Les frogs in NZ

Publié le par Matt25

A 1300 euros le billet d’avion et 20000 bornes de la maison, je m’étais dis qu’en partant à l’autre bout du monde, question français ça allait être plutôt tranquille. En fait pas vraiment. Mes chers compatriotes se font de moins en moins rares chez les Kiwis. J’en ai rencontré quelque uns cette semaine, je commence à connaître un peu mieux cette espèce en voie d’apparition qu’est « le frog ».

Il faut distinguer plusieurs types de frogs. Il y a ceux qui viennent pour le boulot mais où le boulot n’est qu’une excuse pour barouder. Exemple typique, Pierre, 26 ans, web-master, qui m’a sympathiquement invité à manger chez lui en début de semaine. Après avoir fait quinze fois le tour du quartier en Leclerc parce que je trouvais pas l’adresse ( comme d’hab’ ), je débarque dans sa colloc, essentiellement pourvue d’asiatiques, mâles et femelles j’entends, pour un repas version orientale. Un mélange de chinois, coréen et japonais. Sans m’attarder sur les détails, les toilettes de mon nouvel appart s’en souviennent encore 3 jours après. Notamment une soupe aux algues que je ne suis pas prêt d’oublier. Pierre est un baroudeur, un vrai, pas une tarlouze comme moi. Il  a traversé l’Alaska en 4 mois et un bon bout de la Nouvelle-Zélande, m’a montré son album photo incroyable. J’ai pas osé lui dire que je suis parti en vacances avec mes parents l’année dernière, je sais pas si ce serait bien passé. Il part la semaine prochaine à Queenstown, on devrait faire une rando « à la roots » ensemble, ça promet. En échange de quoi j’essayerai de lui apprendre quelques trucs en ski.

 Il y a également les frogs version perdus, genre je-viens-de-débarquer-qu’est-ce-qui-se-passe-je-comprends-rien-a-ce-qu’ils-disent-ces-kiwis. Ca c’est Cécile, avec qui je suis allé boire un verre Mardi soir. Une baroudeuse elle aussi, a vécu au Canada et en Californie. Soit dit en passant on a galéré pour trouver un bar ouvert à 21 heures, il n’y avait personne dans les rues, c’était tout tristounnet. Bref elle débarque et cherche des amis, on passe tous par là plus ou moins longtemps, suivant qu’on est plus ou moins blonde à plus ou moins forte poitrine..

 Il y a également les frogs étudiants, les gens comme moi, qui restent de quelques mois pour un stage à 3 ans pour un doctorat. Nombreux sont les frogs en PhD ici, car il est plus facile d’obtenir une place en thèse ici qu’en France et c’est la belle vie. Mon collègue Ben ( passé six mois en Suède et traversé la Mauritanie ) arrive à 8 euh 11 heures au boulot.. et part à 6 euh 4 heures.. ( comme au rectorat si je peux me permettre ).Le bon plan. Il y a d’ailleurs des salles d’info, surtout dans mon département en mechanical engineering, où on entend autant parler français qu’anglais. J’évite ce genre d’endroits.

 A part les français il y a énormément d’asiatiques, pas très ouverts, un peu comme en France, des Indiens, super sympas et des pas mal d’allemands et de Danois.

 Tous les français que j’ai rencontré ici sont des voyageurs. En France on en trouve pas beaucoup des gens comme ça ; avec des tas d’anecdotes à vous raconter à propos de leur dernier trip, comment ils ont pêchés le saumon au fin fond de l’Alaska pour manger ou comment ils ont réussi à revendre leur bagnole à des Mauritaniens ; aimant par-dessus tout voir du pays, le changement. Sûrement qu’ici il doit y avoir un pourcentage d’abrutis un peu moins élevé qu’en métropole.

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