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J’arrive sur le parking de la fac, on est samedi matin, j'attache mon Leclerc au premier poteau qui traine. Les cinq bus sont bien rangés les uns à côtés des autres, attendant plus que les étudiants, pour ce fameux week-end du Twalk. Je suis en avance, car comme tout bon français à l’arrache j’ai pas de boussole ni de matelas pour dormir. J’ai donc rendez-vous avec Amber, du cercle étudiant, pour arranger tout ça. En fait question matériel, je suis en dessous de zéro : pas de chaussures de marche ( arrivé trop tard au magasin la veille ), pas de casquette, pas de lampe..un vrai touriste. Pourtant le programme a l’air chargé. 8 heures. Je récupère mes coéquipiers, Thobias l’Allemand et Anton le Kiwi. J’apprends dans le bus qu’Anton rentre du Canada où il était parti pour.. enseigner le ski ! Un collègue ! Il n’a que 21 ans et respire la santé, un ours kiwi, une vraie force de la nature. Il fait 5°C et il se pointe en T-shirt. Thobias tout le contraire, plutôt intellectuel réservé. Ah la belle équipe ! Arrivée à l’endroit dit comme étant « in the middle of nowhere », après deux heures de route dont une bonne demi-heure sur les graviers. Effectivement, on doit se trouver dans les Alpes mais dire où… On reçoit une carte, speech de l’organisateur incompréhensible, et Let’s go pour le départ. Moment complètement irréaliste : les étudiants sont tous déguisés, ça va du cosmonaute à Peter Pan en passant par les chirurgiens ou les abeilles. C’est du grand n’importe quoi.. La rando est un peu plus compliquée que prévue : non seulement il faut marcher mais en plus il faut réfléchir.. à chaque checkpoint il y a une énigme avec des mots à trouver. Au début de l’épreuve, jamais seuls, on passe vingt minutes à se prendre la tête sur des maximes en anglais, cherchant ces mots cachés dans les collines. Au bout de six heures, vers 16 heures, le soleil commence à se coucher, il fait sombre, on se retrouve seuls au milieu de ces montagnes aux paysages lordoftheringesques, et surtout on fait moins les malins. Mais il est où le Nord ??? La nuit tombe, pas de bol, ce soir il n’y pas de lune, on y voit vraiment rien. Heureusement, notre ami allemand a tout prévu : 3 lampes, batteries de rechange, 1 kg de chocolat,…Majoritairement on décide de ne plus s’occuper des mots, il faut trouver le camp. Je vous passe les détails mais il n’y a pas de chemins de randonnées ici, il faut traverser des buissons qui piquent, des rivières, des précipices,.. c’est très engagé. Après de nombreuses chutes, et détours inutiles nous voilà à la hasch House, il est 21h30. 11h30 de marche, ça calme. On mange, descend 2-3 bières, puis il faut y retourner, pour le « leg 2 », les 11 premières heures ne constituant que le « leg 1 » !!!! Et en tout il y a … 5 legs !!! Crazy Kiwis ! Leg 2 c’est parti, dès le premier mot, les Pionneers, c’est le nom de mon équipe, avec la devise, « Pionneers ? To the Death ! », merci Anton, sont à la rue. On passe en mode survie, et arrivons à 4 heures du mat’ au camp, complètement cuit en ce qui me concerne. ( un truc comme 17 heures de marche ). Anton est frais comme un gardon, et si l’Allemand ne s’était pas blessé au genou, on repartait. On monte la tante, il est presque cinq heures, je peux plus marcher. Semblant de dodo à trois dans une tente deux places jusqu’à neuf heures, petit dej kiwi, remise des prix, repas, bus. Le plus drôle est qu’on a terminé dernier au classement ! Bref un week-end inoubliable ( a trip you will never forget ! ), des paysages ( enfin, le jour ) à couper le souffle. Et un pote : Anton m’a promis qu’il m’emmènerait skier à Munt Hunt, son home spot.
Lundi 22 mai 2006 1 22 /05 /Mai /2006 01:12
- Publié dans : Nouvelle-Zélande Ile du Sud 2006
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Vendredi matin, 10h30, je fais mon sac dans ma chambre à University Hall, et m’âprete à quitter la résidence. En effet c’est aujourd’hui que se termine mon bail, mais pour aller où ? Excellente question, ma première réponse est : dans une colloc, façon « friends », décontractée, pleine d’étudiants. Meilleure solution pour rencontrer des gens et pratiquer l’anglais. Malheureusement, ça s’annonce moins facile que prévu : après quelques heures de chasse sur le web, je dégotte plusieurs rendez-vous. Le premier, j’ai jamais trouvé l’adresse, le second était crad, le troisième le lit partait avec le locataire ( embêtant ), et le quatrième abritait des Kiwis un peu trop vieux pour moi et en plus que des mecs. Le dernier fût le bon. J’habite au 53 Peverel Street, quartier de Riccarton à Christchurch, à 100m d’un énorme centre commercial. On est 10 à partager une grande maison, tous entre 20 et 25 ans, avec des gens d’un peu partout : un couple de tchèques, un couple de canadiens, une suissesse, une coréenne, une chinoise et deux indiens ( après les Papous les Indiens..) J’ai une chambre au rez-de-chaussée, un peu chère mais c’est le mieux que j’aie pu trouver. J’ai bien vu l’air vicieux de la proprio habituée à arnaquer les étrangers de passage. Mais bon, il y a un voisin sympathique qui laisse traîner son réseau wi-fi et les gens ont vraiment l’air sympa, ça devrait bien se passer.
Lundi 22 mai 2006 1 22 /05 /Mai /2006 01:10
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Mercredi soir, meeting hebdomadaire du Tramping Club de l’université de Canterbury, deuxième étage au dessus du RU. C’est une grande salle moquettée, plafond très bas, je me dis que des Hobbits doivent vivre ici. Tramping est le mot kiwi pour hicking en academic english qui signifie en français randonner, barouder. Apparemment c’est un excellent moyen pour voir du pays et rencontrer des gens, pile poil ce que je cherche. Un grand blond prend le micro et se met à parler très fort avec un accent kiwi. Je pense que ça doit être drôle puisque les autres sont morts de rire. Pour ce qui est des blagounettes locales, j’avoue que j’ai encore un peu de mal.. A la fin de son intervention je vais le voir pour qu’il m’explique un peu plus en détail les événements du week-end. On parle un peu, j’applique la technique du yes et du para qui. Finalement il me fait signer une feuille, je paye 40 $, et me présente un allemand et un kiwi, qui sont mes futurs coéquipiers. Hein ? En fait, après renseignements, j’apprends que ce week-end se déroule la 40 ème édition du « Twalk ». Le Twalk est une randonnée un peu spéciale : ils nous prennent le samedi matin, deux heures de bus, la destination étant bien sûr inconnue, et nous déposent en plein milieu de nulle part littéralement en français, en montagne. On est par équipe, on a une carte et une boussole, et on doit trouver le refuge où à lieu la soirée le soir ( ça fait beuverie aussi ), avant de repartir marcher la nuit. C’est le concept du « 24 hours walk », il y a en tout au moins 60 bornes à parcourir avec classement à l’arrivée s’il y a arrivée. Voilà dans quoi je me suis embarqué ! Si vous pensez que Mathieu va survivre tapez 1 sur votre mobile et si vous pensez qu’il va se faire dévorer par un ours tapez 2..
Vendredi 19 mai 2006 5 19 /05 /Mai /2006 01:56
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Ce matin j’ai vu des affiches dans le bus avec des questions du style « Is food a problem for you ? Do you eat when you’re not hungry ?» ; Ici ce ne sont pas les alcooliques anonymes mais les mangeurs anonymes, les overeaters anonymous. Il me semble que les Kiwis mangent à la façon des américains, très gras, pas de légumes.. ce qui est difficile pour un frog comme moi habitué aux bons petits plats. Les repas du midi à la fac sont épiques, j’ai à peu près fait le tour de tous les restos sur le campus, voilà ce qu’on peut trouver : en premier des repas asiatiques, pas trop mauvais, faut aimer. Des repas indiens, mes préférés, un bon poulet au curry pour 2.5 euros. Des repas kiwis, essentiellement de la fast food : l’autre jour j’ai demandé un « beef roll », c’est pas compliqué, deux tranches de pains, un kilo de viande, et deux litres de sauce, que dis-je, de graisse par dessus ! ou un autre grand classique, les frites, bien grasses à souhait ! Je crois que mon salut va passer par le poulet au curry.. La nutrition est un véritable problème de société, au même titre que l’alcool en France ( ..et à Jeunesse et Sports si je peux me permettre ! ). D’ailleurs pour les filles, comme le résume un ami, soit elles font du sport, soit elles en font pas ! Car vu la dose de graisse par repas, c’est pas possible de rester mince.
Mercredi 17 mai 2006 3 17 /05 /Mai /2006 00:21
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Après une semaine passée à la fac dans mon bureau à lire des articles scientifiques compliqués en anglais, il me tardait d’aller voir du pays. Quelques bonnes nouvelles cependant, j’ai pu négocier une semaine de vacances pour aller visiter l’île du Nord. Ca promet. J’ouvre les rideaux samedi matin, la bonne surprise, pas un nuage. OK ça caille, mais on peut pas tout avoir. Ce beau temps tombe bien, j’ai une petite sortie sous la main pas piquée des hannetons, si vous me passez l’expression, qu’un autre français m’a conseillé. C’est parti pour une heure de bus, je traverse la ville direction sud-est, passe devant le « Gondola », trop cher, et finalement descend au Terminus à Lyttelton, après la traversée du tunnel sous Port Hills. Lyttelton est une petite ville sur la Banks Peninsula, où l’Océan s’enfonce de quelques kilomètres à l’intérieur des terres. Un des ports les plus actifs de NZ, et l’endroit d’où partaient les expéditions pour l’Antarctique. Brrr ! Il est possible de traverser ce petit bout d’Océan avec une navette. J’arrive de l’autre côté, au Diamond Harbour. Après un bon burger made in NZ dans le ventre, j’attaque l’ascension du Munt Herbert, 913 feet d’altitude. La pancarte indique 4 heures jusqu’au sommet. Il était midi, sachant qu’à 16 heures il fait nuit ..je tente quand même. De toutes façons moi je suis un ouf, j’ai déjà escaladé deux fois de suite le Mont Saint Michel..alors le Munt Herbert, même pas peur. La marche est magnifique, passant de la jungle à faible altitude, aux champs vaudois un peu plus haut, l’Océan Pacifique en plus. Ca m’a rappelé le pays. Une fois au sommet vue incroyable sur toute l’île du Sud, les Southern Alps en particulier, mais aussi Christchurch et toute la côte jusqu’à Kaikoura. Content d’être venu, d’autant plus que j’ai mis que deux heures pour atteindre le sommet avec des américains sympas rencontrés sur la route. La descente fût un peu laborieuse, mais le coucher de soleil à l’arrivée sur Port Hills en valait la peine. Grande journée. Dimanche fût à l’opposé. Il pleut et il fait froid. Je réussi à me trouver un vélo pour 169 $, soit 85 euros environ. Et à ce prix là, c’est pas un vélo qu’on a mais un char d’assaut. C’est bien simple j’arrive même pas à le soulever.. en plus j’avance pas des masses car les freins touchent à l’arrière, sans compter qu’il fait pas mal de bruit. Bref. L’après-midi est consacré à la recherche d’une colloc, étant donné que je vais me faire dégagé d’ici peu de là où je suis. Au bout de quelques coups de fils très laborieux, je parviens à décrocher un rendez-vous. C’est là que ça se gâte. La maison est à l’autre bout de la ville et il flotte comme pas possible, je décide d’y aller en bus malgré mon vélo « tout neuf ». Je passe une demi-heure sous la flotte à chercher le numéro 121 que je trouverai finalement jamais. Trempé, je me trompe 3 fois de bus pour rentrer chez moi ( un ptit détour par l’aéroport..). Journée de m… Le soir, en guise de bouquet final il s’est mis à neigé !!!!! Oui oui vous avez bien lu !
Lundi 15 mai 2006 1 15 /05 /Mai /2006 00:12
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Les néo-zélandais sont très “ environnement-friendly”, à fond pour la protection de la nature, ce qu’ils font plutôt bien à en juger par la qualité des sites. Néanmoins il y a un animal qu’ils détestent tous de façon unilatérale, c’est le possum. Possum est le nom anglais et je n’ai encore pas trouvé la traduction. Les Kiwis le déteste car d’après ce que j’ai compris le possum mange des plantes rares endémiques de NZ, et serait potentiellement porteur du virus de la tuberculose. On considère que l’introduction du possum en NZ a été au moins autant dévastatrice que celle du lapin en Australie. Mais surtout, et c’est sa faute la plus grave, le possum est d’origine australienne !! Ce qui en fait une excellente raison pour lui rouler dessus ou le chasser. Aucun respect pour le possum ! D’où le célèbre proverbe local, « a good possum is a dead possum ». Pourtant ce petit animal a l’air si mignon.. on est loin d’imaginer qu’il subit les foudres des néo-zélandais.. ( variante possible : c’est toi le possum ! )
Vendredi 12 mai 2006 5 12 /05 /Mai /2006 07:27
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"mortelle cette decapotable!" J.F. Kennedy
Vendredi 12 mai 2006 5 12 /05 /Mai /2006 01:13
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Je commençais à me croire en vacances avec l’avion, le changement de décor, l’océan,..mais le retour à la réalité ne s’est pas fait attendre. Lundi, 14 heures, dans le bureau de mon supervisor. Je suis à l’heure et attends 5 minutes. Un grand baraqué débarque, sourire aux lèvres, ressemblant comme deux gouttes d’eau à Lance Armstrong. Sympa le mec. On parle de mon projet, il fait des efforts pour que je comprenne, c’est cool..

 

Apparemment je vais avoir pas mal de boulot, puisque le travail que je dois accomplir était prévu pour 6 mois, il est un peu surpris quand je lui dis que je reste que 3 mois. Et encore, je lui ai pas dit que je pensais avoir une semaine de vacance pour découvrir l’île du Nord. Va falloir négocier. Bref. Il me présente le labo et les infrastructures qui vont avec. Je vais de surprise en surprise. Ils sont super-équipés les Kiwis. Du matos à faire tomber la mâchoire de n’importe quel chercheur du LEPMI ( labo grenoblois) : MEB et MET dernier cris , écrans plats partout, tout est nickel, et les labos sont quasiment vides. Où en France les gens doivent s’inscrire des semaines à l’avance, ici les machines s’ennuient..

Francis Dallard, ton salut est ici !

 

Puis vient la question fatale, je l’avais pas vu venir celle-la :’’au fait t’étudies quoi dans ton école ?’’ Les mots se bousculent à mon esprit, mais je trouve rien a répondre. Je deviens tout rouge, c’est lamentable. Faut dire que la question est difficile, qu’apprend-t-on a l’ENSEEG ?

 

Finalement il me présente mon co-tuteur de stage, un français, Benoît, qui fait son doctorat sur un sujet proche du mien. Je m’installe dans son bureau, qu’il partage avec un chinois qui sent pas très bon. Ca a l’air plutôt bien engagé pour l’instant. Ah oui j’ai oublié de préciser, je vais travailler sur les matériaux biocomposites à matrice en PLA ( un biopolymère ) et aux fibres de Harakeke, une plante néo-zélandaise. C’est la classe non ? Synthèse et caractérisation. Pas trop de chimie, c’est tout ce que je demande..  

 

Ma première semaine sera biblio, histoire de comprendre de quoi ils me parle.

Mardi 9 mai 2006 2 09 /05 /Mai /2006 23:41
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Mon moyen de transport préféré ici est bien sûr le bus. Seuls les étudiants, les jeunes en général et les personnes âgées prennent le bus, car tout le monde ici a un 4x4 ou pick-up à l’américaine. Ce qui est marrant ce qu’en descendant du bus, tout le monde jette son « Thank you ! » au chauffeur, qui répond un truc incompréhensible pour moi. Je vois pas trop en France les gens dirent merci à chaque fois qu’ils descendent du bus !
Mardi 9 mai 2006 2 09 /05 /Mai /2006 07:33
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Arrivée à la résidence, je suis dans un appart pour les « postgraduate visitors », c'est-à-dire tous les gens qui bossent à la fac mais ne sont pas étudiants : des profs étrangers, des stagiaires…Il y a six chambres distinctes avec un salon et une cuisine en commun. Je me retrouve avec un chinois d’une quarantaine d’année et une allemande de mon âge, Kraestin, de Munich qui, d’après ce que j’ai compris fait en gros la même chose que moi mais dans le département voisin de chemical engineering. Ca fait une semaine qu’elle est là. Apparemment c’est un peu la loose ici, elle m’explique qu’elle a pas vu grand monde dans l’appart depuis une semaine. Il doit y avoir des américains mais ils mangent dans leur chambre, et sortent pas. Il y a également un Papou !! si, si un vrai !!! pas d’Entre-les-Fourgs celui-là mais de Nouvelle-Guinée, par contre j’ai pas bien compris il s’appelle Steven..qui est plutôt un prénom de World’s Appart. Il est habillé comme un clochard et se ballade pieds-nus mais vient de terminer son doctorat de médecine aux Etats-Unis sur les plantes médicinales.. Bref dans tout ce petit monde, seule l’allemande a l’air plutôt contente de me voir débarquer.

Le premier jour, après une bonne nuit de quinze heures de sommeil, je décide pour ma première sortie ( et ça n’étonnera pas ceux qui me connaissent un peu ) d’aller voir les vagues. C’est toute une expédition : il faut prendre le bus, donc acheter une carte d’abonnement, trouver les cartes de la ville,.. sans compter que je redemande plusieurs fois la même chose, histoire d’être sûr d’avoir bien compris. J’arrive enfin à la plage de Sumner après une heure de bus, il est 15 heures environ, mais j’ai l’impression qu’il va bientôt faire nuit. Les vagues ont l’air sympa, il y a un bon mètre à la série déroulant sur un banc de sable style Anglet, un peu de monde à l’eau, du soleil, mais il fait terriblement froid !! Je revoie donc instantanément mes ambitions de surfer à la baisse..

Le lendemain après quelques courses au supermarché du coin, on décide avec Kraestin ( ne vous fatiguez pas, c’est imprononçable ) d’aller visiter la ville de Christchurch. D’autant plus qu’elle connaît un peu et parle un anglais meilleur que le mien. On commence par Cathedral Square, grand classique, en plein centre ville, dominé par la cathédrale de Christ Church. C’est la grande place de la ville, il y a un concert de reggae avec des slogans en faveur de la dépénalisation du cannabis. Ambiance très british, avec des cabines téléphoniques rouges, et un tramway kitch pour les touristes.. tout est calme, tranquille. Il y a des grands jardins taillés au millimètre, il fait plutôt bon, je me dis qu’à l’autre bout du monde, il y en a qui ont vraiment la belle vie. Néanmoins, le centre n’a rien a voir avec ce que l’on connaît en Europe : ici pas de petites ruelles étroites et pavées pleine de charme, pas de monuments antérieurs à plus de 200 ans. C’est bizarre au début mais on s’y fait. Par contre dès que l’on sort du centre, on se retrouve dans une espèce de gigantesque zone industrielle. Les gens vivent dans des pavillons avec rarement plus d’un étage, ce qui donne l’impression que tous les quartiers se ressemblent. Le soir, on apprends que cinq filles néo-zélandaises vivent dans l’appart d’à coté. On sonne, on entre, on cause. Bonne nuit tout le monde.

Nous voici dimanche, jour du seigneur. J’avais prévu de prendre le « Gondola », le téléphérique qui grimpe sur une montagne au dessus de la ville, ( sorte de Bastille locale pour les grenoblois ), avec, il parait, une vue à couper le souffle. Mais bon, vu le temps pas terrible, changement de programme. Je passe ma matinée à arpenter tous les « shopping malls » de la ville à la recherche d’un adaptateur ( eh oui les prises ici sont très bizarres ) et d’un appareil photo numérique, grâce auquel vous verrai ces belles images. Je termine la journée à l’autre plage de la ville, New Brighton, sur le North Shore. Belles vagues creuses avec peu de monde à l’eau, ça caille sévère en fin d’après-midi. Les surfers ont cagoule et chaussons, on dirait des pingouins. C’est toi le pingouin ! Désolé je pouvais pas la rater celle-là !

Mardi 9 mai 2006 2 09 /05 /Mai /2006 06:09
- Publié dans : Nouvelle-Zélande Ile du Sud 2006
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Pendant le trajet qui me mène à la résidence, je fais un brin de causette avec le chauffeur de taxi. J’apprends qu’il est américain, et que sa femme est néo-zélandaise. Je commence à tiquer quand il m’explique que ses amis américains ne comprennent pas un traître mot de ce que raconte sa femme, à cause de son accent à couper au couteau. Je me dis que si des américains ne comprennent pas, qu’est ce que ça va être pour moi ? Effectivement, arrivée à la résidence : « µ%£¨µ£¨%§It1 ? _euh yes, ..no, para qui ? la connectionne ? » je comprends rien de ce qu’ils disent !! Rien de rien !! Ils parlent beaucoup trop vite, avalent certaines syllabes et prononcent différemment d’autres. Je me rends compte que les Kiwis ne parlent pas anglais mais néo-zélandais. Ca promet d’être folklorique dans les premières semaines. Pour l’instant je me contente de les faire répéter quinze fois s’ils ont une bonne tête et l’air sympa, sinon je fais semblant de comprendre ( le truc que je fais super bien, qui consiste à acquiescer avec la tête et à dire yes ou OK toutes les 10 secondes, j’ai tout appris en colle en prépa..).
Mardi 9 mai 2006 2 09 /05 /Mai /2006 06:07
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Ca y est, cette fois il faut partir. Mon père me jette dans le train de 5 heures du mat à Besançon avec les dernières recommandations : « au fait t'as tes papiers ? _hein ? quels papiers ? faut des papiers pour aller en Nouvelle-Zélande ? » Bref, quelques heures plus tard me voilà dans l'avion, un boeing 777 de Singapore Airlines, en classe économique, c'est-à-dire avec les genoux qui rentrent dans le siège de devant. Le vol est plutôt passé vite, il faut dire qu'il y a de quoi s'occuper : films à la demande, TV, jeux vidéos,.. j'ai passé mes 12 heures 30 de vol à essayer de claquer un score à Super Mario, mais mon voisin chinois a eu un petit sourire quant il a vu que je ne dépassais pas les 3000 points alors que son compteur affichait 350000..Je me suis retrouvé à coté d'une nîmoise plutôt bavarde qui partait rejoindre son copain en Australie.

Arrivée à Singapour, au fameux Changi Airport. Sols moquettés, petite musique d'ambiance, air conditionné, ça a l'air plutôt sympa. Je décide d'entrée de jeu de faire le tour de la ville en bus. Les formalités douanières réglées, on sort de l'aéroport, 30°C à l'ombre, et encore il est que 9 heures du mat, et climat très humide ; je commence à sentir sec, d'ailleurs personne ne s'assied à coté de moi dans le bus.. c'est un signe. La ville est vraiment jolie : les espaces verts sont nombreux et côtoient les grands buildings parmi les plus hauts du monde, le tout au bord de la mer de Chine. Je sympathise avec un anglais qui me paye à manger le midi dans un resto chinois local, avant d'aller dormir ( « comater » serait plus approprié ) un peu dans un parc. De retour à l'aéroport, les douaniers locaux décident de s'attarder un peu sur mon cas : je ne sais pas ce qu'il a exactement mais mon boarding pass obtenu à Paris n'a pas l'air de leur plaire. En plus ils ont un accent anglais pas possible, et je commence à vraiment être crevé. Finalement au bout d'une heure de négociation avec un abruti, ils me laissent rentrer. Ouf ! Je rentre donc prendre une douche bien méritée offerte gracieusement par la compagnie. J'attends enfin mon dernier vol en dormant difficilement quelques minutes par ci par la.

21 heures 05 décollage de Singapour, destination Christchurch, New-Zealand. Et rebelotte 10 heures d'avion, avec lever du soleil inoubliable sur Sydney, et vue imprenable sur les Southern Alps peu avant l'atterrissage. Arrivée 10 heures 40, heure locale, une cinquantaine d'heures que je suis parti, sans vraiment dormir. J'ai une tête à faire peur et des belles valises sous les yeux, mais heureux d'y être, enfin. Rebelotte pour les formalités douanières : on a contrôlé 3 fois mon visa à l'arrivée et fait renifler mes bagages par le chien-chien à son douanier, poser quelques questions en anglais avant de me laisser libre. Je retrouve le taxi qui m'attend. « You are Mr Bailly ? Fine ! »

Mardi 9 mai 2006 2 09 /05 /Mai /2006 05:59
- Publié dans : Nouvelle-Zélande Ile du Sud 2006
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