les chauve-souris et des gros oiseaux blancs, qui piaillent et qui piaillent. Je cherche sans succès à apercevoir l’araignée la plus dangereuse du monde.

Ensuite je traverse le Harbour Bridge, vue imprenable sur l’Opéra et les gratte-ciels. Je me retrouve à Kiribilli sur le North Shore, banlieue toute tranquille, paisible avec petit port de plaisance et tout et tout. Je prends le ferry, le bus local, en le manquant une première fois car je n’avais pas fais signe au « chauffeur ». Retour à l’auberge par The Rocks, quartier huppé de Sydney, Darling Harbour et Chinatown. Je ne m’arête pas là, et file à l’Aquarium, splendide, surtout la marche au milieu des gros requins blancs.. Cf la photo des 5 rangées de dents alignées n’attendant qu’un  pauvre petit surfeur..

Rendez-vous donc avec Seb à 19h, je dois avoir près de 20 bornes dans les pattes, on retourne à Kiribilli pour prendre des photos de nuit de l’Opéra et du pont.. on rentre à minuit et on finis au bar de l’auberge .. quelle journée de ouf !

 

Vendredi matin, on a prévu un petit tour avec Seb et Chris un autre allemand, cette fois direction la plage de Manly, et non pas Bondi, un blaid au Nord de Sydney. 30 minutes de ferry pour s’y rendre, le moyen de transport le plus efficace ici, on débarque dans un endroit paradisiaque, bref, l’Australie quoi. J’ajouterais l’Australie typique. La plage, l’eau turquoise ultra-claire, les surfeurs blonds, les vagues, les filles. Du coup je ne peux pas résister, je file louer le matos pour me mettre à l’eau, avec cette fois une planche plus courte qu’en NZ où j’avais galéré. L’eau est à 20°C, des vagues d’1m50, ça déroule.. nickel. Après quelques erreurs la confiance est  revenue, et autant je n’avais rien pris en NZ, autant là je me suis gavé. J’ai du prendre une dizaine de vagues du fond jusqu’au bord, du bonheur en barre.. c’est trop bon, que la vie est belle bordel !

Retour à Sydney par le ferry, et petite ballade shopping le soir, j’ai déjà cassé la tirelire dans le surfshop à Manly..  Encore un tour au bar le soir avec environ 3 fois plus de filles que de mecs..

 

Réveil à six heures pour une « Oz experience » dans les Blue Montains, avec Seb. On est une vingtaine de jeunes de toute l’Europe et des US avec un guide australien. Premier arrêt dans un parc pour voir la wildlife locale, c'est-à-dire les kangourous ! Ils se balladent tranquillou en jumpant, c’est vraiment cool. On peut s’approcher tout prêt, ils sont habitués aux blaireaux. Petit break dans un village perdu, j’engage la conversation avec l’entraîneur d’une équipe de jeunes au bord du terrain. It’s a shame, je ne reconnnais pas le jeu auxquels ils jouent, en fait c’est du «  australian football », un mélange de football européen, de rugby et de basket, je ne vous explique pas les règles c’est un brin complexe.

C’est parti pour une marche de 3 heures dans la World Heritage Area, avec montagnes oranges, chutes d’eau, et forêt intacte d’il y a 40 millions d’années. Chaude ambiance dans le groupe avec des italiens ( je lui ai fait le coup du french kick ) et une jolie suissesse, avec des yeux bleus d’une autre planète, et mon pote Seb.

L’après midi fût consacré aux « 3 sisters » des montagnes particulières, avec la légende aborigène qui va avec. Soirée shopping à Sydney, où une gentille et très mignonne française m’a un peu aidé pour les paquets ;-).

 

Voilà, je quitte Sydney demain matin tôt,  et avec la même impression qu’en NZ: au début c’est dur de se faire des potes, mais une fois que l’aventure est lancée, on ne veut plus s’arrêter.

 

Merci à tous les gens formidables que j’ai rencontré aux cours de ses quelques jours.

 

Et Bali, me voilà !

 

 

PS : excusez mon français télégraphique !

Samedi 12 août 2006
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