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Nouvelle-Zélande Ile du Sud 2006

Dailymotion blogged video

 

Décollage demain de Christchurch à 2:35 PM, direction Sydney, environ 3h20 de vol. Mon histoire chez les kiwis s’arrête donc demain. Trois mois que j’ai pris le train à cinq heure du mat’ à Besançon, le temps de faire un petit bilan.. Cette fois le bilan des bilans de NZ.

 

Je ne sais toujours pas trop pourquoi j’ai choisi de venir ici, à l’autre bout du monde, pour faire mon stage de deuxième année. J’aurais très bien pu le faire dans un labo de l’école, à 1000 euros par mois, ça a son charme aussi. Mais voilà, je me suis lancé dans l’aventure NZ, en envoyant mes premiers mails sur l’île au mois d’Octobre dernier, sans trop y croire. Je me rappelle encore mon père me dire que je ferais bien d’accepter l’offre de stage à Ornans, « parce que ta Nouvelle-Zélande.. ». Bon, il se trouve que j’ai eu un peu de chance, et que j’ai persévéré. Des heures à l’ENSEEG le soir sur internet pour trouver un stage, un billet d’avion, un logement, un visa, tous les papiers, et la responsable des relations industrielles de l’école : « La Nouvelle-Zélande, c’est bien au Sud de l’Italie ?? » _ « Euh..oui, bien bien au sud alors.. »

 

Et le départ, pas facile de tout quitter même si ce n’est que pour 4 mois.

 

Je crois que j’ai fait un peu le tour de tout ce qu’il était possible de faire et de voir en NZ, j’ai cependant quelques regrets, comme ne pas être aller marcher dans les glaciers bleus de la West Coast, ou ne pas être aller voir l’invasion des pingouins à 17h05 tapantes à Oamaru, mais mon plus grand regret est d’avoir été un voyageur pressé. Toujours à fond, pour voir le plus de choses possibles, ça aurait été sympa de pouvoir prendre son temps et rester plus longtemps dans certains endroits.. mais bon, je n’étais pas en vacances.. eh non, malgré les apparences..

 

Je ne vais pas revenir sur les trips en eux-mêmes, les articles sont suffisants, et j’ai abusé de tous les adjectifs que je connaissais pour décrire à quel point ce pays est une merveille. Une pure merveille, un joyau. L’Océan, les montagnes, les couleurs, le ciel étoilé, les rivières, les couchers de soleils, les oiseaux.. tout sort des studios Disney.

 

Ce voyage ne fut pas exclusivement visuel, les gens que j’ai rencontré au cours de ces trois mois sont au moins aussi importants. Je ne pourrai pas tous les citer, mais ils m’ont apporté beaucoup, par leurs cultures différentes, leur expérience de voyageur.

Parfois le feeling passe, en dépit des différences.

 

 

Commençons par mes deux collègues des Pionneers, mes potes, Anton et Tobi – NZ et Germany-, mon supervisor Mark qui j’espère va m’envoyer droit vers l’Australie l’année prochaine –Australia-, Kerstin qui m’a supportée tous les midis et certains week-ends –Germany-, Hana et Pavel que je dois revoir pour la coupe du monde de rugby en France en 2007, mes collocs – Czek Republik-, Chantal –Switzerland-, Dhiraj et Satya –India-, Matthew le prof de géo que j’ai embarqué au lac Tekapo m’offre une chambre au Québec – Canada-, Ismael collègue moniteur de ski m’invite au Chili –Chile-, Claire pour les soirées dans les pubs –UK-, Louis le snowboarder fou – Mexico-, Neilson et Collin – Canada-, Alexis, Ben, Sarah – France-, et douze mille autres dont j’ai oublié le nom mais pas le sourire..

 

Le problème après cette expérience est que je n’ai qu’une envie, c’est de repartir. Impossible de rester scotché en France, il y a tant de choses à voir et à découvrir.

La vie est courte, c’est le bon moment pour aller voir si c’est la terre est bien ronde partout, ma carrière d’ingénieur et d’homme occidental pressé attendra quelques années.

Et chaque personne rencontrée me parlant des voyages qu’il a fait, des merveilles du Chili, de Thaïlande, du Canada ( la Champagne-powder !!), j’ai qu’une envie, c’est d’y aller !

 

NZ, voyage initiatique, qui m’a fait prendre conscience qu’il n’y avait pas que la France sur Terre.. et qui m’a transformé. Un peu plus mature j’espère, plus débrouillard, je suis parti marié, je reviens célibataire.

 

 

Enfin un immense merci à VOUS, qui lisez ce blog, de plus en plus nombreux ( plus de mille pages vues pour le dernier volet de la trilogie North Island ), malgré le fait que je n’aie pas donné l’adresse ici, et que je ne sois pas référencé par google.

 

Voilà, le trip n’est pas fini, c’est juste la page NZ qui se referme, et les pages de Sydney et Bali qui vont s’ouvrir demain.

 

J’espère que je pourrai vous donner quelques nouvelles.

 

Merci.

 

Mardi 8 août 2006

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Dernier week-end en NZ, je pensais rester tranquille chez moi pour commencer à préparer mes affaires, penser à Sydney, .. mais rien de tout ça n’est arrivé.

 

Vendredi soir, rendez-vous avec Anton et une de ses copines kiwies, Pénelope fraîchement débarquée du Canada, j’ai passée une super soirée dans un bar chic qui vendait du vin français à discuter de la façon dont le langage que l’on parle influence notre façon de penser.. à suivre..

Anton insiste pour que j’aille skier avec lui dimanche à Tample Basin. Le nom ne me dit rien du tout. Il parait que le forfait est gratuit car c’est l’ouverture de la saison, je finis par craquer, il passe me prendre dimanche matin 7 heures devant la maison. J’étais pas motivé à 100% pour retourner skier, je suis déjà aller à Munt Hutt, et je pensais en rester là. Rien que de repenser au matos..

 

Samedi, soirée à la maison, en effet je ne suis pas le seul à quitter la coloc’ cette semaine, Hana et Pavel, le couple de République Tchèque s’en vont aussi, ils partent en Inde. Soirée nostalgie donc, et cadeaux. J’ai reçu un magnifique caleçon avec une grande carte de la Nouvelle-Zélande dessus, inutile que je vous fasse un dessin.. apparemment ils ont repéré que je n’étais jamais là les week-ends, la carte est donc pour montrer à ma copine les endroits où je suis allé.. sans commentaires..

 

Dimanche matin, réveil difficile à cause du vin kiwi de hier soir qui me tape sur le cerveau. 7 heures, Anton est là, avec un de ses potes kiwi Louis, du Mexique. Direction Tample Basin, avec arrêt location matériel, où j’ai loué les mêmes daubes que la dernière fois. Je suis fou. Par chance, il fait grand soleil. Tample Basin est assez loin de Christchurch, 160 bornes, en deux heures de bagnole, avec un Anton en version « Rallye de Nouvelle-Zélande ».

Autant Mt Hutt ressemble à une station européenne en miniature, autant Tample Basin n’a pas d’équivalent chez nous. Les kiwis appellent ça la « clubbie experience », car la « station » est gérée par un club de ski. Pour vous donner une idée, ELF à côté c’est l’espace Killy.

Il y a 3 remonte-pentes, mais pas n’importe lesquels, des « skitows ». C’est assez comique. Ca consiste en un gros fil-neige, le même que l’on a à l’ESF pour les Piou-pious mais puissance mille. Le problème majeur est de s’accrocher à la corde pour se faire traîner jusqu’en haut de la pente. Pour ça les kiwis ont tout prévu, les skieurs portent des espèces de baudriers, avec un « nutcraker » à la ceinture. Littéralement un casse-noisettes. La technique semble simple, il faut rabattre le casse-noisette sur la corde, et serré fort jusqu’en haut. La réalité est plus complexe.

Le meilleur reste à venir lorsque j’ai demandé combien de temps il restait avant d’arriver. Anton me répond « Mmmm.. 1h de bagnole et une heure de marche. » _«  Euh, quoi ??!! de marche ?? faut marcher ???? »

Eh oui mon grand, ça serait pas drôle si il y avait une route pour monter.. Il faut se taper 1 heure de rando à pieds avec tout le matos sur le dos, pour monter de la vallée d’Arthur’s Pass jusqu’à la « station ». Je transpire à fond, j’arrive en haut je suis mort.

Il y a 3 skitows, mais pas de pistes, rien n’est damé bien sûr, on skie au milieu des coulées d’avalanches toutes bleues. En NZ, on skie sur de la neige bleue, pas blanche.

Le paysage est magnifique, montagnes et rain-forest à perte de vue. On paye finalement notre forfait ( c’était pas gratuit du tout ! ) et je loue mon nutcraker. Je ne vous dit pas la dégaine, on dirait que je vais escalader l’Everest, alors qu’en fait je vais juste prendre le téléski..

Le coin est superbe, il y a un skitow pour les débutants à droite, un pour les « intermediate » en face, qui relie vers un autre pour les « advanced ».

C’est parti, essayons. Anton manque son coup deux fois avant de réussir à monter, c’est à moi. J’attrape la corde, qui va super-vite, galère comme un malade pour sortir mon nutcraker, le passer dessous et le rabattre, encore un effort, il faut le fermer, ça y est, du premier coup ! Mais c’est vraiment la lutte ! Et pas trop le droit à l’erreur, si votre doigt passe sous la poulie du « pylône », qui n’est qu’à quelques centimètres, je ne donne pas cher de votre main.

Une fois en haut il faut re-marcher pour atteindre le second skitow. Je galère cinq fois avant de monter, et bousille mes gants par la même occasion. En haut du domaine, il faut traverser et ENCORE  marcher, pour atteindre un petit sommet. La vue est superbe, on va descendre dans un espèce de grand vallon, pas de traces.. malheureusement la neige n’est pas terrible, le maillon faible de cette journée, car toute croûtée, je tourne en pas-tournants, ni vu ni connu. On s’enfonce dans des lits de rivières naturelles, en hors piste, ( de toute façons il n’y a pas de piste évidemment ), magique.

La journée est passée vite, on redescend à pied le soir, presque sous la pluie, mais en laissant les skis à un vieux téléphérique.. et après avoir virer les gros perroquets qui essayaient de les manger.. des Keas verts et oranges sous les ailes, crazy country..

 

On s’arrête le soir en rentrant dans un « fish and chips », où tous les kiwis qui skiaient se retrouvent, ambiance bonne enfant avec karaoké et bières.

La vie est belle en NZ, c’est moi qui vous le dit.

Du coup on a loupé le magasin de location, déjà fermé, Anton a donc dû ramener les skis lundi matin, je ne sais pas comment le remercier.

 

Une journée où j’ai pu découvrir une autre façon de vivre le ski, un truc de passionnés, loin des stations bruyantes d’Europe. Ici il faut avoir la foi.

La station est née il y a presque 75 ans maintenant, et fonctionne toujours avec les mêmes remonte-pentes, c’est incroyable.

La marche pour monter, le nutcraker, ce domaine hors-piste fabuleux,.. je n’oublierai pas que le ski en NZ, c’est comme ça, mais malheureusement c’est en train de changer.

J’espère juste que si je reviens à Tample Basin dans 20 ans, je ne trouverai pas une 4 voies pour y accéder et un six places flambant neuf.

Lundi 7 août 2006

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Samedi 5 août 2006

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...une autre planète, 50 heures de voyage, manger du poulet au curry tous les jours, vivre avec un Papou, nager avec des dauphins, un israélien qui danse comme Mickael Jackson, sauter d’un avion à 12000 pieds, ne rien capter au kiwi-english, beaucoup de français, un glacier dans la jungle, des phoques de partout, des couchers de soleil indescriptibles, boire des bières dans les pubs, le pays du rugby, des maoris qui tirent la langue, le seul pays où il reste des baleines, l’hiver au mois de juillet, une gigantesque zone industrielle, un pays où il est interdit de rouler en vélo sans casque, deux îles à 20000 bornes de Paris, des américains qui fument des joints, la rencontre des Alpes et du Pacifique, des oiseaux de toutes les formes et de toutes les couleurs, un immense melting-pot, le pays où on ne peut rien faire sans bagnole, des apparts à autant de nationalités que de collocataires, le droit de vote accordé aux femmes en 1893 ( France : 1944 !!! ), des exhibitions de Maoris dans les zoos, des bombes nucléaires françaises pas très loin, bosser avec un népalais, des cars de japonais, ne pas pouvoir entrer dans un bar sans son passeport, des maisons pas isolées, des good possums plein les routes, des pubs de 10 minutes toutes les 10 minutes à la télé, un trou dans la couche d’ozone, la société la plus égalitaire du monde sans pauvres ni riches,  un moniteur de ski chilien, un surfeur costaricain attendant le swell à Kaikoura, la short-T-shirt-tongs panoplie quelle que soit la température extérieure comparée à la french gants-bonnet-écharpe-veste-de-pluie panoplie, une bagnole pour 200 euros, l’interdiction de fumer dans les bars ( le bonheur ), les All Blacks et le « cut-throat » du Haka, des volcans encore actifs sur lesquels on peut skier, des spots worldclass de pêche à la mouche, faire croire qu’on parle anglais en abusant des « you know », « definitively », « as well » tout en étant « pissed off » et en traitant tout de « crappy », le permis de conduire à 16 ans ( Ah ca en fait rêver plus d’une ça hein ?!?!), des uniformes ridicules de la maternelle au lycée ( heureusement pas à la fac lol ),... et douze mille autres trucs encore..
Jeudi 3 août 2006

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D'habitude je suis vraiment pas fan de pub, mais là il faut reconnaître que celle-ci est vraiment réussie.. La BO ( k-os, the love song ), les paroles, les images.. tout me fait rêver.. finalement qu'on vive un jour comme une  "mayfly" ou 100 ans, c'est pareil, il faut faire ce que l'on aime.. ca parait pas compliqué..





Mardi 1 août 2006

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Voilà, c'est la fin du trip, je décolle pour Sydney mercredi prochain.. je suis en train de finir mon rapport, enfermé chez moi devant mon écran.. moins passionnant que d'habitude..un peu la nostalgie du départ, lorsqu'ils faut dire aurevoir, ou plutôt adieu et bonne chance.. le temps de se rappeller les bons moments, et combien c'était fort..
Mardi 1 août 2006

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Plutôt puissant mon appareil photo, vous en conviendrez. x 2000 !!!!!!!!! Qui dit mieux??
C'est une fibre de Harakeke, une plante locale, vue au Scanning Electron Microscope dernier cri, le plus puissant de l'hémisphère Sud, 500 000 $..







Tout le monde me parle de mon stage. Je vous ramène des photos de l’autre bout du monde, saute de l’avion, nage avec les dauphins, et subitement vous êtes plus intéressés par mon boulot la semaine, va comprendre..

 

Donc pour répondre à la demande, voilà en gros où j’en suis : ça a été la croix et la bannière pour presser à chaud mes échantillons de biocomposite. Comme je l’avais mentionné, j’ai été délocalisé pendant une semaine à Canesis un centre de recherche privé. Après moult et moult péripéties et rebondissements, j’obtiens enfin mes « samples », mais de qualité douteuse.

En effet, presser par le temps, j’ai commis quelques erreurs qui s’avèreront fatales par la suite, lors des résultats des tests en tension.

Ces résultats sont tout simplement catastrophiques, inutilisables. L’exact contraire de ce que j’attendais. Et dire que si ces maudits résultats avaient été meilleurs, j’aurais publié mon premier article dans une revue scientifique, la revue Composites, Part A, en l’occurrence. Qu’à cela ne tienne, ma carrière de chercheur attendra un peu encore pour commençer.

J’avais prévu de faire plein de choses marrantes avec mes résultats, comme une analyse de variance, une comparaison avec cinq modèles et une analyse de Weibull, mais hélas, je ne pourrai rien faire.

Je vais passer mes dernières semaines à la fac à essayer de comprendre cette faillite, qui, comme me le rappelle Mark, n’est pas de ma faute.

Bon, un peu quand même, j’avoue, mais un tout petit peu..

Mais toutes les machines en panne, les techniciens malades ou incompétents.. ça je n’y peux rien.

 

Enfin, pour vous remonter le moral, car je vous sens déprimé par ces mauvaises nouvelles, voici la bonne nouvelle de la semaine. Je pars en vadrouille. Et pas une petite vadrouille au premier lac du coin, je vais sur l’ILE DU NORD !!!!!!!! Pendant 6 jours, si tout va bien, avec mon pote Tobi, from Germany. J’ai dégotté un bon plan pour voler jusqu’à Wellington, 55$, c’est donné, mais les places ne sont pas garanties. En fait j’ai dit à tout le monde que j’allais sur la North Island, mais si l’avion est plein, on se retrouve comme deux cons à Christchurch.. j’ose même pas y penser.

Donc on vole jusqu’à Welli, on loue une voiture et en avant. J’ai également une ébauche de programme, on va faire une sorte de tour de l’île, en essayant d’en voir le maximum. Il y a deux trois trucs sympas à voir, comme des volcans, des lacs avec des couleurs bizarres et d’autres trucs encore. Je pense que pour les photos vous ne serez pas déçus.

 

J’essaierai de vous faire un report avant la fin vu que j’emmène mon ordi pour bosser le soir.

 

Bonne fin de semaine à tous !

Mercredi 19 juillet 2006

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Tant que j’y suis à raconter ma vie chez les kiwis, je vais vous parler de ma « skiing experience » en NZ.

 

 

Vendredi soir, on a rendez-vous avec les deux allemands au Bowling center de Christchurch avec deux kiwies girls rencontrées à Kaikoura. C’est elles qui ont insisté pour qu’on se revoit, c’est sympa mais je vois comprends pas très bien pourquoi. Elles ont 26 ans, et un job difficile à l’hôpital avec des enfants handicapés.

Bref, l’allemande s’est occupée de tout ça pour une fois, et a organisé la soirée. On doit se retrouver en ville pour aller rejoindre les kiwies tous ensemble. Une belle utopie. Kerstin a oublié la carte, ne connaît pas l’adresse, on s’est perdus, on arrive tous fins excités les uns contre les autres avec 30 minutes de retard. Plus jamais je fais confiance à l’allemande, c’est terminé. Autant dire que la partie de bowling s’annonce très tendue. Malheureusement mon épaule depuis mon crash en quad me fait toujours souffrir. Et en dépit de cette piteuse excuse, je me suis lamentablement fait battre d’un point par l’allemande, toute sourire de sa performance. RRRaaaahhhhh !!!!!  La honte sur ma famille pour des générations. Changement de nom et retour en France sont les hypothèses successivement envisagées après la défaite. Du coup, pour poursuivre l’exemple français de la coupe du monde, je me la suis joué à la Zidane’s style, je lui ai mis un gros coup de boule à l’allemande, prétextant qu’elle m’avait insulté. Je ne déconne pas, j’ai horreur de perdre.

 

Rien de prévu samedi, le coiffeur ayant déjà été testé la semaine dernière avec la boucherie que tout le monde connaît, je me suis bien gardé d’y retourner. L’évènement majeur de mon week-end a lieu demain dimanche, où je dois aller skier à Munt Hutt, avec Tobi l’allemand, une kiwie, une danoise, et Anton mon pote du Twalk. Vous vous rappelez, il rentre du Canada où il a enseigné le ski, et il m’avait promis de me faire découvrir son home spot, Mt Hutt.

 

Lever 6h du mat, énergique pour un dimanche matin. Pas d’étoiles à travers la fenêtre, c’est plutôt mauvais signe pour la météo, d’autant qu’il faisait mauvais hier. Je vais me les geler..

Anton me prends à l’heure, avec une grosse caisse 4x4 japonaise, le bonnet enfoncé sur la tête, et le sourire jusqu’au oreilles. Le garçon est content de me voir, ça fait plaisir. Il doit surtout se demander comment skie ce moniteur français.. « Hey dude, how is it going ? »

C’est brouillard épais sur Christchurch, on y voit pas à deux mètres, il fait nuit noire. Euh, je peux descendre et aller me recoucher ??

Finalement après 20 bornes, à la sortie de la ville, un truc blanc se profile à l’horizon, les Alpes. On sort du brouillard, grand soleil. Si c’est pas du bol ça.. Comme d’hab’, les Alpes se dressent devant nous, un grand mur orange au bout des plaines du Canterbury.

Arrêt matériel. Autant question skis j’ai ce qu’il faut à la maison, autant ici je suis proche de zéro. Je découvre les sports d’hiver de l’autre côté de la barrière cette fois. Je ne suis plus le mec en rouge qui se la pète et qui ne fait pas la queue. Là je suis le touriste qui va louer du matos préhistorique, raquer son forfait plein tarif, et se garer à perpette du premier télésiège. J’ai hérité d’une paire de K2, évitant de justesse les skis pour débutant, monnayant l’option « high performance ». Pour ce qui est du forfait, ça c’est moins bien passé. Ils n’ont pas voulu accepter ma carte d’étudiant international, j’ai du payer plein pot. Devinez combien, sachant que la station de Mt Hutt, est plus petite que Piquemiette ? Allez, 80$ !!!!! Le prix d’un forfait à Tignes..

La route pour monter est vraiment à la limite du chemin de forêt, en terre, avec une petite couche de glace sympathique. Sans 4x4 ni chaînes, aucune chance d’y arriver. Par contre le coup d’œil sur le paysage en vaut la peine. Comment dire.. Au sommet du six places, vue à 360°C, sur entre autres, les plaines du Canterbury, avec Rakaia River, ultra large, et se jetant dans le Pacifique. Ah la vue sur le Pacifique depuis le haut du domaine skiable, je ne suis pas prêt de l’oublier. Sinon du côté des montagnes, tout est blanc ; avec le Mt Cook et le Mt Tasman en toile de fond. On voit presque l’île d’un bout à l’autre. Comme si d’un sommet des Alpes du Sud vous aperceviez Paris, c’est un peu la même sensation.

Venons-en aux choses sérieuses. J’ai oublié de préciser que Tobi et Stacy la kiwie girl sont totalement débutants. Qui c’est qui va apprendre à skier à l’allemand ?? C’est bibi ! Pas de bol, je vais devoir bosser un peu aujourd’hui. Tobi se débrouille plutôt bien, aussitôt le chasse-neige acquis, basta, j’ai les skis qui me démangent. Première descente à Mach 2, totalement incontrôlée. Comment fait on pour tourner avec des skis et des pompes de locations aux pieds ?? Ca me parait quasi-impossible. En fait mes clients sont des sur-hommes.. je serai moins exigeant la saison prochaine..

Après la première descente, j’ai pu observer mon pote kiwi sur des skis. Bon skieur, pas de doutes. Mais pas le niveau pour aller au bout du BE français, j’en suis convaincu. Du coup je ne sais pas si j’ai impressionné ou quoi, mais ils sont parti au bar avec la danoise, je ne les ai plus revu de la journée..

Ma deuxième descente s’est un peu moins bien déroulée, j’ai voulu sauter une petite corniche, tranquillou, rien de méchant, j’avais juste oublié que j’avais du matériel de location aux pieds. Mes chaussures sont beaucoup trop molles, je pars sur l’arrière, déchausse aussitôt les deux skis ( fixations réglées à 5 !! ), glisse jusqu’en bas de la pente sans pouvoir m’arrêter. Ah il est beau le moniteur de ski !!!! Heureusement que je suis incognito ici, et pas en rouge.. ni vu ni connu je me relève vite fait, personne n’a rien vu. Mon bras gauche a morflé, le même que j’avais cassé il y a quelques années. Aïe et re-Aïe. A ce rythme là, si je continue de me casser un truc tous les week-ends, je vais arriver à Bali sur un brancard..  

 

Du coup, ma chute m’a bien calmé.

 

L’après-midi j’ai retrouvé Mark, le supervisor de mon stage à l’université, mon boss. Mis à part le boulot, on a vraiment accroché, moi en tout cas. J’ai passé l’après-midi avec lui, c’était génial. Il a 34 ans, et est australien. Comme si ça faisait 20 ans qu’on était potes. Possibilité de me trouver un stage l’année prochaine à 20 minutes d’un des meilleurs de spots de surf d’Australie.. vive le piston.

 

Fin de la journée de ski à 16 heures, et à 15h30 le ciel est déjà orange pour la dernière descente. Awesome !

 

Retour avec le sourire à Christchurchch, j’ai fini la soirée chez Stacy, pizza-bières devant Top Gun.

 

Merci.

 

Lundi 17 juillet 2006

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Tous les sports en anglais ont une terminaison en ing : surfing, skiing, skydiving, kayacking, paragliding,… et tous ceux que j’oublie. Ici, everything is possible, et j’ajouterais everywhere. Brève revue des troupes.

 

Commençons par surfing, mon préféré, même si ce n’est pas la bonne saison. Le surf aurait pu naître en NZ tant les spots sont nombreux et les kiwis passionnés. Le long des côtes des deux îles il est possible de surfer partout, avec personne à l’eau et des vagues magnifiques. Si certains d’entre vous connaissent Anglet au mois d’Août, je veux dire 30 cm entre vous et votre plus proche voisin et ce sur tout la côte, et bien ici c’est le radical contraire. Je crois vraiment que je reviendrai surfer l’été sur l’île du Nord, tant le potentiel de surf est infini. Concernant ce moment de l’année, à Christchurch, les conditions sont un peu rudes, océan à 9°C, et des vagues consistantes. Pour ce qui est des spots ultra connus, world-wide je dirais, citons Raglan, la gauche la plus longue du monde près d’Auckland, plusieurs km, et Mont Manganaui du côté de la péninsule de Kaikoura, une droite fabuleuse, avec les Alpes derrière. No comments..

 

Enchaînons avec le skiing, un grand classique aussi chez les kiwis. La NZ possède de très nombreux ski fields, avec les avantages d’être au milieu de rien, donc paysages magnifiques, mais l’inconvénient d’être relativement petits et très chers. Rien à voir avec l’Europe une fois encore. Citons Munt Hutt à 1h30 de Christchurch, et Coronet Peak vers Queenstown. Il n’y a pas d’hôtels sur place, tout le monde monte en station le matin et redescends le soir, ce qui donne un côté très roots. Je ne vous parle même pas des remontées mécaniques, quand elles existent, genre téléski automatique manuel. Sans compter sur les routes, enfin les chemins qui y montent, infaisables sans un gros 4x4 américain. La NZ voit l’équipe d’Autriche venir s’entraîner ici tous les étés, profitant de la qualité et de la quantité de la neige.

Il est commun ici de faire de l’héli-skiing, du côté de Queenstown et du Mont Cook.

 

Le bungy jumping, le saut à l’élastique, a une place à part puisque il fût inventé par un kiwi, AJ Hackett, qui a fait une démonstration mémorable en sautant de la Tour Eiffel à Paris en 1986. Les kiwis repassent ce saut en boucle dans les pubs le soir, un moment culte. On en trouve maintenant partout à travers la NZ, avec des marques déposées AJ Hackett.

 

Pour les autres sports en ing, je vais essayer de faire un tir groupé : la NZ est le paradis du VTT, du parapente, et du saut en chute libre, le plus sûr et le moins cher du monde, mais ça vous le saviez déjà.. Le kayak de mer a de nombreux adeptes ici, bien plus qu’en France, notamment dans les eaux un peu plus calmes entre les deux îles.

 

La voile est également très populaire, avec des spots à la télé tous les jours montrant la préparation du bateau kiwi pour l’America’s cup qui aura lieu à Valence en 2007.

 

Il y a enfin quantité de sports méconnus et indescriptibles, plus ou moins stupides, comme le zorbing, qui consiste à descendre une pente dans une bulle, ou le jet-boating dans les canyons.

 

Pour ce qui est des sports collectifs, les différences sont encore marquées avec le vieux continent. Le roi est le rugby, où les kiwis mais surtout les Maoris s’attachent  à démontrer leurs capacités physiques. Notez qu’ils ont également fait preuve de courage lors des deux guerres mondiales. Les All Blacks, l’équipe nationale porte la « silver fern », la fougère argentée sur la poitrine et la couleur noire.

Personne ne connaît et ne prête attention au soccer ici, j’ai galéré pour avoir les résultats de l’EDF quand j’étais en vadrouille. 

Le cricket est très connu, héritage britannique oblige, sport agréable à regarder.

Ces demoiselles pratiquent le netball, un sport typiquement féminin, tiré du basket. Le panier est différent, c’est tout ce que j’ai pu remarquer..

 

 

J’aurais pu écrire un bouquin sur le sujet, mais voyant le nombre de lecteurs diminués au fur et à mesure que l’article avance, je m’arrête là pour aujourd’hui.

 

 

PS : L’équipe kiwie de basket s’appelle les Tall Blacks, pour votre culture-gé.. 

PS : L’équipe kiwie de cricket s’appelle ?? les Blacks Caps, je suis sûr que vous l’aviez.. 

 

Jeudi 13 juillet 2006

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Mardi 11 juillet 2006

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Tout un programme, rien que d’écrire le titre de l’article me fatigue, je vous raconte même pas le week-end..

 

Samedi s’annonce plutôt tranquille, un petit passage chez le coiffeur est nécessaire. Le coiffeur chez les kiwis c’est 5 euros. Oui oui vous avez bien lu. Il y a des raisons à cela, le service n’est forcément pas le même, les voici, vous allez comprendre. Je débarque dans un boui-boui, une espèce de cuisine désafectée, il y a une queue impressionnante. Je me demande si je suis bien chez un coiffeur. Deux kiwies en tablier sont en train de coiffer, le verbe tondre – voir même massacrer – serait plus approprié pour décrire leur activité. Je m’assieds en attendant mon tour, personne ne m’a encore adressé la parole. J’attends un bon quart d’heure quand la grosse femme en tablier se retourne vers moi : « Ready ? »  Oulala, je commence à regretter sévère. J’avais préparé mon speech, avec le vocabulaire et tout et tout pour décrire la coupe de cheveux que je désirais. Hélas, pas eu le temps d’en placer une, j’en rigole encore maintenant. Je m’assieds sur le fauteuil. Ce sera donc coiffeur, version boucherie charcuterie, si vous me passez l’expression. J’ai vite abandonné mes vaseuses explications pour me concentrer sur la tondeuse, qui venait heurter ma tête avec un rythme bien régulier. Bing, Bing .. Bref, Bing Bing pendant 2 minutes. Tout va très vite. Finalement c’est autant de sensations que de sauter de l’avion, et en moins cher. La tonte terminée, j’ai quand même eu droit à un miroir pour la vue sur ma nuque. « C’est bien massacré, c’est bon, nickel ! ». Et allez hop, pas le temps de dire ouf qu’un kiwi était déjà à ma place. So much fun ! Juste un regret, j’aurais dû emmener l’appareil photo. Mais bon, je pouvais pas savoir.

 

J’ai passé l’après-midi  au Willowbank Wildlife Reserve, tout ça pour dire un zoo, l’objectif principal étant de voir un kiwi. Je vous soule avec mes kiwis depuis le début, mais j’en ai encore jamais vu. L’erreur est réparée. C’est plus gros que je ne pensais, et impossible de vous ramener une photo, ils vivent la nuit. Par contre il y avait des « eels », des grosses anguilles qui peuplent les rivières de NZ, impressionnantes.

 

 

Avec ma coupe toute neuve de bon blaireau, court derrière, court devant, et court dessus, j’ai des billets pour le match des All Blacks ce soir, contre ces bloody de Wallabies, les australiens pour les non-afficionados de Pierre Salviac, et dieu sait si ils sont nombreux.

Ca c’est pour la bonne nouvelle, la mauvaise nouvelle est que je me traîne encore mon pansement d’allemande. Elle a trouvé le bon filon, elle me suit partout, et du coup se ballade pas mal. J’ai déniché deux canadiens qui nous emmène gracieusement jusqu’au Jade Stadium. On prend place, à 20 mètres de la pelouse, un peu avant la ligne d’essai. Parfait. Les kiwis sont à fond, il y a des banderoles marrantes, genre « I support 2 teams in rugby : NZ and anyone else playing Australia ». Le ton est donné, les kiwis et les aussies ne s’aiment pas trop, voir pas du tout. L’ambiance est plutôt calme, pas de chants de supporters,.. c’est peaceful. Les australiens ont pris une magnifique torchette, 32 à 12 pour les Blacks. Noter qu’il est tout à fait permis de piccoler au stade, et qu’un nombre conséquent de spectateurs étaient bourrés avant la fin de la rencontre. Sympa comme expérience.

 

Dimanche, jour de baroudage par définition. J’avais aucune envie de rester collé à Christchurch, alors j’ai bougé mon boule pour organiser une petite virée. J’aime pas trop organiser d’habitude, mais là j’étais bien obligé. Direction le Lake Tekapo. J’ai pris par la main mon pansement d’allemande, un canadien prof à la fac, et deux autres français jamais sortis de la ville, des bleu-bites en quelque sorte. On les reconnaît lorsqu’ils dégainent l’appareil photo au premier lampadaire à la sortie de la ville.
Je me suis donc tout cogné, de la location de la bagnole à la rando.. Gros coup de bol, il a fait grand beau, en dépit des prévisions kiwies. 5 dans la caisse, j’ai loué un vrai paquebot, manuel cette fois. Le mec m’a dit « If you crash the car, you’ll pay for the rest of your life ! » OK, pas de problèmes ! Passer les vitesses de la main gauche, pas évident, petit temps d’adaptation requis. 2h30 de Mazda plus tard, au lieu des 3h30 de prévues ;-), nous voilà à Lake Tekapo. Sublime, comme d’hab’ j’ai envie d’écrire. Petit arrêt at « the Church of the Good Sheperd”, au bord du lac, où on est senser admirer l’eau turquoise. Pas d’eau turquoise, I want my money back!! C’est pas si turquoise que ça.. c’était peut-être pas la bonne lumière, ou alors je deviens exigeant, enfin passons.
Après quelques clichés du coin, c’est parti pour la petite rando. Mon plan était de grimper au Munt John Observatory. Le truc c’est qu’il est tombé des kilos de neige il y a quelques semaines, et que celle-ci n’est pas partie.. Tous les autres abandonnent sauf bibi bien sûr, ce n’est pas de la  neige qui va m’arrêter. Le sentier n’étant plus visible, je trace droit dans la pente, suit les traces de raquettes. J’apprends plus tard que mon pansement d’allemande s’est décidée à me suivre. J’arrive en haut de l’observatoire après avoir bien galérer quand même. Vue magnifique à 360°. Le lac Tekapo, un autre lac qui était caché, la vue sur le Mont Cook, du blanc à perte de vue, et avec rien dessus. Pas de stations de ski, pas de routes, pas de villages, pas de poteau EDF, rien. Wild NZ. Je redescends. Où est l’allemande ?? Perdue dans la montagne, elle nous retrouvera bien plus tard..
 Je remonte tout ce petit monde en voiture au sommet pour admirer le sunset. Encore une fois, celui-ci a tenu toute ses promesses. Un truc de malade, regardez les photos. Une autre planète. Les montagnes oranges, les grandes trainées pourpres dans le ciel, le lac.. je sais plus trop quoi écrire sur ces paysages kiwis.

Rapatriement le soir à Christchurch, tout le monde était bien content, le canadien voulait me filer des dollars, j’ai refusé. Mais prochaine fois peut-être..


Lundi 10 juillet 2006

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« Arrêté par la police » cela signifie pour les non-englicistes chroniques. Je vous avais dit que j’allais finir en tôle, ça n’a pas traîné. Eh oui, moi, le mec le plus peaceful de NZ, amis des bêtes et des femmes, j’ai réussi à me faire arrêter par la police. Eh si ! Surtout qu’ici les voitures de police ne courent pas les rues, lorsque je me suis fait arrêter, c’était la deuxième que je voyais !! Limite j’ai demandé au mec qui descendait de prendre la pose pour vous envoyer la photo.. genre inspecteur  Kalahaine sur France 2..

 

Alors voilà, je rentrais tranquillou chez moi après une rude journée de labeur pour gagner mon pain quotidien ( dites moi si j’en fais un peu trop ), en char, mon moyen de locomotion, à 2 à l’heure, normal, les mains pas sur le guidon, normal aussi. Tout à coup j’entends un petit « Tniit Tniit » familier, en effet, les kiwis ne sont pas très friendly avec les cyclistes, mais j’ai l’habitude. Je me suis déjà fait insulté deux fois, et sans compter les coups de klaxon, et les appels de phares. Je dois avoir un côté nonchalant sur mon Leclerc qui leur déplait fortement. Comme ne pas garder les mains sur le guidon. Laissez-moi plaider en ma faveur, je vais tellement pas vite que si je ne veux pas trop m’emmerder, j’ai intérêt à regarder le paysage..

 

Donc j’étais serein, sur Riccarton Road, à quelques coups de chenilles de la maison,  quand j’entends le premier « Tniit Tniit ». Je ne m’affole pas, remets les mains sur le guidon histoire d’être poli, et continue à pédaler. Deuxième « Tniit Tniit », ce kiwi doit être vraiment stressé, où alors c’est quelqu’un que je connais. J’élimine la seconde hypothèse immédiatement, totalement stupide, je ne connais évidemment personne ici. La voiture monte à ma hauteur, le mec hallucine tellement je suis collé, une voiture de police, Aïe !. Je me rappelle que j’ai de la famille dans la police, et si jamais ça tourne mal,.. euh oui, bon ça ne marche pas jusqu’ici, d’accord. Le mec descend, je m’arrête, pas beaucoup d’efforts pour m’arrêter vu ma faible célérité. « Hi, ID please ! » Ouh là, je n’ai que ma carte étudiant, je la lui tend, il n’a pas l’air de trop kiffer. Surtout mes deuxièmes et troisièmes prénoms, Roger et Marcel, il m’a redemandé deux fois à quoi ça servait. Je m’interroge. Pourquoi est-ce que je me suis fait arrêter ?? Simple contrôle d’identité ?? Ca m’étonnerait, ils font déjà ça à l’entrée de tous les bars ! Ah, peut-être le trafique d’armes que je viens de lancer entre les kiwis et la France, c’était peut-être pas la meilleure idée. ( Au fait tonton, t’as reçu mes kalachnikovs ?? ). Ou le trafique d’enfants, j’ai un peu abusé. En Fait rien de tout ça, il est juste interdit de rouler en vélo sans casque ni lumières en NZ.

 « Quoi, vous m’arrêtez pour ça ?? Mais je ne suis pas en vélo, je suis en Leclerc, ça n’a rien à voir !!!!! »

En Leclerc, pas besoin de casque, comme tout le monde le sait !! Tout l’équipement de sécurité est préfourni avec l’appareil, c’est pour ça que c’est si lourd. Bref, mon ami de la police ne veut rien entendre, pourtant il a l’air sympa. Tellement sympa qu’au lieu de me coller une amende de 300$ pour le casque et les lumières, je n’aurai droit qu’à 55$ pour le casque, une petite ristournette entre potes en quelque sorte. Bien sûr, j’ai couru acheter un casque et des lumières le lendemain, et j’ai payé mon amende. Vendues mes pompes pour payer l’amende. Triste. Mauvaise soirée.

 

Nan j’déconne rassurez-vous je n'ai rien payer, et je crois que je ne payerai jamais rien, et j’ai toujours pas de casque, rien à protéger. Ils devraient en tenir compte dans leurs lois, les kiwis. J’en toucherai un mot à Hélène Clark , premier ministre, il parait qu’elle débarque bientôt à Christchurch.

Jeudi 6 juillet 2006

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