East Coast of Australia, Part III : Victoria, The Place To Be

Publié le par Matt25


 

Notre arrivée à Melbourne est des plus rocambolesque. En effet, j’avais réservé le vol le mois cher depuis Cairns, avec la compagnie low-cost australienne Jetstar. Seul inconvénient du vol, l’arrivée tardive dans la nuit à Melbourne (un peu moins de 4 millions d’habitants et ville native entre autres de Kylie Minogue et Tina Arena, mais ça on s’en fout). Première navette pour le centre-ville, mais ensuite au centre-ville plus de trams pour rejoindre le backpacker, oups ! On ne va pas coucher sous les ponts, alors on prend un taxi. Je comprends pourquoi on a eu une nuit gratuite dans cet hôtel, il faudrait me payer pour que j’y retourne. Le lendemain est consacré à la visite de la ville, Melbourne était la capitale économique et le poumon du pays jusque dans les années 70-80, avant l’essor de Sydney. Pour preuve symbolique, les Jeux Olympiques sont revenus à Melbourne en 1956, et à Sydney en 2000. Melbourne est une très jolie ville, grande mais pas trop, avec un côté provincial que l’on ne sent pas à Sydney. La vie à l’air d’y être plus cool, on est également surpris par les températures très agréables, pas de blouson nécessaire et un beau soleil, ce qui nous change des jours précédents à Cairns. Après avoir trouvé un meilleur backpacker, on empreinte un tramway d’époque pour touristes qui fait le tour de la ville. Très sympa, les buildings, le fleuve Yarra, la baie de Port Phillip,.. on a particulièrement apprécié (enfin, surtout Max) la qualité architecturale du Melbourne Exhibition Center. Perso je me suis pris de passion (enfin de passion, le mot est un peu fort) pour les ponts. J’avais littéralement craqué pour le pont de Norman Foster à Londres, où les piétons volent d’une rive à l’autre de la Tamise. Ici à Melbourne il y a un pont qui monte et qui descend, j’ai trouvé l’idée super originale, de faire un pont avec du dénivelé. C’est beaucoup moins chiant à traverser, ça monte et ça descend, bref, j’ai adoré !

 

On n’était pas non plus à Melbourne pour acheter du terrain, le lendemain matin on partait barouder au volant d’une voiture de location, une Hyundai, direction la Surf Coast. Avouez que les noms font plutôt rêver, la Gold Coast, la Sunshine Coast, la Surf Coast,.. La Surf Coast mérite amplement son nom puisqu’elle abrite toute une série de spots de classe mondiale, dont la célèbre Bell’s Beach, qui a abrité une épreuve du circuit mondial de surf quelques mois plus tôt, et dont Mick Fanning est originaire. C’est vrai que l’on n’a pas été déçu par le spectacle, en dépit  du fait que nous n’avions pas notre matériel pour nous mettre à l’eau. L’eau qui était à 13°C, quand même ça jette un froid. Les vagues sont parfaites, ça déroule parfaitement, et ça tube, impressionnant. Tu m’étonnes que les Australiens surfent, vu la qualité de leurs spots dans tout le pays.

 

La Surf Coast n’était en fait qu’une escale avant de rejoindre la Great Ocean Road. La Great Ocean Road, est parait-il, simplement une des plus belles routes du monde, rien que ça. Elle est située le long de la côte et s’étend entre Torquay (usines Rip Curl et Quicksilver) et Apollo Bay 200 km plus loin. Elle suit les falaises de la côte, les plages, et plusieurs sites classés au patrimoine mondial.  C’est l’endroit où se rencontre les plaines vertes suisse du canton de Vaud, avec vaches, moutons,.. et la mer de Tasman, eau turquoise et plages de sable fin. Le contraste est saisissant. On s’arrête tous les 50 mètres pour faire une pose photo, ça nous prendra la journée pour parcourir les quelques 100 km de la première moitié. La route est sinueuse et sujette à un nombre d’accidents anormalement élevés, mais rationnellement expliqués par la beauté du site : les touristes au volant ont les yeux collés sur le paysage.. et donc fatalement finissent par embrasser le décor qu’ils regardaient.

Premier arrêt en fin de journée au Twelve Apostles, qui sont des espèces de ponts formés naturellement par l’érosion entre le continent et un bout de rocher. C’est pas très clair comme je le décris, mais les photos parlent d’elles-mêmes. Les Apostles ont une vraie vie, ils sont crées, ils vivent, et ils meurent, quand le lien qui les relie au continent est brisé par la force des vagues. Sur les 12 qui ont été repérés au départ, seuls 7 sont encore debout, donc si j’ai un conseil à vous donner pour les visiter c’est de ne pas trop traîner.. L’un deux, le célèbre London Bridge s’est écrasé récemment en 1990, sniff. Bref, le site est majestueux, on en a pris plein les yeux, d’autant qu’on y était au coucher du soleil. L’avantage de barouder l’hiver est que les sites sont vides, un avantage au combien satisfaisant. Plus il y a de monde, moins ça me plaît en général. Et la, ça m’a beaucoup plu ! Cette journée a marqué un tournant dans notre voyage, d’un point de vue matériel j’entends : on a décidé de ne plus dormir dans des backpackers la nuit, et pour cause, il y en a pas dans cet endroit, et d’opter pour l’option camping . Je sais l’idée paraît complètement stupide, on est resté dans des hôtels sur tout le long du Nord de la côte quand il faisait chaud et maintenant que ça caille on veux camper.. le truc est que je me suis cogner à trimballer cette tente depuis le début du voyage, et je n’ai pas démordu qu’on allait l’utiliser. Ici, aux Twelve Apostles, quelque part à l’Est de Melbourne, pas un rat à des kilomètres à la ronde, on cherche un coin pour camper. On va finalement s’installer à côté du parking, derrière un quelques arbres, mais en plein vent. La nuit a été courte, on part tôt pour éviter nos mésaventures de la côte Ouest et de se faire réveiller en pleine nuit par la police. Apparemment Max n’a pas trop kiffé la tente, il choisira de dormir dans la voiture les jours suivants. Remarque un dans la voiture, un dans la tente, on occupe bien l’espace comme on dit.

Bref on repars le lendemain matin pour voir toute une série de trucs vraiment bizarres. Par exemple ce qu’ils appellent le Blowhole, où les vagues s’enfoncent sous la terre dans un espèce de tunnel pour arriver dans une sorte de grande piscine avec un fracas épouvantable. La côte est parsemée de « formations rocheuses » comme ça, uniques au monde, qui, si elles étaient en Europe, seraient classées comme monument national. Ici en Australie, il y a juste un panneau, c’est tout. Dans le même genre ( je vais pas les décrire tous, vous inquiétez pas), il y a des grandes arches en rocher au milieu de l’Océan, ou encore des geysers formés quand les vagues rencontrent les rochers. On ne s’ennuie pas sur la Great Ocean Road, on a pas vu le temps passé..

Prochaine destination toujours dans les environs de Melbourne, et toujours avec notre Hyundai rouge avec marqué en gros dessus « VOITURE D’OCCASION » (on avait pas l’air de blaireaux d’ailleurs avec cette bagnole, toutes ces inscriptions en rouge, ils auraient pu marquer à  la place « ON EST DES GROS TOURISTES ON EST PERDU » sous chaque fenêtre, ça n’aurait rien changé), Phillip Island. D’ailleurs sen parlant de notre voiture, enfin le truc qui nous servait de moyen de transport, je tiendrai à souligner la qualité des voitures françaises, par comparaison au pot de yaourt que l’on conduisait. Pour l’anecdote, en passant sur un dos d’âne à peine trop vite, on a perdu la « steering belt », la courroie qui permet de tourner les roues. Rien que ça !! Et à deux à l’heure en plus !! Aller plouf, plus possible de tourner tes roues mon grand, freine avec les pieds pour voir. Je vous laisse imaginer le massacre à 120 km/h. Bref. Rendons à César ce qui appartient à César, je tiens l’idée d’aller visiter Phillip Island d’Erika, qui elle la tient de.. bla bla bla, on s’en fout, l’important c’est qu’on y aille. Phillip Island est une petite île à l’Ouest de Melbourne, relié au continent par un pont, très moche d’ailleurs, connue pour ses spots de surf (eh si !! encore !!), et ses pingouins. Je passe sur les spots de surfs, on les a tous vus, ils sont fantastiques, les vagues déroulent, blablabla vous connaissez la chanson. Par contre les pingouins, ça devrait vous intéresser un peu plus. On est en Australie (si vous avez toujours pas compris ça, consulter un médecin), qui dit Australie dit plage, surf,.. oui, mais pingouins aussi ! Effectivement, on a appris avec surprise qu’il y a une colonie de pingouins, les plus petits du monde soit dit en passant, qui vit sur l’île, avec une particularité tout à fait étonnante. Ces pingouins ont l’habitude de débarquer tous les soirs de l’année sur la plage à la même heure, à cinq minutes près. Je sais pas si vous vous rendez compte de l’exploit : 300 pingouins débarquent avec une ponctualité d’horloger suisse tous les soirs au coucher du soleil. On a pensé que ça valait le détour. Le phénomène a été repéré avec l’arrivée des premiers colons, au début du 20ième siècle, il y a des photos à l’entrée du site où on peut voir les bourgeois assistés à l’arrivés des pingouins, assis sur la plage avec des couvertures. Les choses n’ont pas beaucoup changé sur le fond, par contre sur la forme oui : maintenant il y a des tribunes pour parquer les touristes, un peu comme dans un stade, et l’entrée est payante. De plus il y a de nombreux asiatiques, signe incontestable du succès touristique, et de ma déception. Néanmoins, on a passé une excellent soirée, voir ces petits pingouins débarqués, se faire rouler dans les vagues, attendre leurs copains, puis finalement trouver un coin dans le bush pour passer la nuit est surréaliste.

 

Les jours passent et ne se ressemblent pas en Australie. Après avoir contempler les vagues et les surfeurs hier, nous voilà aujourd’hui dans les montagnes, les Alpes australiennes. Eh oui, ils ont les Alpes ici aussi. Déjà les néo-zélandais avaient les Alpes également, pas bien original tout ça. Nous voilà en route pour Mt Buller, tant qu’à voir une station de ski australienne, autant voir la plus grande. La route qui mène à la station est magnifique, avec des passages dans des grandes plaines vides, dans la forêt dense,.. c’est un festival. Première surprise en arrivant au pied de la montée pour la station, péage. Eh oui, il faut payer pour monter en station. Remarque je ne me plains en NZ c’est pire, ils ont pas fait de route, faut monter à pied. Va pour payer en voiture. La station de Mt Buller est très classe, très chic, un peu le Courchevel local. Le prix des forfaits est exorbitant, 95$ la journée, pour 25 remonte pentes. Certes c’est très cher, mais l’espace skiable est très bien exploité, les remontées mécaniques sont d’excellente qualité (quatre places débrayables), et l’enneigement artificiel est présent quasiment partout. Nos regards de professionnels de la montagne ont apprécié, photos des moniteurs à l’entrée de l’école de ski. On ne skiera donc pas en Australie pour cause d’insuffisance de budget, mais on aura passé une excellente journée, avec une petite marche jusqu’au sommet local, à 1750 mètres, et une vue imprenable sur tous les hauts plateaux environnants.

 

Dernier jour avant notre grand retour à Sydney, on choisit de rester dans les montagnes en allant visiter la station nordique de Lake Montain. Comme son nom ne l’indique pas, il n’y a pas de lac à Lake Montain (Rah la bonne blague), mais plein de pistes de ski de fond, d’après ce qu’on a entendu dire. La meilleure station nordique du pays. Plein de pistes est un peu exagéré, autant on a été surpris en bien par Mt Buller, autant là on est déçus. Surtout Max, qu pensait revenir cet hiver pour montrer à ces australiens comment on pousse sur des bâtons, c’est raté. C’est très petit donc, et toujours très cher, mais c’est mieux que rien. On peut même apercevoir les buildings du CBD de Melbourne depuis une des pistes, ce qui est quand même impressionnant. On court sur les pistes de ski de fond où il reste quelques bonnes plaques de neige, la station venant juste de fermer. On rentre à Melbourne, quelques heures de Hiundai plus tard, rends la voiture (de toutes façons on l’aurait pas ramené, vive Peugeot) et on prends le train de nuit (encore un truc de nuit) pour Sydney.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

marine 27/09/2007 06:37

hahahahahahahhahahahahaha vous me faites bien marer tout les deux. des vrais guides touristiques!du coup il va falloir que je relise ceux sur la NZ pour checker ce que je dois aller voir.quoi que je m'en sort pas mal, en une semaine, j'ai paye juste une nuit a l'hotel et le reste du temps je suis chez l'habitant.... habitant qui a de la famille a tel endroit et qui donc a son tours m'heberge, et donc le pere fait des grands trekking a cheval dans le bush, et du coup il m'emmene pour 4heures........ rolalala qu'est-ce que j'adore ca :) vraiment trop cool les gens! a peine un jour qu'on s'est rencontre et ils me filent la clee de leur baraque avec court de tennis. quel bonheur!bon j'attends les anecdotes du canada! bise a erika au passage!cheers