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Décollage demain de Christchurch à 2:35 PM, direction Sydney, environ 3h20 de vol. Mon histoire chez les kiwis s’arrête donc demain. Trois mois que j’ai pris le train à cinq heure du mat’ à Besançon, le temps de faire un petit bilan.. Cette fois le bilan des bilans de NZ.

 

Je ne sais toujours pas trop pourquoi j’ai choisi de venir ici, à l’autre bout du monde, pour faire mon stage de deuxième année. J’aurais très bien pu le faire dans un labo de l’école, à 1000 euros par mois, ça a son charme aussi. Mais voilà, je me suis lancé dans l’aventure NZ, en envoyant mes premiers mails sur l’île au mois d’Octobre dernier, sans trop y croire. Je me rappelle encore mon père me dire que je ferais bien d’accepter l’offre de stage à Ornans, « parce que ta Nouvelle-Zélande.. ». Bon, il se trouve que j’ai eu un peu de chance, et que j’ai persévéré. Des heures à l’ENSEEG le soir sur internet pour trouver un stage, un billet d’avion, un logement, un visa, tous les papiers, et la responsable des relations industrielles de l’école : « La Nouvelle-Zélande, c’est bien au Sud de l’Italie ?? » _ « Euh..oui, bien bien au sud alors.. »

 

Et le départ, pas facile de tout quitter même si ce n’est que pour 4 mois.

 

Je crois que j’ai fait un peu le tour de tout ce qu’il était possible de faire et de voir en NZ, j’ai cependant quelques regrets, comme ne pas être aller marcher dans les glaciers bleus de la West Coast, ou ne pas être aller voir l’invasion des pingouins à 17h05 tapantes à Oamaru, mais mon plus grand regret est d’avoir été un voyageur pressé. Toujours à fond, pour voir le plus de choses possibles, ça aurait été sympa de pouvoir prendre son temps et rester plus longtemps dans certains endroits.. mais bon, je n’étais pas en vacances.. eh non, malgré les apparences..

 

Je ne vais pas revenir sur les trips en eux-mêmes, les articles sont suffisants, et j’ai abusé de tous les adjectifs que je connaissais pour décrire à quel point ce pays est une merveille. Une pure merveille, un joyau. L’Océan, les montagnes, les couleurs, le ciel étoilé, les rivières, les couchers de soleils, les oiseaux.. tout sort des studios Disney.

 

Ce voyage ne fut pas exclusivement visuel, les gens que j’ai rencontré au cours de ces trois mois sont au moins aussi importants. Je ne pourrai pas tous les citer, mais ils m’ont apporté beaucoup, par leurs cultures différentes, leur expérience de voyageur.

Parfois le feeling passe, en dépit des différences.

 

 

Commençons par mes deux collègues des Pionneers, mes potes, Anton et Tobi – NZ et Germany-, mon supervisor Mark qui j’espère va m’envoyer droit vers l’Australie l’année prochaine –Australia-, Kerstin qui m’a supportée tous les midis et certains week-ends –Germany-, Hana et Pavel que je dois revoir pour la coupe du monde de rugby en France en 2007, mes collocs – Czek Republik-, Chantal –Switzerland-, Dhiraj et Satya –India-, Matthew le prof de géo que j’ai embarqué au lac Tekapo m’offre une chambre au Québec – Canada-, Ismael collègue moniteur de ski m’invite au Chili –Chile-, Claire pour les soirées dans les pubs –UK-, Louis le snowboarder fou – Mexico-, Neilson et Collin – Canada-, Alexis, Ben, Sarah – France-, et douze mille autres dont j’ai oublié le nom mais pas le sourire..

 

Le problème après cette expérience est que je n’ai qu’une envie, c’est de repartir. Impossible de rester scotché en France, il y a tant de choses à voir et à découvrir.

La vie est courte, c’est le bon moment pour aller voir si c’est la terre est bien ronde partout, ma carrière d’ingénieur et d’homme occidental pressé attendra quelques années.

Et chaque personne rencontrée me parlant des voyages qu’il a fait, des merveilles du Chili, de Thaïlande, du Canada ( la Champagne-powder !!), j’ai qu’une envie, c’est d’y aller !

 

NZ, voyage initiatique, qui m’a fait prendre conscience qu’il n’y avait pas que la France sur Terre.. et qui m’a transformé. Un peu plus mature j’espère, plus débrouillard, je suis parti marié, je reviens célibataire.

 

 

Enfin un immense merci à VOUS, qui lisez ce blog, de plus en plus nombreux ( plus de mille pages vues pour le dernier volet de la trilogie North Island ), malgré le fait que je n’aie pas donné l’adresse ici, et que je ne sois pas référencé par google.

 

Voilà, le trip n’est pas fini, c’est juste la page NZ qui se referme, et les pages de Sydney et Bali qui vont s’ouvrir demain.

 

J’espère que je pourrai vous donner quelques nouvelles.

 

Merci.

 

Mardi 8 août 2006
- Publié dans : Nouvelle-Zélande Ile du Sud 2006
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Dernier week-end en NZ, je pensais rester tranquille chez moi pour commencer à préparer mes affaires, penser à Sydney, .. mais rien de tout ça n’est arrivé.

 

Vendredi soir, rendez-vous avec Anton et une de ses copines kiwies, Pénelope fraîchement débarquée du Canada, j’ai passée une super soirée dans un bar chic qui vendait du vin français à discuter de la façon dont le langage que l’on parle influence notre façon de penser.. à suivre..

Anton insiste pour que j’aille skier avec lui dimanche à Tample Basin. Le nom ne me dit rien du tout. Il parait que le forfait est gratuit car c’est l’ouverture de la saison, je finis par craquer, il passe me prendre dimanche matin 7 heures devant la maison. J’étais pas motivé à 100% pour retourner skier, je suis déjà aller à Munt Hutt, et je pensais en rester là. Rien que de repenser au matos..

 

Samedi, soirée à la maison, en effet je ne suis pas le seul à quitter la coloc’ cette semaine, Hana et Pavel, le couple de République Tchèque s’en vont aussi, ils partent en Inde. Soirée nostalgie donc, et cadeaux. J’ai reçu un magnifique caleçon avec une grande carte de la Nouvelle-Zélande dessus, inutile que je vous fasse un dessin.. apparemment ils ont repéré que je n’étais jamais là les week-ends, la carte est donc pour montrer à ma copine les endroits où je suis allé.. sans commentaires..

 

Dimanche matin, réveil difficile à cause du vin kiwi de hier soir qui me tape sur le cerveau. 7 heures, Anton est là, avec un de ses potes kiwi Louis, du Mexique. Direction Tample Basin, avec arrêt location matériel, où j’ai loué les mêmes daubes que la dernière fois. Je suis fou. Par chance, il fait grand soleil. Tample Basin est assez loin de Christchurch, 160 bornes, en deux heures de bagnole, avec un Anton en version « Rallye de Nouvelle-Zélande ».

Autant Mt Hutt ressemble à une station européenne en miniature, autant Tample Basin n’a pas d’équivalent chez nous. Les kiwis appellent ça la « clubbie experience », car la « station » est gérée par un club de ski. Pour vous donner une idée, ELF à côté c’est l’espace Killy.

Il y a 3 remonte-pentes, mais pas n’importe lesquels, des « skitows ». C’est assez comique. Ca consiste en un gros fil-neige, le même que l’on a à l’ESF pour les Piou-pious mais puissance mille. Le problème majeur est de s’accrocher à la corde pour se faire traîner jusqu’en haut de la pente. Pour ça les kiwis ont tout prévu, les skieurs portent des espèces de baudriers, avec un « nutcraker » à la ceinture. Littéralement un casse-noisettes. La technique semble simple, il faut rabattre le casse-noisette sur la corde, et serré fort jusqu’en haut. La réalité est plus complexe.

Le meilleur reste à venir lorsque j’ai demandé combien de temps il restait avant d’arriver. Anton me répond « Mmmm.. 1h de bagnole et une heure de marche. » _«  Euh, quoi ??!! de marche ?? faut marcher ???? »

Eh oui mon grand, ça serait pas drôle si il y avait une route pour monter.. Il faut se taper 1 heure de rando à pieds avec tout le matos sur le dos, pour monter de la vallée d’Arthur’s Pass jusqu’à la « station ». Je transpire à fond, j’arrive en haut je suis mort.

Il y a 3 skitows, mais pas de pistes, rien n’est damé bien sûr, on skie au milieu des coulées d’avalanches toutes bleues. En NZ, on skie sur de la neige bleue, pas blanche.

Le paysage est magnifique, montagnes et rain-forest à perte de vue. On paye finalement notre forfait ( c’était pas gratuit du tout ! ) et je loue mon nutcraker. Je ne vous dit pas la dégaine, on dirait que je vais escalader l’Everest, alors qu’en fait je vais juste prendre le téléski..

Le coin est superbe, il y a un skitow pour les débutants à droite, un pour les « intermediate » en face, qui relie vers un autre pour les « advanced ».

C’est parti, essayons. Anton manque son coup deux fois avant de réussir à monter, c’est à moi. J’attrape la corde, qui va super-vite, galère comme un malade pour sortir mon nutcraker, le passer dessous et le rabattre, encore un effort, il faut le fermer, ça y est, du premier coup ! Mais c’est vraiment la lutte ! Et pas trop le droit à l’erreur, si votre doigt passe sous la poulie du « pylône », qui n’est qu’à quelques centimètres, je ne donne pas cher de votre main.

Une fois en haut il faut re-marcher pour atteindre le second skitow. Je galère cinq fois avant de monter, et bousille mes gants par la même occasion. En haut du domaine, il faut traverser et ENCORE  marcher, pour atteindre un petit sommet. La vue est superbe, on va descendre dans un espèce de grand vallon, pas de traces.. malheureusement la neige n’est pas terrible, le maillon faible de cette journée, car toute croûtée, je tourne en pas-tournants, ni vu ni connu. On s’enfonce dans des lits de rivières naturelles, en hors piste, ( de toute façons il n’y a pas de piste évidemment ), magique.

La journée est passée vite, on redescend à pied le soir, presque sous la pluie, mais en laissant les skis à un vieux téléphérique.. et après avoir virer les gros perroquets qui essayaient de les manger.. des Keas verts et oranges sous les ailes, crazy country..

 

On s’arrête le soir en rentrant dans un « fish and chips », où tous les kiwis qui skiaient se retrouvent, ambiance bonne enfant avec karaoké et bières.

La vie est belle en NZ, c’est moi qui vous le dit.

Du coup on a loupé le magasin de location, déjà fermé, Anton a donc dû ramener les skis lundi matin, je ne sais pas comment le remercier.

 

Une journée où j’ai pu découvrir une autre façon de vivre le ski, un truc de passionnés, loin des stations bruyantes d’Europe. Ici il faut avoir la foi.

La station est née il y a presque 75 ans maintenant, et fonctionne toujours avec les mêmes remonte-pentes, c’est incroyable.

La marche pour monter, le nutcraker, ce domaine hors-piste fabuleux,.. je n’oublierai pas que le ski en NZ, c’est comme ça, mais malheureusement c’est en train de changer.

J’espère juste que si je reviens à Tample Basin dans 20 ans, je ne trouverai pas une 4 voies pour y accéder et un six places flambant neuf.

Lundi 7 août 2006
- Publié dans : Nouvelle-Zélande Ile du Sud 2006
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Samedi 5 août 2006
- Publié dans : Nouvelle-Zélande Ile du Sud 2006
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...une autre planète, 50 heures de voyage, manger du poulet au curry tous les jours, vivre avec un Papou, nager avec des dauphins, un israélien qui danse comme Mickael Jackson, sauter d’un avion à 12000 pieds, ne rien capter au kiwi-english, beaucoup de français, un glacier dans la jungle, des phoques de partout, des couchers de soleil indescriptibles, boire des bières dans les pubs, le pays du rugby, des maoris qui tirent la langue, le seul pays où il reste des baleines, l’hiver au mois de juillet, une gigantesque zone industrielle, un pays où il est interdit de rouler en vélo sans casque, deux îles à 20000 bornes de Paris, des américains qui fument des joints, la rencontre des Alpes et du Pacifique, des oiseaux de toutes les formes et de toutes les couleurs, un immense melting-pot, le pays où on ne peut rien faire sans bagnole, des apparts à autant de nationalités que de collocataires, le droit de vote accordé aux femmes en 1893 ( France : 1944 !!! ), des exhibitions de Maoris dans les zoos, des bombes nucléaires françaises pas très loin, bosser avec un népalais, des cars de japonais, ne pas pouvoir entrer dans un bar sans son passeport, des maisons pas isolées, des good possums plein les routes, des pubs de 10 minutes toutes les 10 minutes à la télé, un trou dans la couche d’ozone, la société la plus égalitaire du monde sans pauvres ni riches,  un moniteur de ski chilien, un surfeur costaricain attendant le swell à Kaikoura, la short-T-shirt-tongs panoplie quelle que soit la température extérieure comparée à la french gants-bonnet-écharpe-veste-de-pluie panoplie, une bagnole pour 200 euros, l’interdiction de fumer dans les bars ( le bonheur ), les All Blacks et le « cut-throat » du Haka, des volcans encore actifs sur lesquels on peut skier, des spots worldclass de pêche à la mouche, faire croire qu’on parle anglais en abusant des « you know », « definitively », « as well » tout en étant « pissed off » et en traitant tout de « crappy », le permis de conduire à 16 ans ( Ah ca en fait rêver plus d’une ça hein ?!?!), des uniformes ridicules de la maternelle au lycée ( heureusement pas à la fac lol ),... et douze mille autres trucs encore..
Jeudi 3 août 2006
- Publié dans : Nouvelle-Zélande Ile du Sud 2006
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D'habitude je suis vraiment pas fan de pub, mais là il faut reconnaître que celle-ci est vraiment réussie.. La BO ( k-os, the love song ), les paroles, les images.. tout me fait rêver.. finalement qu'on vive un jour comme une  "mayfly" ou 100 ans, c'est pareil, il faut faire ce que l'on aime.. ca parait pas compliqué..





Mardi 1 août 2006
- Publié dans : Nouvelle-Zélande Ile du Sud 2006
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Voilà, c'est la fin du trip, je décolle pour Sydney mercredi prochain.. je suis en train de finir mon rapport, enfermé chez moi devant mon écran.. moins passionnant que d'habitude..un peu la nostalgie du départ, lorsqu'ils faut dire aurevoir, ou plutôt adieu et bonne chance.. le temps de se rappeller les bons moments, et combien c'était fort..
Mardi 1 août 2006
- Publié dans : Nouvelle-Zélande Ile du Sud 2006
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Dimanche 30 juillet 2006
- Publié dans : Nouvelle-Zélande Ile du Nord 2006
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Bon, 6 heures du mat’ j’exagère un peu, mais ça donne un coté encore plus montagnard, style expédition sur le toit du monde. En l’occurrence aujourd’hui c’est expédition sur le toit de l’île du Nord. Le van arrive un peu en retard, le guide nous accueille, 4 personnes ont déjà prises places dans le van. Il y a un couple d’arrogants ingénieurs français, un suisse allemand, coupe de cheveux des Beatles et lunettes années 80, mon idole, et un hollandais. Il fait grand soleil, le meilleur jour de l’hiver selon le guide. Naïvement je pensais que le guide était un mec du coin, connaissant par cœur chaque recoins de la montagne, et vivant ici depuis qu’il est né. Sacré français, le guide est anglais, il a débarqué il y a trois mois comme touriste et s’est fais embaucher comme guide, comme ça, c’est la fête.. Il y connaissait rien aux volcans et aux maoris.. J’ai posé des questions, avec la réponse «  No idea ! », tant pis, je repasserai pour la culture gé.

La vue dès le départ est hallucinante, en face le mont Ngauruho, 2291m, et à droite le Rapehu, 2797m, siège du biggest skifield de NZ, et à gauche caché le Tongariro, 1968m. Les trois sommets sont des volcans, et un seul est vraiment parfaitement conique, le Ngauruho, regardez les photos. Ils sont toujours très actifs, et surveillés de près par les kiwis, la dernière éruption datant de 1995..

La marche commence en plein désert, végétation très rase, le soleil cogne ( pas de couche d’ozone ici, on prends cher ! ). Au bout de deux heures, j’avais déjà épuisé la moitié de la batterie de mon appareil photo, tellement les paysages sont sublimes. On atteint les zones enneigées. Il y a des traces de ski, des petites malins ont du venir faire du ski de rando ici.. On enfile crampons et piolet, attention, le guide est train de justifier son salaire, et on commence à monter. On atteint le South crater une heure après, la vue débouche sur un immense cirque blanc. L’été c’est un lac.

La neige est différente ici, quand je plante mon piolet, le fond est tout bleu !! Mais vraiment bleu !! Everything is possible.

On arrive au sommet du walk, 1885m, juste au dessus du Red crater. La neige ne tient pas car le sol est chauffé.. je me suis laissé réchauffé les fesses en mangeant le midi, peinard.. la NZ a vraiment tout prévu. En été on doit pouvoir apercevoir les Emerald lakes, qui eux sont vraiment turquoises.

On descends par une technique kiwie : le « butt riding », une espèce de piste de luge est tracée, il faut se laisser glisser sur les fesses, sur quelques deux cent mètres de dénivelé. On prends vite de la vitesse, c’est marrant.. et moins fatiguant.. Je me suis éclaté dans l’ingénieur française, elle allait pas assez vite.. Bing ! J’ai pas pu l’éviter, il n’y a qu’une seule piste de luge. Elle fait un peu la tronche du coup..

Il y a toujours de la fumée qui sort des parois, on s’habitue. La vue s’étend jusqu’au lac Taupo et Rotorua. On finit la ballade par quitter la neige pour s’enfoncer dans la jungle. La forêt est traversée par une rivière chaude.. C’est l’esprit de la NZ, la neige et la jungle dans la même rando, et le plus naturellement du monde. 17 bornes depuis le départ, en 6 heures. J’ai pas vu le temps passé. The best trip ever.

Malheureusement tout a une fin, on s’est fait larguer du van pour se jeter dans la toyota et tenter de rallier avant 21h Wellington, 4h30 de caisse normalement. Je suis aux commandes, Tobi chargé de la musique. Jack Johnson dans les enceintes, je suis à fond de cinquième sur la nationale 1, des lignes droites dans le désert de plusieurs kilomètres. 130 km/h, en descente avec le vent dans le dos, c’est mon record avec cette bagnole japonaise. J’étais donc à 130, serein, quand j’aperçois au loin une belle voiture orange et bleue, et maintenant que j’en ai vue une de près, je les reconnaît bien, une voiture de police. Pas de panique, ils sont dans l’autre sens, je freine quand même pour me ramener à 90 histoire d’être poli. Je sais pas si c’est le coup de frein qui leur a paru louche, toujours est-il qu’à peine nous avoir croisé, ils font 180 tiré au frein à main, enclenchent le gyrophare avec la sirène et tout et tout.. Oulala, je fais moins le malin.. la bagnole me colle, mais je peux pas m’arrêter il n’y a pas de bas-côtés. Au bout de quelques minutes je m’arrête. Le flic sort de sa caisse, fin énervé parce que je me suis pas arrêté tout de suite, à la limite du délit de fuite. Ils m’ont flashé à 125km/h, au lieu de 100. Bilan des courses, 170$. Aïe, la deuxième en moins de trois semaines, et zéro pendant toute ma carrière de chauffard en France, j’ai du me faire repérer ici, ils ont ont vu que j’avais une bonne tête de pigeon. Je vais finir taulard, je vous l’avait dit depuis le début. J’en suis encore à me demander si je vais la payer celle-là car cette fois ils ont relevé mon vrai nom et ma vraie adresse.. Et l’allemand qui se marre.. Bloody german !

 

Finalement on arrive à Wellington, et on galère pour trouver un backpacker, heureusement qu’il y a la solidarité germanique, une allemande nous a hébergé pour 24$.

 

Dernier jour aujourd’hui, courte visite de Wellington au programme de la matinée. J’en connais à qui ça rappellerais des souvenirs.. Jolie ville, plus européenne que Christchurch, plus vivante, plus chaude, plus au bord de la mer, mieux quoi..

 

Décollage à 12h40 direction l’île du Sud. On a droit à un véritable « scenic flight », le temps est magnifique, je n’oublierai jamais ce vol. Une expérience à part entière. Comment dire.. j’abandonne. Il y a les montagnes, la diagonale des alpes, qui tombent dans l’Océan, à Kaikoura, vu depuis l’avion, indescriptible.

 

On galère avec les bus pour rentrer à la maison, et filer à la fac pour faire croire qu’on a bossé aujourd’hui ..

 

Fin.

 

Fin du trip dans la North Island, et bientôt fin du trip en NZ.

 

 

7 jours de folie, the best trip ever ( and the last one ). Merci Tobi, t’as été formidable, et NZ, je t’adore.

 

Vendredi 28 juillet 2006
- Publié dans : Nouvelle-Zélande Ile du Nord 2006
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Réveil tôt ce matin, la journée s’annonce encore chargée. A la sortie de Tauranga, on aperçoit notre destination, le Mt Maunganui, un cône au bord de l’Océan, qui culmine à 200m et quelques brouettes kiwies. On est dimanche matin, la plage est magnifique, c’est un spot de surf renommé, mais pas de chance, il n’y a pas de vagues aujourd’hui. On emprunte le chemin qui grimpe au sommet, au début seuls, puis vite rejoins par une foule de joggers matinaux, qui font le Mont plusieurs fois. La vue est superbe, plages à perte de vue des deux cotés, station balnéaire locale, genre pays basque. Pas mal de kiwis d’Auckland ont des résidences secondaires dans le coin, faut pas se priver. On redescends de l’autre coté.
Tobi a un coté nonchalant parfois énervant. Comme Kerstin il passe son temps à me suivre ! Il est un peu mou du genou, je suis toujours en train de le booster : « Come on bloody german, I’m freezing my ass of here ! » Mais c’est un photographe professionnel, grâce à qui je suis sur quelques photos, non prises en position internationalement reconnue dite « photo main droite ».

10h du mat, let’s go, on va pas passer la nuit ici, direction Rotorua, le prochaine cible sur le Master Plan.

Rotorua est un classique de chez classique en NZ, la station la  plus touristique des deux îles, malgré l’odeur d’oeuf pourri due à l’hydrogène sulfuré qui s’échappe des innombrables fissures du sol. Il n’y a qu’un mot pour décrire l’odeur : ça pue. Je dirais même plus, ça pue, grave. Impressionnant. ( Le père à coté c’est rien lol. Private joke, seule ma famille peut comprendre cette blague ). J’aime autant vous dire qu’on va pas rester longtemps ici, les odeurs chimiques c’est pas trop mon truc..

On se ballade dans le Kuirau Park, à deux pas du lac. On y aperçoit toutes sortes de marres bouillonnantes, c’est spécial. Ca fume de partout, et ça pue. Les maoris se baignaient dans ces marres chaudes, il parait qu’elles ont des vertus médicinales.

La culture maorie est beaucoup plus présente ici que dans l’île du Sud. D’abord par les gens que vous croisez dans la rue. Les maoris ne sont plus en minorité.

On quitte Rotorua, vers les Green et Blue lakes, qui doivent s’annoncer magnifiques. Malheureusement, les Green et Blue lakes ne sont pas plus green et blue que Helen Clark joue du cornet à piston. Tant pis, je sais pas si c’est le baratin commercial kiwi, ou le temps. Peut-être plus le temps, ciel trop couvert pour voir les couleurs.
Justement pour voir des couleurs, on débarque au Waitomo Thermal Wonderland, bien commercial, mais qui vaut le coup. On peut y voir d’innombrables cratères et lacs de toutes les couleurs, résultants de l’intense activité terrestre. C’est simple, c’est une autre planète. Les rivières sont jaunes à cause du souffre, les lacs sont verts fluos,.. un vrai festival, le tout dans un décor lordoftheringesque, avec les volcans en toile de fond. Le bassin le plus connu est la Champagne pool, une grande piscine verte avec des bords oranges, la photo est dans tous les guides.

Avant de se diriger vers Taupo, l’escale pour passer la nuit, on s’arrête aux Huka falls, un peu avant la tombée de la nuit. Powerful. Tellement powerful, que les kiwis produisent du courant avec l’énergie de l’eau et de la vapeur.
Et la journée n’est toujours pas finie, on termine avec la Prawn Farm, un élevage de crevettes géantes, où il est possible d’essayer de les assommer en jouant au golf. Si vous y arrivez, vous pouvez manger la crevette. N’essayez pas de comprendre, c’est un sport kiwi.

Petit tour au bord du lac Taupo le soir pour le coucher du soleil, orange comme d’hab, so boring, et un volcan qui montre le bout de son nez. Backpacker à l’arrache, vous connaissez la musique.

 

Le Master Plan n’a rien de prévu pour aujourd’hui, on a déjà tout  fait hier, missions completed yesterday, on voyage trop vite.. Un anglais nous donne un bon piston, il parait qu’il y a des hot pools sympas à l’entrée de Taupo, le long de la rivière, let’s go. On se gare à l’endroit indiqué, on fait la petite rando qui nous emmène jusqu’aux Huka Falls d’hier. Le chemin est magnifique, les couleurs entre autres. L’eau est bleu turquoise, transparente, la forêt est verte, le tout made in photoshop. Un décor de cinéma. Mais pas de hot pools. Où qu’elles sont donc alors ? On les trouve en revenant. Toujours par la Terre, l’eau de la rivière est chauffée jusqu’35°C à peu près, on peut donc se baigner sans soucis, mais sans s’écarter du courant chaud, la grande rivière est à 9°C, vous sentez la différence.. On passe deux heures dans ce coin de paradis, à 5 minutes de la ville, et deux cent mètres du parking.. même pas besoin de vous mentir en racontant qu’on a marché trois jours pour y arriver. Il y a une petite cascade qui fait massage de dos, la NZ a décidément tout prévu.. On décolle difficilement pour aller réserver l’ultime trip ever, le Tongariro Crossing. Evidémment, le Master Plan n’avait pas prévu qu’il fallait réserver, mais l’offiste du touriste ( oui oui, c’est un métier ) a été très clair : « Quoi, vous êtes des oufs, vous voulez faire ça l’hiver, pas possible, totalement interdit.. » et tout et tout je vous la fais courte et en français en plus.. 

Bref les kiwis nous refile un guided tour à ninety bucks ( 90 $ ), evereything is so commercialzed here.. Faut payer pour tout et tout le temps, enfin bon, on réserve pour le lendemain, le temps s’annonce parfait. C’est vrai que l’hiver les 3 volcans que traverse la rando ; le premier truc inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO en 1991, soit dit en passant, sont blindés de neige, surtout cette année. On a donc loué crampons, pompes de rando ( des vraies rangers, et du 46 fillette s’il vous plait, pas de taille entre 40 et 46, c’est pas la peine ), des surchauds, et un piolet. Equipés pour l’Everest quoi. N’empêche qu’il y a des morts tous les ans le long des 17 km de la piste. Rendez-vous est pris pour le lendemain, le guide passe nous prendre à 7h30 au backpacker, les rois du bal, fins excités. Le Tongariro est un grand classique de NZ, l’été des milliers de gens traversent le parc, avec les japonais, les chinois et toute la clique. L’hiver c’est calme. Cool. On passe la nuit dans un backpacker perdu, seuls dans une immense résidence de 220 lits. Réveil à 6 heures du mat pour « the best trip ever ».

 

La suite demain..





Jeudi 27 juillet 2006
- Publié dans : Nouvelle-Zélande Ile du Nord 2006
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J’ai donc pu négocier avec mon boss Mark 7 jours de vacances pour un trip sur l’île du Nord en compagnie de Tobi, mon pote allemand. L’avantage de partir avec Tobi, c’est qu’il a de la bonne musique, ne manque jamais de chocolat, reste cool quoi qu’il arrive, et sors des vannes venues de nulle part.. L’inconvénient est que je vais devoir supporter sa conduite germanique pendant sept jours. 7 jours à fermer les yeux dans les virages et à serrer les accoudoirs..

 

J’ai conçu le « Master plan » pour les 7 jours, en me basant sur les guides et les différents commentaires sur l’île du Nord que j’ai pu récolter pendant les autres trips. Rendez-vous est pris jeudi matin, à l’aéroport de Christchurch, celui-là même où je suis arrivé deux mois et demi plus tôt. J’attends Tobi quelques minutes, pour finalement le voir débarquer avec un sac à dos qui dépasse d’un mètre de ses épaules, et le grand sourire. OK, let’s go. Par chance il reste deux places dans l’avion ( gros coup de bol !! ), on embarque à prix réduit dans un petit avion à hélices, une vingtaine de places. L’avion est plein. Le temps est tout aussi mauvais que lors de mon arrivée en NZ, il flotte comme pas possible. On ne voit strictement rien pendant le vol, juste les nuages et encore les nuages. L’atterrissage à Wellington est des plus acrobatique, il y a un vent de folie, plus de 100 km /h, on rebondit cinq fois avant de se poser, j’ai serré les fesses tout le long.. On descend de l’avion, c’est le déluge, bienvenue au pôle Nord. Pluie, vent, .. la totale. Ca promets ! En plus il faut marcher une demi-heure jusqu’au « car rental » le moins cher. On arrive là-bas détrempé. Comme d’hab’, on loue « the cheapest one », une petite Toyota, et en avant.

 

Vu la météo, petit changement de programme, on va faire le tour prévu, mais dans l’autre sens, afin de faire le plus de km possible pendant le mauvais temps. On monte par l’Ouest et on descend par l’Est. Je conduis la Toyota jusqu’à Stratford, au pied du Mt Edgmont / Taranaki, le premier arrêt sur le Master Plan.

Le Mt Edgmont culmine à 2519m ( ~ 3500m en Europe ), situé sur l’Ouest de l’île, et possède une forme conique quasi-parfaite. Il est aussi appelé Mt Fidji, tant sa ressemblance avec le volcan japonais est frappante. Il parait même que le cinéma utilise le Mt Edgmont à la place du Mt Fidji. On arrive en fin de soirée, on trouve un backpacker à l’arrache au milieu de nulle part, le « missing leg », un vieux hippie nous accueille, super sympa, l’auberge est vide, on est seul avec un couple d’allemand. Ah ces allemands, ils sont vraiment partout ! Paraîtrait que la NZ n’est rien d’autre qu’un « Land » allemand..

 

 

Réveil le lendemain après une nuit fraîche, le temps s’est un peu amélioré, plus de tempête, mais ce n’est encore pas la folie. On tente d’apercevoir le Mt Edgmont, au milieu du Edgmont National Park, mais impossible, les nuages restent agglutinés sur le sommet. Frustrant au possible. D’autant que pour monter jusqu’au point d’observation il a fallu conduire sur la neige de la veille, avec une Toyota à 2 euros 50 sans pneus. Heureusement j’étais au volant, car la conduite germanique sur ce genre de surface aurait pu s’avérer catastrophique..

Pour la petite histoire, j’ai lu dans un newspaper local, que les grandes marques de produit laitier tournent tous leurs spots publicitaires ici, et font croire que c’est la Suisse..

 

Donc pas de Mt Edgmont, première mission « failed ». On trace donc sur les Waitomo Caves, des grottes un peu plus au Nord, deuxième arrêt sur le Master Plan. On passe la matinée sur la route, on arrive sur place en début d’après-midi. On a le choix entre un tour pépère, bien commercial, ou un tour un peu plus « fun ». Evidemment, on choisit le deuxième, malgré les réticences germaniques. Ca s’appelle du « Black Water Rafting », le but du jeu consiste à descendre dans les grottes et à nager dans l’eau avec une grosse bouée. So much fun ! Un truc bien kiwi ! Pas grand monde aujourd’hui, les expéditions on été annulées hier, à cause de la tempête, il y a trop d’eau dans les grottes, mais apparemment pour aujourd’hui c’est bon. Ca sera juste un peu plus sportif que d’habitude.. Tellement sportif que l’on se retrouve que les deux avec Tobi, avec TROIS guides !!! Je m’inquiète un peu, trois guides pour deux clients, ça doit vraiment être dangereux.

Les trois guides sont des kiwis de notre âge, l’ambiance est plus ‘virée entre potes’, c’est sympa. On enfile combinaisons, chaussons, casques, et gants, et on monte dans le van. Ca me rappelle Chalain, et la spéléo..

Effectivement, il y a beaucoup d’eau, on marche un peu au début avant de dévaler la rivière souterraine avec la bouée. Une vraie piscine, un vrai toboggan, c’est très ludique. Quelques passages critiques, une chute d’eau à sauter, on rigole.. On éteint les lumières tout en dévalant la rivière pour mieux observer les « glowworms », les vers luisants, magnifique. On fait un petit détour imprévu, les kiwis nous emmènent dans une salle éclairée, spectacle grandiose, jeu de lumières avec stalagmites et stalactites. Quelques bestioles dans cette grotte, j’ai aperçu un espèce de gros insecte, Brrrrr, et il parait qu’il y a des ombles, et des araignées grosses comme la main.. Petite séance de plongeons dans la rivière boueuse, les kiwis s’amusent comme des fous.. et un front flip, un !

A peine l’expédition dans les grottes terminée, on trace direction Whitianga, qui se trouve beaucoup plus au Nord, à peu près à la hauteur de Auckland. Le temps s’améliore au fur et à mesure que l’on monte. Les paysages ne sont pas exceptionnels pendant la traversée, tout est vert, des collines avec des vaches et des moutons. Je suis trop habitué à l’île du Sud. On arrive à 21h à Whitianga, remuons ciel et terre pour trouver un lit pour la nuit. On finit par trouver un backpacker sympa, on passe la soirée au près du feu à papoter avec des anglaises et des allemands.

 

 

Lendemain matin, vendredi. Enfin le soleil ! L’endroit où l’on a atterrit la veille est vraiment sympa, une crique au bord de la côte, et le paysage a radicalement changé. On est passé des champs vaudois à la jungle équatoriale avec palmiers et tout et tout. On apprécie, ça fait du bien de sortir de l’hiver de Christchurch.

Le Master Plan indique le programme de la journée, direction « Hot Water Beach », une plage un peu spéciale.

L’île du Nord a une activité volcanique intense avec des conséquences surprenantes. Il se trouve que cette plage est chauffée par l’activité terrestre, le sable est chaud par endroit, et donc si vous creusez un peu, vous trouvez de l’eau chaude !!!!!! Truc de ouf !

Nous voilà parti, on longe la côte et ses innombrables spots de surf. Arrivée à la plage, on loue une pelle pour 4 $, tout est commercial en NZ, spécialement dans l’île du Nord, la plus touristique. C’est parti sur la plage, à la recherche de sable chaud, et l’intention de creuser notre propre jacuzzi. On n’est pas les premiers, deux maoris tatoués super balèzes se prélassent dans un bain d’eau chaude, ainsi que des français qui ont également construit leur propre piscine.

On cherche le bon endroit pour creuser. En fait il faut creuser là où le sable fume, logique. Que c’est laborieux, je creuse, je creuse, et l’allemand commande, ce qui me rends un peu nerveux.. On fait un peu grands enfants qu font mu-muse avec une pelle et un râteau, ça me rappelle des souvenirs..

Finalement coup de bol, les français partent, ils nous laissent leur jacuzzi, et heureusement car à l’allure où je creusais, on allait attendre longtemps pour la piscine olympique.

Les français n’ont pas fait les choses à moitié, on a un grand bain pour nous. L’eau doit être à 35°C, pile poil ce qu’il faut. On peut sentir les bulles s’échapper du sable, c’est vraiment incroyable, d’autant que l’air extérieur n’est pas très chaud. On se prélasse face à l’océan, en regardant les vagues turquoises déferler, trop dure la vie !!! Hélas, la marée est montante, on finira par se faire envahir par l’Océan, malgré une coalition franco-germanique pour tenter d’élever les fortifications.. en vain.

La journée n’est pas finie, le Master Plan propose une « surfing experience », vue la qualité des spots de surf, il était hors de question que je quitte la NZ sans avoir surfer. J’avais repérer le spot de Whangamata, un des meilleurs de NZ, direction le Sud à fond de cinquième. Que c’est bon le soleil, tenue boardshort lunettes de soleil, enfin les vacances !!

On arrive à Whangamata, petite bourgade le long de la côte, droit vers la plage pour voir les vagues. C’est pas très gros, 1m - 1m50 à la série, juste ce qu’il faut. On loue board et combinaison au surfshop du coin, ce sera une première pour Tobi. On se met à  l’eau, il y a déjà un kiwi à au line-up, le spot est un beach break, façon Anglet. Le kiwi m’apprend que la vraie vague se situe plus à gauche, à la sortie du port. La houle était plus grosse hier, le spot crachait des tubes de 2m.. aujourd’hui c’est calme. La session a été épique, j’ai eu bien du mal à manoeuvrer mon Malibu, je ne suis plus habitué à ces grandes planches, et les vagues étaient bien creuses mine de rien. Bilan, pas de rides de folie, 4 vagues sympas, et des galères pour l’allemand, ah quand on débute le surf, c’est pas facile..

On s’est perdu dans la ville en ramenant les planches, deux pingouins grelottant en combinaison et planches sous le bras qui demandent leur chemin, ça valait des points..

L’été doit être merveilleux ici, eau chaude, vagues de rêve, pas grand monde.. il faudra que je revienne !

On reprends la voiture après la session surf pour finalement passer la nuit à Tauranga, au pied du Mt Maunganui, au programme du Master Plan pour demain. Quelle journée, j’ai bien dormi la nuit. Les gens hallucinent que l’on fasse toute l’île en sept jours. On est les « fastest travellers of  NZ » ! On ne perds pas une minute, et je me marre bien avec Tobi, enfin peinards sans l’allemande pour nous gonfler !!

 

La suite demain..

 

Mercredi 26 juillet 2006
- Publié dans : Nouvelle-Zélande Ile du Nord 2006
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Plutôt puissant mon appareil photo, vous en conviendrez. x 2000 !!!!!!!!! Qui dit mieux??
C'est une fibre de Harakeke, une plante locale, vue au Scanning Electron Microscope dernier cri, le plus puissant de l'hémisphère Sud, 500 000 $..







Tout le monde me parle de mon stage. Je vous ramène des photos de l’autre bout du monde, saute de l’avion, nage avec les dauphins, et subitement vous êtes plus intéressés par mon boulot la semaine, va comprendre..

 

Donc pour répondre à la demande, voilà en gros où j’en suis : ça a été la croix et la bannière pour presser à chaud mes échantillons de biocomposite. Comme je l’avais mentionné, j’ai été délocalisé pendant une semaine à Canesis un centre de recherche privé. Après moult et moult péripéties et rebondissements, j’obtiens enfin mes « samples », mais de qualité douteuse.

En effet, presser par le temps, j’ai commis quelques erreurs qui s’avèreront fatales par la suite, lors des résultats des tests en tension.

Ces résultats sont tout simplement catastrophiques, inutilisables. L’exact contraire de ce que j’attendais. Et dire que si ces maudits résultats avaient été meilleurs, j’aurais publié mon premier article dans une revue scientifique, la revue Composites, Part A, en l’occurrence. Qu’à cela ne tienne, ma carrière de chercheur attendra un peu encore pour commençer.

J’avais prévu de faire plein de choses marrantes avec mes résultats, comme une analyse de variance, une comparaison avec cinq modèles et une analyse de Weibull, mais hélas, je ne pourrai rien faire.

Je vais passer mes dernières semaines à la fac à essayer de comprendre cette faillite, qui, comme me le rappelle Mark, n’est pas de ma faute.

Bon, un peu quand même, j’avoue, mais un tout petit peu..

Mais toutes les machines en panne, les techniciens malades ou incompétents.. ça je n’y peux rien.

 

Enfin, pour vous remonter le moral, car je vous sens déprimé par ces mauvaises nouvelles, voici la bonne nouvelle de la semaine. Je pars en vadrouille. Et pas une petite vadrouille au premier lac du coin, je vais sur l’ILE DU NORD !!!!!!!! Pendant 6 jours, si tout va bien, avec mon pote Tobi, from Germany. J’ai dégotté un bon plan pour voler jusqu’à Wellington, 55$, c’est donné, mais les places ne sont pas garanties. En fait j’ai dit à tout le monde que j’allais sur la North Island, mais si l’avion est plein, on se retrouve comme deux cons à Christchurch.. j’ose même pas y penser.

Donc on vole jusqu’à Welli, on loue une voiture et en avant. J’ai également une ébauche de programme, on va faire une sorte de tour de l’île, en essayant d’en voir le maximum. Il y a deux trois trucs sympas à voir, comme des volcans, des lacs avec des couleurs bizarres et d’autres trucs encore. Je pense que pour les photos vous ne serez pas déçus.

 

J’essaierai de vous faire un report avant la fin vu que j’emmène mon ordi pour bosser le soir.

 

Bonne fin de semaine à tous !

Mercredi 19 juillet 2006
- Publié dans : Nouvelle-Zélande Ile du Sud 2006
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Tant que j’y suis à raconter ma vie chez les kiwis, je vais vous parler de ma « skiing experience » en NZ.

 

 

Vendredi soir, on a rendez-vous avec les deux allemands au Bowling center de Christchurch avec deux kiwies girls rencontrées à Kaikoura. C’est elles qui ont insisté pour qu’on se revoit, c’est sympa mais je vois comprends pas très bien pourquoi. Elles ont 26 ans, et un job difficile à l’hôpital avec des enfants handicapés.

Bref, l’allemande s’est occupée de tout ça pour une fois, et a organisé la soirée. On doit se retrouver en ville pour aller rejoindre les kiwies tous ensemble. Une belle utopie. Kerstin a oublié la carte, ne connaît pas l’adresse, on s’est perdus, on arrive tous fins excités les uns contre les autres avec 30 minutes de retard. Plus jamais je fais confiance à l’allemande, c’est terminé. Autant dire que la partie de bowling s’annonce très tendue. Malheureusement mon épaule depuis mon crash en quad me fait toujours souffrir. Et en dépit de cette piteuse excuse, je me suis lamentablement fait battre d’un point par l’allemande, toute sourire de sa performance. RRRaaaahhhhh !!!!!  La honte sur ma famille pour des générations. Changement de nom et retour en France sont les hypothèses successivement envisagées après la défaite. Du coup, pour poursuivre l’exemple français de la coupe du monde, je me la suis joué à la Zidane’s style, je lui ai mis un gros coup de boule à l’allemande, prétextant qu’elle m’avait insulté. Je ne déconne pas, j’ai horreur de perdre.

 

Rien de prévu samedi, le coiffeur ayant déjà été testé la semaine dernière avec la boucherie que tout le monde connaît, je me suis bien gardé d’y retourner. L’évènement majeur de mon week-end a lieu demain dimanche, où je dois aller skier à Munt Hutt, avec Tobi l’allemand, une kiwie, une danoise, et Anton mon pote du Twalk. Vous vous rappelez, il rentre du Canada où il a enseigné le ski, et il m’avait promis de me faire découvrir son home spot, Mt Hutt.

 

Lever 6h du mat, énergique pour un dimanche matin. Pas d’étoiles à travers la fenêtre, c’est plutôt mauvais signe pour la météo, d’autant qu’il faisait mauvais hier. Je vais me les geler..

Anton me prends à l’heure, avec une grosse caisse 4x4 japonaise, le bonnet enfoncé sur la tête, et le sourire jusqu’au oreilles. Le garçon est content de me voir, ça fait plaisir. Il doit surtout se demander comment skie ce moniteur français.. « Hey dude, how is it going ? »

C’est brouillard épais sur Christchurch, on y voit pas à deux mètres, il fait nuit noire. Euh, je peux descendre et aller me recoucher ??

Finalement après 20 bornes, à la sortie de la ville, un truc blanc se profile à l’horizon, les Alpes. On sort du brouillard, grand soleil. Si c’est pas du bol ça.. Comme d’hab’, les Alpes se dressent devant nous, un grand mur orange au bout des plaines du Canterbury.

Arrêt matériel. Autant question skis j’ai ce qu’il faut à la maison, autant ici je suis proche de zéro. Je découvre les sports d’hiver de l’autre côté de la barrière cette fois. Je ne suis plus le mec en rouge qui se la pète et qui ne fait pas la queue. Là je suis le touriste qui va louer du matos préhistorique, raquer son forfait plein tarif, et se garer à perpette du premier télésiège. J’ai hérité d’une paire de K2, évitant de justesse les skis pour débutant, monnayant l’option « high performance ». Pour ce qui est du forfait, ça c’est moins bien passé. Ils n’ont pas voulu accepter ma carte d’étudiant international, j’ai du payer plein pot. Devinez combien, sachant que la station de Mt Hutt, est plus petite que Piquemiette ? Allez, 80$ !!!!! Le prix d’un forfait à Tignes..

La route pour monter est vraiment à la limite du chemin de forêt, en terre, avec une petite couche de glace sympathique. Sans 4x4 ni chaînes, aucune chance d’y arriver. Par contre le coup d’œil sur le paysage en vaut la peine. Comment dire.. Au sommet du six places, vue à 360°C, sur entre autres, les plaines du Canterbury, avec Rakaia River, ultra large, et se jetant dans le Pacifique. Ah la vue sur le Pacifique depuis le haut du domaine skiable, je ne suis pas prêt de l’oublier. Sinon du côté des montagnes, tout est blanc ; avec le Mt Cook et le Mt Tasman en toile de fond. On voit presque l’île d’un bout à l’autre. Comme si d’un sommet des Alpes du Sud vous aperceviez Paris, c’est un peu la même sensation.

Venons-en aux choses sérieuses. J’ai oublié de préciser que Tobi et Stacy la kiwie girl sont totalement débutants. Qui c’est qui va apprendre à skier à l’allemand ?? C’est bibi ! Pas de bol, je vais devoir bosser un peu aujourd’hui. Tobi se débrouille plutôt bien, aussitôt le chasse-neige acquis, basta, j’ai les skis qui me démangent. Première descente à Mach 2, totalement incontrôlée. Comment fait on pour tourner avec des skis et des pompes de locations aux pieds ?? Ca me parait quasi-impossible. En fait mes clients sont des sur-hommes.. je serai moins exigeant la saison prochaine..

Après la première descente, j’ai pu observer mon pote kiwi sur des skis. Bon skieur, pas de doutes. Mais pas le niveau pour aller au bout du BE français, j’en suis convaincu. Du coup je ne sais pas si j’ai impressionné ou quoi, mais ils sont parti au bar avec la danoise, je ne les ai plus revu de la journée..

Ma deuxième descente s’est un peu moins bien déroulée, j’ai voulu sauter une petite corniche, tranquillou, rien de méchant, j’avais juste oublié que j’avais du matériel de location aux pieds. Mes chaussures sont beaucoup trop molles, je pars sur l’arrière, déchausse aussitôt les deux skis ( fixations réglées à 5 !! ), glisse jusqu’en bas de la pente sans pouvoir m’arrêter. Ah il est beau le moniteur de ski !!!! Heureusement que je suis incognito ici, et pas en rouge.. ni vu ni connu je me relève vite fait, personne n’a rien vu. Mon bras gauche a morflé, le même que j’avais cassé il y a quelques années. Aïe et re-Aïe. A ce rythme là, si je continue de me casser un truc tous les week-ends, je vais arriver à Bali sur un brancard..  

 

Du coup, ma chute m’a bien calmé.

 

L’après-midi j’ai retrouvé Mark, le supervisor de mon stage à l’université, mon boss. Mis à part le boulot, on a vraiment accroché, moi en tout cas. J’ai passé l’après-midi avec lui, c’était génial. Il a 34 ans, et est australien. Comme si ça faisait 20 ans qu’on était potes. Possibilité de me trouver un stage l’année prochaine à 20 minutes d’un des meilleurs de spots de surf d’Australie.. vive le piston.

 

Fin de la journée de ski à 16 heures, et à 15h30 le ciel est déjà orange pour la dernière descente. Awesome !

 

Retour avec le sourire à Christchurchch, j’ai fini la soirée chez Stacy, pizza-bières devant Top Gun.

 

Merci.

 

Lundi 17 juillet 2006
- Publié dans : Nouvelle-Zélande Ile du Sud 2006
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Images aléatoires

  • DSC05465.JPG
  • Station de ski de Mount Hutt, joli six places flambant neuf..
  • Yeaaaaaaahhhhhhhh!!!
  • Abel Tasman Park, pas loin du paradis..
  • Times Square, de jour.

Bisous


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