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Jeudi matin, rendez-vous était pris à 9h30 avec Greg et Solène pour un long week-end de cinq jours. 10h00, une voiture blanche déboule devant chez moi, c’est bien eux, à la différence près qu’ils sont quatre. Jennifer fait aussi parti du voyage. Une cruche de première classe que je vais devoir me coltiner tout le week-end. On l’a surnommé « la pintade ». On passe une heure dans Christchurch à chercher la sortie direction Dunedin, le Sud. C’est pas gagné ! Pause pic-nic au bord de la plage à Timaru, il fait grand soleil, c’est vraiment sympa. Après environ six heures de Toyota à vitesses automatiques, nous voici arrivés à Queenstown, petite bourgade connue pour son or au 19eme siècle et autoproclamée capitale des sports extrêmes. Ici tout est possible, mais pas pour toutes les bourses. Ambiance Chamonix au mois de Janvier. Première nuit au Pinewood Lodge, un backpacker classe, sur les hauteurs de la ville. On rencontre des français le soir dans un bar, Anthony et Thibaud, deux baroudeurs. J’écoute avec attention leurs anecdotes à propos de leurs voyages, ça me fait rêver. L’un a traverser l’Amérique du Sud et le Canada, et l’autre le Népal.. Plus j’avance dans mon trip, et plus je me rends compte que les gens que je rencontre sont aussi importants que les endroits, aussi beaux soient-ils, que je peux voir. Réveil le lendemain sous un ciel dégagé mais se couvrant petit à petit. On part pour une petite rando au sommet de Bob’s Peak, belle vue sur les Remarquables, le lac Wakatipu.


C’est là que les choses sérieuses commencent. J’ai négocié avec mes collègues la veille pour un saut en chute libre, et non à l’élastique comme ils le souhaitaient au départ. Je trouve ça plus marrant. On entre à 14 heures dans le magasin pour se voir annoncer que le saut est repoussé à 16 heures à cause des nuages. A 16 heures même topo, on doit revenir le lendemain matin. La pression monte. Le skydiving est un saut à 12000 pieds depuis l’avion, avec 30 secondes de chute libre, en tandem bien sûr, et la fin en parapente. Tout un programme.. Le soir, dans le même pub que la veille je rencontre un écossais, avec un accent encore pire que les Kiwis, qui me paye tournée sur tournée.. histoire d’oublier que demain je saute de l’avion..

 

Réveil difficile ce samedi, le ciel est parfaitement clair, ce sera donc pour aujourd’hui. A huit heures, briefing avant de partir sur la zone d’envol. C’est très commercial, le filon est bien rôdé, on prend tous l’option DVD, avec un cameraman qui saute en même temps que nous pour nous filmer. Il faut avant de partir signer un papier comme quoi si vous mourrez, tatati tatata.. je signe sans lire, je suis assez tendu comme ça. On monte dans le van, direction l’aérodrome privé réservé au skydiving ( qui signifie littéralement « plonger dans le ciel » ).

 

Ensuite tout s’enchaîne très vite. Markus, mon instructeur, m’appelle pour enfiler la combinaison de vol. J’apprends qu’en été il fait jusqu’à huit sauts par jour, sacré job !  Greg et Solène sont prêts eux aussi, on doit monter les 3 dans le même avion. En 30 secondes chrono, Markus m’explique comment va se passer le vol, rien de bien compliqué, c’est lui qui fait tout le boulot. Je lui demande si on peut faire un backflip avant d’ouvrir le frein, il me répond avec un sourire « no worries ! ». Style toi mon grand, tu vas t’en souvenir longtemps de ton saut.. Je monte le dernier dans l’avion, ce qui signifie que je vais sauter le premier. Je suis à côté de la porte, blanc ; le paysage est splendide. La pression monte encore d’un cran quand Markus me montre son altimètre : 11000 pieds, ça va être bientôt à moi. Il me met le casque, les lunettes. Putain, qu’est ce que je fous là ????? Je vais sauter de l’avion !!!!!!

 

Markus ouvre la porte coulissante de l’avion, ça caille sévère à 12000 pieds. Il me fait signe de me mettre au bord de l’avion, les jambes dans le vide. Dernier regard pour mes potes, et je m’exécute. Et là tout va très vite. Je vois ses doigts qui font le décompte, le cameraman est prêt. 3 2 1 Go !!! Dernier battement de cœur, je sens Markus donner un grand coup de rein, c’est parti. Mon cerveau est déconnecté, je ressens juste une décharge d’adrénaline jusqu’au bout de mes doigts. L’impression que mon cœur s’est arrêté. Je vois le ciel, la terre, le ciel, la terre.

 

Markus me tape sur l’épaule, signe qu’on est stabilisé. Je me réveille, et savoure. Je tombe. L’air qui passe sur mon visage et m’empêche de respirer. Les montagnes. Le bleu du lac. Je suis comme fou, surexcité. WAOOUUUUHHHHHHHH !!!!!!!!! Je fais Superman !!! Le cameraman ( je l’avais complètement oublié celui-là ), s’approche de moi, me sert la main, nous fais tourner. C’est incroyable, surréaliste, indescriptible. Je tombe toujours. Markus tire le parachute,  on remonte sec tandis que le cameraman continue sa chute.

 

Et là, pas un bruit. Le calme complet. A l’opposé des dix dernières secondes, peut-être les plus intenses de ma vie. Je suis suspendu dans le vide, le lac et les montagnes sous mes pieds. Je mets un peu de temps à réaliser. Markus me demande si je suis OK. Et comment que je suis OK !!!

 

Après la chute, le vol. Je déploie mes bras, j’ai l’impression de voler. Rien dans mon champ de vision qui ne prouve le contraire. On fait des « spirals », des énormes 180° pour perdre de l’altitude. C’est magique, j’ai envie que ça dure. Puis vient l’atterrissage, tout en douceur. J’ai un sourire jusqu’aux oreilles, tombe dans les bras de mon instructeur. « Markus, you’re a legend ! ». Je vois atterrir mes deux potes. Congratulations tous ensemble, heureux de l’avoir fait. Au moins une heure pour redescendre sur Terre. Je me vois encore sauter de l’avion, l’adrénaline dans mes veines, le cœur à l’arrêt.

 

 

Je verrai plus tard sur le DVD qu’on a fait un backflip vrillé avant d’ouvrir le frein. Sacré Markus !

 PS: je mettrai en ligne les photos du saut demain.

Lundi 12 juin 2006
- Publié dans : Nouvelle-Zélande Ile du Sud 2006
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Mercredi soir, 22h30, dans un backpacker de Christchurch : «  Bon aller, c’est décider, on va dans le Sud ! » C’est Greg, un moniteur de ski français qui vient de l’annoncer. Ca fait deux heures qu’on se demande si on va dans le Sud ou dans le Nord. Le problème du Sud, c’est qu’on a besoin de cinq jours.. ce qui signifie qu’il faut que je fasse sauter le boulot jusqu’à lundi ! Et hop, je suis un fou moi, même pas peur de ne pas aller à la fac pendant cinq jours !! En fait ça m’arrange bien car la machine sur laquelle je travaille est tombée en panne comme de par hasard la semaine dernière. Obligé de prendre des vacances le Matt ! Trop dur.. Donc entre l’Abel Tasman Park et le Sud, on a choisit le Sud. Et tu baroudes, et tu baroudes..

 

On est trois à partir, Greg et sa copine Solène. Je vais encore tenir la chandelle..

Départ demain à 8 heures, direction Queenstown , le paradis des sports extrêmes, avec un bungy jump de 134 m de prévu, mais reste à voir si on va vraiment sauter.. ( Taper 1 si vous pensez que je vais sauter, taper 2 si vous penser que je vais sauter sans l’élastique tellement je suis un fou ). Ensuite direction le Fjordland National Park, patrimoine mondial de l’Unesco, et le Milford Sound, on devrait en prendre plein les yeux, si la météo est bonne.. D’ailleurs les Kiwis annoncent du beau temps, c’est plutôt inquiétant..

 

Voilà, cinq jours de trip, on the road again, j’essayerai de vous faire un petit report avant le retour à Christchurch lundi soir.

 

PS : merci à tous ceux qui lisent ce blog, et encore une fois laisser vos commentaires, c’est vraiment sympa. Même si je ne réponds pas toujours, je les lis tous avec attention..

Mercredi 7 juin 2006
- Publié dans : Nouvelle-Zélande Ile du Sud 2006
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Tout commence comme d’habitude, rendez-vous le samedi matin sur le parking de la fac, je suis encore en avance, et tout le tralala, vous commencer à connaître, je vous la fais courte.

Samedi matin donc. Il fait presque beau, après deux semaines de pluie, j’avais oublié la couleur du soleil. Du quoi ?..

Je retrouve les deux français, Thomas et Carole, et Kerstin l’allemande pour un long week-end, direction l’Ouest. On embarque dans une Mitsubichi rouge, volant à droite, un vrai bateau, mais efficace, on se retrouve très vite à Arthur’s Pass, une des deux routes du pays qui traverse l’île. Comme pour nous rappeler que la West Coast  approche, il se met à pleuvoir, aïe aïe aïe, on se contente des cartes postales.. Après quatre heures de route on arrive à Greymouth, la plus grosse ville de l’Ouest, pas un chat dans les rues, il flotte comme pas possible, on y voit pas à cent mètres. Je fais le forcing pour aller faire un tour sur « la plage », où déroulent de magnifiques vagues, un petit deux mètres. On décide d’aller se poser au backpacker où on avait réservé. L’après-midi est très long, il n’y a rien à faire par ce temps. On se ballade en ville, visite le musée consacré à Jade, la pierre. Je suis au bord du suicide, et mes collègues sont tous malades.. Barcecue à volonté le soir pour 2,5 euros, seul point positif de la journée. J’apprends qu’il a fait beau les deux derniers jours, et comme il y a environ deux jours de soleil par an, ça s’annonce pas très bien..

 

 

Dimanche matin, j’ouvre les rideaux, le temps n’a pas changé, brouillard, pluie, c’est la totale. Et ces Kiwis qui annonçaient un week-end sec, j’envoie un mail d’insultes à la météo. Départ pour les glaciers, le moral des troupes est au plus bas. Je suis à deux doigts de me tirer une balle dans le pieds ; enfin dans le mien ou celui de l’allemande, c’est pareil. Toujours la flotte pendant le trajet, on distingue la côte de temps en temps, et c’est de plus en plus vert. Le vert de la jungle, le même que celui de la Réunion. Arrivée à Franz-Joseph, la pluie cesse, un vrai bonheur. On se renseigne, les randos prévues sont fermées pour cause de glissement de terrains. Changement de programme, direction le Fox glacier, 25 bornes de virages dans la jungle plus loin. Le temps s’améliore, on voit un niveau au dessus, qui ressemble à l’Atlas marocain, végétation rase, très pentu. On arrive au Fox Glacier. Waouuh, c’est vraiment impressionnant. Un glacier au milieu de la jungle !!! C’est pas ce qu’on s’attend à trouver. Je vérifie mes lentilles de contact deux fois. Le glacier est énorme, on s’en approche, c’est sympa. On va faire un tour du côté du lac Matheson, le lac le plus photographié de la NZ, avec ce brouillard, rien à voir. Ouais bon, c’est un lac quoi ! Pas de quoi affolé un possum.

On rentre au backpacker, très classe, et le temps se décide enfin à changer. La brume se lève, tout doucement, on aperçoit du blanc partout, les sommets sont enfin visibles. Je fausse compagnie à mes collègues, pour aller voir le  coucher du soleil sur le Mt Cook, et le Mt Tasman, magnifique. Ce dernier étage, je le connais bien, il est suisse, Saas-Fee ou Zermatt au milieu de la jungle. Les couleurs sont incroyables, entre le vert des arbres, le blanc de la neige et le jaune orangé des sommets. Ca parait crétin d’écrire ça, mais j’ai l’impression de redécouvrir la couleur, comme si j’avais vu toute ma vie en noir et blanc. Le ciel est si pur, c’est…indescriptible. Moi qui était totalement blasé deux heures avant, je suis transporté par le paysage. Waouuuh ! En fait il faut être patient ici, très patient. La nuit tombe, le ciel est clair. Je redécouvre les étoiles, avec l’impression qu’on les a avancé ! L’étoile du berger a une intensité pas possible.. Retour au backpacker, avec deux heures de « bubbly SPA », jacuzzi local, avant d’aller faire dodo avec une anglaise qui ronfle. Je négocie avec mes collègues pour aller voir le lever du soleil depuis le Lake Matheson. Fin excité, je ne dors pas de la nuit.

 

 

Lundi matin, 6 heures du mat debout, l’allemande a du mal à se lever. Arrivée au lac, le même que la veille, visiblement je suis pas le seul à avoir eu cette idée en voyant le nombre de voitures garées. On court jusqu’à Reflection Island, petite île au milieu du lac, connue pour sa « mirror-water ». Des oiseaux partout, de toutes les couleurs, et qui piaillent, on ne s’entends pas parler. Pas un nuage, le Mont Cook et le Mont Tasman se reflètent parfaitement dans les eaux du lac. ….. ! Je sais pas quoi dire, il est 7 heures du mat, c’est magique, un peu l’impression d’assister à l’aube du sixième jour.

On se décide enfin à bouger vers le Franz Joseph Glacier. Là encore c’est la folie, ciel bleu, le glacier qui descends dans la jungle,…… ! Les couleurs sont incroyables, comme si tout le paysage devant moi avait été retouché sur Photoshop, le bleu est vraiment bleu, le vert est vraiment vert, … Petite ballade au pied du glacier, puis départ pour la côte à dix kilomètres seulement !! J’escalade la dune et hop, la Tasman Sea s’ouvre devant moi ! D’un côté la mer, de l’autre les Alpes, si nets qu’on a envie de les toucher. On mange pas loin sur un point de vue, c’est totalement surréaliste. Retour à Christchurch, mais en ouvrant grand les yeux cette fois : Hokitika, Arthur’s Pass au coucher du soleil, grandiose, un ciel d’une couleur inconnue, et les couleurs qui n’en finissent pas.. une autre planète. Après six heures de routes à slalomer entre les good possums, ( i.e. les dead possums ), et à attendre que l’aigle sur la chaussée veuille bien se pousser un peu, atterrissage à Christchurch, il est 20 heures, vanné, et un sourire jusqu’au oreilles..


Bilan du week-end. J’ai encore du mal à réaliser ce que j’ai vu. C’était un autre monde, une autre dimension, en dehors de tout ce que j’ai connu. Surtout les couleurs, je crois que c’est ça le plus marquant, les couleurs. L’impression d’un sixième sens, de capter autre chose. La nature à l’état brut.

 

 

 

 

Mardi 6 juin 2006
- Publié dans : Nouvelle-Zélande Ile du Sud 2006
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Ce week-end en NZ est un peu spécial puisque le lundi est férié. On a manqué le 1er Mai , le 8 Mai mais on a celui-là. Ce jour est férié mais personne ne sait pourquoi. J’ai posé la question à Kevin, un technicien du labo, il a rigolé en me disant que c’était à la base pour fêter l’anniversaire de la reine Elizabeth II, mais le fait est que la reine n’est pas né ce jour là..

Toujours est-il que trois jours ça tombe bien, une bonne occasion pour barouder. Je devais au départ rejoindre le tramping club pour un « hut bagging » du coté de Lewis Pass, mais finalement par un pur hasard j’ai rencontré un couple de français qui partent visiter la côte Ouest avec deux places dans leur voiture. Mon sang n’a fait qu’un tour, c’était une occasion à ne pas manquer. L’allemande sous le bras, on part donc pour trois jours avec un programme déjà bien établi, une vraie agence de voyage ces deux français ! Sans compter que Kerstin s’est occupée de l’hébergement, je n’ai plus qu’à monter dans la voiture !

Voilà le programme, sous la pluie, cela va sans dire. ( la West Cost est une des régions les plus arrosée du monde, enfin, après la Bretagne.. ) : Samedi traversée de l’île jusqu’à Greymouth, nuit dans un backpacker, dimanche au Franz Joseph Glacier avec une rando de prévu, Lundi au Fox Glacier et retour à Christchurch lundi soir. Ca devrait être sympa !

Vendredi 2 juin 2006
- Publié dans : Nouvelle-Zélande Ile du Sud 2006
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Bonne surprise ce soir préparée par l’association de la fac. Quand je suis rentré du boulot j’ai aperçu de la neige sur le campus, juste devant le RU. Je remets mes lentilles en place, et  conclue que je n’hallucine pas, qu’une sorte de démo se prépare. Le temps de rentrer dans ma colloc, de partager un plat de riz indien,  ( j’ai eu le malheur de dire que j’aimais bien manger épicé, je peux vous garantir que j’ai compris ma douleur ), et me voila devant le bar de la fac. Je vois le videur Maori en train de checker les cartes d’identité des Kiwis, et comme samedi soir je n’ai pas mes papiers. Ce n’est encore pas naturel de les prendre quand je sors. J’arrive devant le videur, je fais style il m’a pas vu. « Hey ! you ! come on, your ID please ! » je lui explique que je suis français, et tout le tralala habituel mais rien à faire.. pas moyen d’entrer, pourtant ce n’est qu’un bar. Je lui demande l’age requis, il me répond 18 ans ! Hein ?! J’en ai 23 !! Et là il m’a casser, freecasser, tout ce que vous voulez : « Can you prove it ? ». F.. ! Retour à l’appart en Leclerc, petit tour gratuit, ça fait toujours plaisir.. Bref, je réussi à rentrer, les Kiwis ont ramené de la neige des montagnes voisines, et Let’s go pour envoyer du bois sur un rail et un petit jump. Le niveau est pas vraiment élevé, je sais pas si ils sont bourrés ou quoi, mais la moitié se fracasse dans la paille avant le premier saut.. je crois même qu’il devait y avoir des débutants dans le tas. Mais tu fais quoi Max ???

Le vainqueur a quand même réussi à passer un black flip sur le petit jump, à l’arrivée il s’est retourné pour voir si c’était lui qui l’avait vraiment fait, tellement ça paraissait impossible..

Jeudi 1 juin 2006
- Publié dans : Nouvelle-Zélande Ile du Sud 2006
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Dès mon arrivée en NZ je sentais que quelque chose n’allait pas, comme si je n’étais pas à ma place ici. Evidemment je ne comprenais pas ce que les gens me disaient, mais ça allait au-delà. Après réflexion ( qu’est-ce qui fait que je suis francais ?? ), j’ai pu dégager plusieurs réponses. D’abord ce sentiment de malaise était du au fait qu’ici on vit dans un monde exactement symetrique à l’Europe, spatialement j’entends. Et mis a part le fait que l’eau de la baignoire ou du robinet tourne dans l’autre sens dans l’hémisphere Sud ( ça marche, j’ai vérifié..). Lorsque je marchais dans la rue, je marchais sur la droite du trottoir, erreur fatale, je gênais tout le monde, me faisait bousculer toutes les 2 minutes, des cyclistes pilaient juste devant moi, une vraie catastrophe.. Il faut marcher à gauche, maintenant je l’ai bien compris, mais je crois que cela va encore au-delà. Il faut penser gauche. Pas façile quant on a vécu pendant 23 ans à droite. A gauche toute: sur les trottoirs dans la rue donc, mais partout ailleurs: dans les escaliers, l’ascenseur,.. de plus les portes sont inversées ( il faut pousser de l’autre coté, à gauche ), ce qui fait que je m’en suis mangé plus d’une; les escalators même histoire, on monte à gauche et on descends à droite; bref tout change. Sans parler du code de la route, où les kiwis roulent à gauche. Quand vous traversez il faut tourner la tête de l’autre coté et non comme votre réflexe européen vous l’indique ( ça peut s’avérer très dangereux! ), en vélo c’est pareil, une horreur! Je fais des vieux zig-zags avec mon Leclerc car des fois j’ai encore des hésitations, les Kiwis sont trop nerveux: klaxons,.. Il parait même que des fois ils balancent des canettes sur les cyclistes étourdis.. Enfin, maintenant je suis à peu près guéri de ma droititude aigue mais je redoute mon retour en Europe lorsqu’ il faudra tout réapprendre dans l’autre sens..
Mercredi 31 mai 2006
- Publié dans : Nouvelle-Zélande Ile du Sud 2006
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Rendez-vous était pris samedi à midi devant la fac, à l’endroit même où la semaine dernière on partait pour le Twalk. Il se trouve que je suis en avance ( ça doit être le décalage horaire ), je fais un tour du campus avec mon Leclerc, qui couine de plus en plus et freine de moins en moins. Sur un des nombreux parcs de la fac, j’aperçois une centaine de personnes, jouant au rugby sur plusieurs terrains, c’est énorme. Et encore, un Kiwi me dis que le samedi c’est que l’entraînement. Le rugby est en NZ ce que le foot est en France : la folie. Par chance il se trouve que ce soir c’est la finale du Super 14, une sorte de tournoi entre la NZ, l’Australie et l’Afrique du Sud, les meilleures équipes du monde ; ça change de Montauban-Brive la Gaillarde. Et Devinez qui est en finale ?? Christchurch bien sûr, les « Crusaders », ils jouent contre les « Hurricanes » de Wellington, et devinez où ?? A Christchurch bien sûr. Deux équipes de NZ en finale, les Kiwis n’en peuvent plus : matraquage télévisuelle depuis une semaine, les gens habillés au couleurs des deux équipes dans la rue.. c’est un peu comme si le PSG et l’OM s’affrontaient en finale de la ligue des champions.

 

Bref, tout ça pour dire que ce soir il devrait y avoir de l’ambiance dans les pubs. J’arrive donc au rendez-vous. Cette fois on est moins nombreux, un seul bus, mais quel bus ! Le plus pourri que j’aie jamais vu. Une cinquantaine de personnes, qui comme d’habitude sont tous déguisés sauf les européens. Le thème est « The creatures of the Sea », ça va de l’étoile de mer au corsaire en passant par la baleine et l’éponge ( pas évident de se déguiser en éponge ).  12h30, on monte enfin dans le bus, je suis accompagné de Kerstin et Thobias, les deux allemands. On a à peine fait 100 mètres qu’on a déjà des bières dans les mains.. Arrêt au premier pub à Sumner beach. L’endroit est tranquille, je fais connaissance avec un chilien, Ismael, qui est ..je vous le donne en mille.. moniteur de ski ! C’est pas possible !  On échange nos mails, on ne sait jamais.. On reste environ une heure dans chaque pub. Au troisième, avec déjà quelques bières dans le ventre, on arrive à Lyttelton, rock à fond dans le bus, paysages magnifiques, j’ai l’impression d’être dans un road movie américain. Les allemands ne bronchent pas, les Kiwis sont déchaînés, et moi passablement éméché. La nuit tombe, on continue direction Akaroa, un des plus beaux endroits de NZ, mais seulement il fait nuit noire. Je mets un post-it dans ma tête pour plus tard : « visite la NZ, mais de jour stp ». Je vous raconte pas la tête des Kiwis qui voient débarqués cinquante étudiants bourrés dans leur petit bar PMU tout tranquille au fin fond de la cambrousse en plein après-midi.. On regarde la première mi-temps dans un pub je ne sais pas trop où, et on mange un peu histoire de faire un break. J’ai l’impression qu’il est cinq heures du mat’ alors qu’il est à peine huit heures.. la nuit va être longue. Par contre mon anglais atteint des sommets, je deviens « fluent », je parle sans réfléchir pendant trois plombes avant, les kiwis comprennent mes blagues, c’est génial..  

 

La finale se termine, les Crusaders ont battus les Hurricanes 19-12 dans un brouillard à couper au couteau, on y voyait rien à la télé. Les Kiwis s’excitaient sur chaque action. On fait encore deux pubs du coté de Akaroa puis retour au bercail sur le campus, vers minuit. Là il y a deux catégories de personnes, ceux qui vont se coucher et les autres. Les allemands sont fins chauds, on continue la tournée direction le centre-ville de Christchurch. Je reconnais plus la ville morte de mardi dernier, ce soir ça ressemble à Malte, plein de monde dans les rues, des Kiwis bourrés fêtant la victoire, et pas mal de jolies filles, ça change de la fac.. On rentre au Mickey Finns, pub irlandais, où j’ai d’ailleurs failli ne jamais rentrer car sans passeport ni ID ( !! ), retrouver le troisième Pioneers Anton, qui avaient des places pour la finale. Mais on ne l’a pas vu longtemps, il venait d’emballer une danoise.. Ah ces Kiwis ! Le bar ( c’est presque une boîte ) est vraiment sympa, les allemands alignent les tournées et il y a un bon concert de rock. Le rock les Kiwis ils aiment ça, et quand ils dansent ils font pas semblant.. ils aiment le contact !! Surtout que j’ai l’impression d’être entouré que de rugbymen.. Je ramasse mes épaules à la fin de chaque morceau. La mauvaise nouvelle est venue à la fin de la soirée quand après avoir tâté du Kiwi sur Satisfaction des Stones, je ne retrouve plus ma polaire et ma veste. Sh… ! Il est cinq heures du mat’ je demande, je fais des tours, rien. Adieu mes deux vestes ( dont la polaire de ma môman, désolé ), mes lentilles mensuelles, et mon camera bag. Dégoûté. Tellement énervé je fracasse le videur Maori. Nan j’déconne, il fait deux mètres de plus que moi.

 

Dimanche, 10h30, complètement oublié de mettre le réveil avec cette histoire de vestes pour aller planter les choux. D’ailleurs dans les choux j’y suis déjà donc comme ça.. L’allemand ne s’est pas levé non plus, Anton l’a appelé pour savoir ce qu’on faisait. Aucun respect pour les choux kiwis. Je passe la journée à raquer ce que j’ai perdu la veille, bilan : 200 $, et une polaire rose ridicule. Ca me fait pas rire.

Et brouillard le dimanche aprem. Il y a des jours comme ça.. Enfin la bonne nouvelle c’est qu’avant d’atterrir à Bali j’ai pu négocié un stop-over de trois jours à Sydney. Cool !

 

PS : je vais organiser un Mathieuthon, donnez s’il vous plait, une polaire rose c’est pas possible. Merci.

Dimanche 28 mai 2006
- Publié dans : Nouvelle-Zélande Ile du Sud 2006
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Eh oui ce week-end je remets ça avec mes amis du tramping club. Je vous avais parlé du 24 hours walk, ce week-end a lieu le “24 hours drink”! Oui oui cette fois ce n’est clairement plus de la rando, il y a un bus de prévu ( apparement chargé de bière ), afin de nous emmener faire le tour des pubs de Christchurch et de la Banks Peninsula! Ca s’appelle le “pub crawl” ( Crawl en anglais signifie ramper, je vous laisse deviner le jeu de mots..) ou “le Tour de pub” en français dans le texte, clin d’oeil au Tour de France!! Sorte de bars paralelles locales. On part a midi le samedi, et le retour, si retour il y a, devrait être dimanche matin. Evidémment rien n’est prévu pour dormir. Les Allemands se sont precipités pour s’inscrire.. Et bouquet final, Anton doit nous emmener le dimanche matin a une “public planting session”, où les Kiwis plantent des arbres pendant deux heures ( ils sont bizarres ces Kiwis des fois..). Si vous pensez que Mathieu va vomir tapez 1, et si vous pensez qu’il va louper le bus au retour tapez 2..
Vendredi 26 mai 2006
- Publié dans : Nouvelle-Zélande Ile du Sud 2006
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A 1300 euros le billet d’avion et 20000 bornes de la maison, je m’étais dis qu’en partant à l’autre bout du monde, question français ça allait être plutôt tranquille. En fait pas vraiment. Mes chers compatriotes se font de moins en moins rares chez les Kiwis. J’en ai rencontré quelque uns cette semaine, je commence à connaître un peu mieux cette espèce en voie d’apparition qu’est « le frog ».

Il faut distinguer plusieurs types de frogs. Il y a ceux qui viennent pour le boulot mais où le boulot n’est qu’une excuse pour barouder. Exemple typique, Pierre, 26 ans, web-master, qui m’a sympathiquement invité à manger chez lui en début de semaine. Après avoir fait quinze fois le tour du quartier en Leclerc parce que je trouvais pas l’adresse ( comme d’hab’ ), je débarque dans sa colloc, essentiellement pourvue d’asiatiques, mâles et femelles j’entends, pour un repas version orientale. Un mélange de chinois, coréen et japonais. Sans m’attarder sur les détails, les toilettes de mon nouvel appart s’en souviennent encore 3 jours après. Notamment une soupe aux algues que je ne suis pas prêt d’oublier. Pierre est un baroudeur, un vrai, pas une tarlouze comme moi. Il  a traversé l’Alaska en 4 mois et un bon bout de la Nouvelle-Zélande, m’a montré son album photo incroyable. J’ai pas osé lui dire que je suis parti en vacances avec mes parents l’année dernière, je sais pas si ce serait bien passé. Il part la semaine prochaine à Queenstown, on devrait faire une rando « à la roots » ensemble, ça promet. En échange de quoi j’essayerai de lui apprendre quelques trucs en ski.

 Il y a également les frogs version perdus, genre je-viens-de-débarquer-qu’est-ce-qui-se-passe-je-comprends-rien-a-ce-qu’ils-disent-ces-kiwis. Ca c’est Cécile, avec qui je suis allé boire un verre Mardi soir. Une baroudeuse elle aussi, a vécu au Canada et en Californie. Soit dit en passant on a galéré pour trouver un bar ouvert à 21 heures, il n’y avait personne dans les rues, c’était tout tristounnet. Bref elle débarque et cherche des amis, on passe tous par là plus ou moins longtemps, suivant qu’on est plus ou moins blonde à plus ou moins forte poitrine..

 Il y a également les frogs étudiants, les gens comme moi, qui restent de quelques mois pour un stage à 3 ans pour un doctorat. Nombreux sont les frogs en PhD ici, car il est plus facile d’obtenir une place en thèse ici qu’en France et c’est la belle vie. Mon collègue Ben ( passé six mois en Suède et traversé la Mauritanie ) arrive à 8 euh 11 heures au boulot.. et part à 6 euh 4 heures.. ( comme au rectorat si je peux me permettre ).Le bon plan. Il y a d’ailleurs des salles d’info, surtout dans mon département en mechanical engineering, où on entend autant parler français qu’anglais. J’évite ce genre d’endroits.

 A part les français il y a énormément d’asiatiques, pas très ouverts, un peu comme en France, des Indiens, super sympas et des pas mal d’allemands et de Danois.

 Tous les français que j’ai rencontré ici sont des voyageurs. En France on en trouve pas beaucoup des gens comme ça ; avec des tas d’anecdotes à vous raconter à propos de leur dernier trip, comment ils ont pêchés le saumon au fin fond de l’Alaska pour manger ou comment ils ont réussi à revendre leur bagnole à des Mauritaniens ; aimant par-dessus tout voir du pays, le changement. Sûrement qu’ici il doit y avoir un pourcentage d’abrutis un peu moins élevé qu’en métropole.

Jeudi 25 mai 2006
- Publié dans : Nouvelle-Zélande Ile du Sud 2006
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J’arrive sur le parking de la fac, on est samedi matin, j'attache mon Leclerc au premier poteau qui traine. Les cinq bus sont bien rangés les uns à côtés des autres, attendant plus que les étudiants, pour ce fameux week-end du Twalk. Je suis en avance, car comme tout bon français à l’arrache j’ai pas de boussole ni de matelas pour dormir. J’ai donc rendez-vous avec Amber, du cercle étudiant, pour arranger tout ça. En fait question matériel, je suis en dessous de zéro : pas de chaussures de marche ( arrivé trop tard au magasin la veille ), pas de casquette, pas de lampe..un vrai touriste. Pourtant le programme a l’air chargé. 8 heures. Je récupère mes coéquipiers, Thobias l’Allemand et Anton le Kiwi. J’apprends dans le bus qu’Anton rentre du Canada où il était parti pour.. enseigner le ski ! Un collègue ! Il n’a que 21 ans et respire la santé, un ours kiwi, une vraie force de la nature. Il fait 5°C et il se pointe en T-shirt. Thobias tout le contraire, plutôt intellectuel réservé. Ah la belle équipe ! Arrivée à l’endroit dit comme étant « in the middle of nowhere », après deux heures de route dont une bonne demi-heure sur les graviers. Effectivement, on doit se trouver dans les Alpes mais dire où… On reçoit une carte, speech de l’organisateur incompréhensible, et Let’s go pour le départ. Moment complètement irréaliste : les étudiants sont tous déguisés, ça va du cosmonaute à Peter Pan en passant par les chirurgiens ou les abeilles. C’est du grand n’importe quoi.. La rando est un peu plus compliquée que prévue : non seulement il faut marcher mais en plus il faut réfléchir.. à chaque checkpoint il y a une énigme avec des mots à trouver. Au début de l’épreuve, jamais seuls, on passe vingt minutes à se prendre la tête sur des maximes en anglais, cherchant ces mots cachés dans les collines. Au bout de six heures, vers 16 heures, le soleil commence à se coucher, il fait sombre, on se retrouve seuls au milieu de ces montagnes aux paysages lordoftheringesques, et surtout on fait moins les malins. Mais il est où le Nord ??? La nuit tombe, pas de bol, ce soir il n’y pas de lune, on y voit vraiment rien. Heureusement, notre ami allemand a tout prévu : 3 lampes, batteries de rechange, 1 kg de chocolat,…Majoritairement on décide de ne plus s’occuper des mots, il faut trouver le camp. Je vous passe les détails mais il n’y a pas de chemins de randonnées ici, il faut traverser des buissons qui piquent, des rivières, des précipices,.. c’est très engagé. Après de nombreuses chutes, et détours inutiles nous voilà à la hasch House, il est 21h30. 11h30 de marche, ça calme. On mange, descend 2-3 bières, puis il faut y retourner, pour le « leg 2 », les 11 premières heures ne constituant que le « leg 1 » !!!! Et en tout il y a … 5 legs !!! Crazy Kiwis ! Leg 2 c’est parti, dès le premier mot, les Pionneers, c’est le nom de mon équipe, avec la devise, « Pionneers ? To the Death ! », merci Anton, sont à la rue. On passe en mode survie, et arrivons à 4 heures du mat’ au camp, complètement cuit en ce qui me concerne. ( un truc comme 17 heures de marche ). Anton est frais comme un gardon, et si l’Allemand ne s’était pas blessé au genou, on repartait. On monte la tante, il est presque cinq heures, je peux plus marcher. Semblant de dodo à trois dans une tente deux places jusqu’à neuf heures, petit dej kiwi, remise des prix, repas, bus. Le plus drôle est qu’on a terminé dernier au classement ! Bref un week-end inoubliable ( a trip you will never forget ! ), des paysages ( enfin, le jour ) à couper le souffle. Et un pote : Anton m’a promis qu’il m’emmènerait skier à Munt Hunt, son home spot.
Lundi 22 mai 2006
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Vendredi matin, 10h30, je fais mon sac dans ma chambre à University Hall, et m’âprete à quitter la résidence. En effet c’est aujourd’hui que se termine mon bail, mais pour aller où ? Excellente question, ma première réponse est : dans une colloc, façon « friends », décontractée, pleine d’étudiants. Meilleure solution pour rencontrer des gens et pratiquer l’anglais. Malheureusement, ça s’annonce moins facile que prévu : après quelques heures de chasse sur le web, je dégotte plusieurs rendez-vous. Le premier, j’ai jamais trouvé l’adresse, le second était crad, le troisième le lit partait avec le locataire ( embêtant ), et le quatrième abritait des Kiwis un peu trop vieux pour moi et en plus que des mecs. Le dernier fût le bon. J’habite au 53 Peverel Street, quartier de Riccarton à Christchurch, à 100m d’un énorme centre commercial. On est 10 à partager une grande maison, tous entre 20 et 25 ans, avec des gens d’un peu partout : un couple de tchèques, un couple de canadiens, une suissesse, une coréenne, une chinoise et deux indiens ( après les Papous les Indiens..) J’ai une chambre au rez-de-chaussée, un peu chère mais c’est le mieux que j’aie pu trouver. J’ai bien vu l’air vicieux de la proprio habituée à arnaquer les étrangers de passage. Mais bon, il y a un voisin sympathique qui laisse traîner son réseau wi-fi et les gens ont vraiment l’air sympa, ça devrait bien se passer.
Lundi 22 mai 2006
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Mercredi soir, meeting hebdomadaire du Tramping Club de l’université de Canterbury, deuxième étage au dessus du RU. C’est une grande salle moquettée, plafond très bas, je me dis que des Hobbits doivent vivre ici. Tramping est le mot kiwi pour hicking en academic english qui signifie en français randonner, barouder. Apparemment c’est un excellent moyen pour voir du pays et rencontrer des gens, pile poil ce que je cherche. Un grand blond prend le micro et se met à parler très fort avec un accent kiwi. Je pense que ça doit être drôle puisque les autres sont morts de rire. Pour ce qui est des blagounettes locales, j’avoue que j’ai encore un peu de mal.. A la fin de son intervention je vais le voir pour qu’il m’explique un peu plus en détail les événements du week-end. On parle un peu, j’applique la technique du yes et du para qui. Finalement il me fait signer une feuille, je paye 40 $, et me présente un allemand et un kiwi, qui sont mes futurs coéquipiers. Hein ? En fait, après renseignements, j’apprends que ce week-end se déroule la 40 ème édition du « Twalk ». Le Twalk est une randonnée un peu spéciale : ils nous prennent le samedi matin, deux heures de bus, la destination étant bien sûr inconnue, et nous déposent en plein milieu de nulle part littéralement en français, en montagne. On est par équipe, on a une carte et une boussole, et on doit trouver le refuge où à lieu la soirée le soir ( ça fait beuverie aussi ), avant de repartir marcher la nuit. C’est le concept du « 24 hours walk », il y a en tout au moins 60 bornes à parcourir avec classement à l’arrivée s’il y a arrivée. Voilà dans quoi je me suis embarqué ! Si vous pensez que Mathieu va survivre tapez 1 sur votre mobile et si vous pensez qu’il va se faire dévorer par un ours tapez 2..
Vendredi 19 mai 2006
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