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Australie Côte Ouest 2007

 

 


Alors nous voilà  parti en ce lundi matin, moi au volant de “Petit oiseau”, comme on a baptisé notre Toyota Corrola, et Erika en co-pilote : « _Attention mon chéri, pas de virage à deux cent mètres !! »

Premier arrêt au désert des Pinnacles, avec trois cent respectables kilomètres au compteur. Le désert des Pinnacles consiste en une poignée de kilomètres carrés de sable très jaune ponctué de roches éparpillées un peu partout. Ma description n’est pas des plus claires j’en convient, regardez plutôt les photos, c’est plus parlant. Bref, c’est très beau, très inattendu au milieu du « bush » australien, faits de buissons très ras-les-paquerettes. Le sable contraste avec le bush et le bleu de l’Océan. A noter la présence de dunes de sable, au sommet desquelles on aurait pu planter le drapeau canadien ou français tellement cet endroit semble perdu. On remonte dans « Petit oiseau », ce nom me fais penser à la chanson de Gad Elmaleh « Oh Petit Oiseau tu peux pas voler, .. mais tu peux marcheeeeeeeeerrrrrrrrrrrr !! ». Bref. On déjeune à Hangover Bay, jolie plage sous les dunes, ‘hangover’ en anglais signifie littéralement ‘geule de bois’, ou ‘tête dans le c*$’, plutôt curieux donc.
On s’arrête à une station service au milieu de rien, genre 300 km au Sud et 300 km au Nord il n’y a rien, rien de rien Je demande par hasard à la dame qui nous sert si il y a quelques kangourous dans le coin. Aleluhia, qu’est ce que j’avais pas dit. Cette dame est aux kangourous ce que le commandant Cousteau est aux sardines, le boss. Elle les nourrit, les soigne dans son jardin, les dorlotte. C’est presque pathologique. On verra quatre kangourous, buvant ou mangeant tranquillou. Elle nous raconte comment parfois elle remplace la mère kangourou pour élever les petits ‘joeys’ (bébés kangourous), c’est assez impressionnant !
Re Petit Oiseau pour atterrir finalement le soir à Geraldton, le point exact où Erika et moi décidons d’améliorer notre quotidien de campeur, en profitant des barbecues gratuits qui jonchent toutes les plages d’Australie. Donc gros changement en perspective, fini le beurre de cacahuète trois fois par jour. On passe la nuit à Kalbarri, avec encore quelques centaines de km, en camping sauvage au bord de la plage. On découvre au petit matin que l’endroit qui nous paraissait bien caché la veille sévère être en fait en plein milieu du bourg ! On décampe illico, il parait que les Rangers font des rondes le matin pour traquer les campeurs criminels comme nous. Un coup à prendre 20 ans fermes dans le coin.

 

En route pour les gorges du Kalbarri National Park sur la Murchson River, pas très en forme en ce début d’automne. L’Australie souffre de la sécheresse, il parait qu’à l’intérieur des terres, ils n’ont pas vu de vraies pluies depuis sept ans. Il y a deux gorges, on choisit de visiter ‘The Loop’, où on peux apercevoir une sorte de fenêtre naturelle à travers la roche, celle-là même qui inspire une petite méditation à Erika. Le paysage est vaste, l’effet Australie joue à fond.

On poursuit vers le Nord, on sent la chaleur et le soleil bien présent. On s’arrête pour voir les stromatolites, ces roches au bord de la mer abritent les formes de vie les plus primitives, apparues sur Terre il y a plus de 4 milliards d’années. Cet endroit est un des rares sur la planète où ces cyanobactéries sont encore présentes. Décidément, en plus de voyager dans l’espace, on remonte le temps. On fait une courte pause à Shell Beach, une plage entièrement constituée de coquillages, d’une profondeur qui peut atteindre jusqu’à dix mètres !! On se croirait sur la lune, tout est si grand, si calme, on est tout seul !! Le deux derniers arrêts avant notre destination finale du jour sont Eagles Bluff, un point de vue sur la côte, où il est possible de distinguer avec un peu de chance les ombres dans l’eau un peu plus bas des requins-baleines et autres dauphins. Pas de chance on a rien vu ! Enfin, nous voilà arrivé à Monckey Mia, station balnéaire ultra-connue pour sa communauté de dauphins plus qu’amicaux avec les humains. D’ailleurs, à peine arrivé qu’on va se mettre à l’eau, on est seul, à 17 heures personne ne se baigne, et là surprise, qui c’est qui vient nous rejoindre ?? L’ami Flipper, qui vient nager à côté de nous, tranquillou la vie est belle !! WOW on n’en revient pas !! Ca c’est fait !

 

On aura l’occasion de voir toute la tribu le lendemain matin, ils viennent pour 7h30 précises, pour le ptit dej’ en quelque sorte !! Ils sont une vingtaine, toute la famille, Papa Dauphin, Maman Dauphin, Bébé Dauphin,.. les Rangers locaux les connaissent par cœur, bien qu’ils soient encore  à l’état sauvage. Ils ont chacun un petit nom, et au fur et à mesure qu’ils viennent nous caresser les doigts de pieds tout au bord de l’eau (je vous jure !!), on a droit à l’histoire de toute la famille, et des combats avec les requins. Ambiance conviviale sur la plage, on prend quelques photos. On craque pour les bébés dauphins, qui suivent la mère et jouent à faire des galipettes entre frères et sœur. Que d’images dans la tête. Le soleil se lève, la journée est parfaite, l’eau est d’un bleu turquoise incroyable. On prend le soleil en attendant que les dauphins reviennent et on regarde les gros pélicans se nourrirent sur la plage. On aura la chance de nager avec deux autres dauphins au cours de la journée, ils nous ont rejoint alors qu’on se baignait. WOW, quel pays ! Malheureusement, on doit quitter ce petit bout de paradis, que dis-je, ce paradis, le lendemain matin. Ca n’a pas été facile de partir !

 

Cap sur Coral Bay, dernière destination phare du trip. Coral Bay est une petite station le long de la côte, au large de laquelle on peut trouver le Ningaloo Reef, une barrière de corail, minuscule par rapport à la vraie, la Grande Barrière sur la côte Est, mais néanmoins d’une taille respectable, un truc comme 300 km de long. Le sport national à Coral bay c’est le snorkelling, comprenez la plongée avec palmes et tuba, pour admirer les fonds marins à quelques centaines de mètres de la côte seulement. Et bien on s’atèle à la tâche, palmes et tuba en place. Effectivement ça grouille de poisson, on croisera même une tortue, sympa ! J’apprends à jouer au poker le soir avec Rasmus, un allemand qui traverse le pays au volant d’une voiture de 1975.

 

Le lendemain les choses sérieuses commencent. On a réservé nos places sur un bateau pour aller nager avec les raies mantas !! Si si !! Alors une raie manta c’est quoi ? Ben c’est un gros truc bizarre, on dirait que ça vole dans l’eau, tout le monde en a déjà vu dans les émissions sur les animaux le dimanche après-midi ou dans Thalassa. Oui mais seulement, celles que l’on va voir sont énormes, jusqu’à 5 mètres d’envergure !! 5 mètres !! Ils les repère par avion pou r vous donner une idée.

Alors nous voilà parti, aujourd’hui il fait grand beau, le mot turquoise n’a jamais eu autant de sens qu’aujourd’hui, c’est du jamais vu. On croise des dauphins et des tortues sur le chemin, pour finalement jeter l’encre au milieu du lagon, here we are. Effectivement, on peut voir deux énormes masses sombres se balader à côté du bateau. Aller, tout le monde à l’eau. On enfile palmes, masque et tuba, et c’est parti. Pas besoin de chercher beaucoup, les deux raies sont là, noires, impressionnantes, énormes. La plus grosse doit bien faire 4m. Elles me font penser au vaisseau de Dark Vador dans La guerre des Etoiles. Elles sont tranquillou, rythme de croisière, à environ 7 mètres de profondeur, près du fond. On tente quelques plongées pour s’approcher, pas facile, c’est profond. Mais quelle grâce ! Inoubliable.

On finit le tour en bateau par plonger sur un endroit spécial du reef, plus joli. On croise deux requins, des reef sharks, entre 1m et 1m50, inoffensifs normalement, mais quand même !! A la première vue du requin j’ai failli avoir une crise cardiaque, « PUTAIN UN REQUIN !!!!!! » « MERDE, ILS SONT DEUX !!!!! ». Ils étaient deux à chasser le poisson, heureusement pas le snorkelleur !! On quitte Coral Bay des images plein les yeux, magique.

 

On fait 300 km le soir pour redescendre dans le Sud, déjà, on barbecute à Geraldton. Fatigué, on trouve un parc pour passer la nuit tranquille, on rigole de voir la grosse pancarte « No camping » à l’entrée du parc. Qui va venir nous trouver ici ?? Ca nous fait bien marrer, on prend même quelques photos, fiers de nous. On plante la tente, morts de fatigue on se couche, les yeux se ferment aussitôt. Soudain à minuit et demi : « POLICE ! SORTEZ DE LA TENTE ! » Hein quoi qu’est ce qui se passe ??? Moi qui était encore en train de rêver des raies mantas de l’après midi, voilà la police qui débarque. Re-crise cardiaque. On sort. Ils nous expliquent que tatati tatata on dois décamper au plus vite et s’estimer heureux de pas choper d’amende. Alors nous voilà à une heure du mat, en pleine cambrousse australienne à re-chercher un coin pour re-planter la tente. On se mettra finalement au bord de la route !

Vendredi dernier jour, on conduit jusqu’à Perth, 800 km plus bas, pour aller prendre l’avion le samedi après un peu de temps passé avec Meg et les ami(e)s canadien(n)es d’Erika.

 

Voilà, je crois que j’ai à peu près tout raconté, deux semaines en Western Australia, 3000 km pour le dernier trip, de quoi avoir le vertige. C’était court, mais bien. Oui, c’était bien.

 

On est actuellement à Sydney, à la maison pour moi, on a trouvé un nouvel appart, et Erika un job. On attend plus qu’une chose, repartir.

 

 

 

Merci :

 

à ma chérie, Erika, qui dort juste à côté pendant que j’écris ces lignes,

à Marie, la pionnière, pour ses good connections, et le goût qu’elle m’a donné de voyager en WA,

à Nicolee et Tom Cullity, leur hospitalité nous a fait chaud au cœur, merci infiniment, on oubliera pas,

à Meg, pour avoir squatté son appart, partagé ses repas, ses potes,.. see ya in Canada !

à Lucie, pour son soutien avant le départ ;-),

et à tous les autres dont j’ai croisé le chemin pendant ces deux semaines : Rasmus, Andrew, Sam,.. Merci à tous.

 

Et Merci à vous qui lisez ces lignes. Bisous à tous.. d’Australie.

Mercredi 30 mai 2007

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Lendemain de bringue, pas très frais (surtout moi !!) donc, la barre au milieu du cerveau (enfin à l’endroit où il se trouve normalement !), on décide d’aller profiter du soleil à Kings Park, un grand parc un peu surélevé par rapport au centre-ville, doté d’une pelouse exceptionnelle –on aurait pu manger dessus, mieux qu’un green de golf- et une vue imprenable sur les buildings du CBD de Perth, et la Swan River. On (enfin je) récupère un peu..

On poursuit notre séjour à Perth chez la famille Cullity, pas exactement à Perth mais à Fremantle, plus près de la côte. Ils ont accepté de nous recevoir sans que ni Erika ni moi ne les connaissions personnellement, gage de leur gentillesse. En plus d’une chambre très confortable, on a pu partager avec eux des succulents repas et la conversation, du vrai bonheur, Merci Marie ;-). On profite de la nuit dans un vrai lit pour récupérer, dormir, enfin !!

 

Mais pas pour très longtemps, on embarque dès le lendemain matin sur un Ferry à destination de Rottnest Island, une petite île au large de Fremantle, qui servait d’appui aux alliés pendant la deuxième guerre mondiale. L’île est très connue, c’est une destination classique pour ses plages superbes, ses spots de surf, son calme, et sa nature préservée. Il paraît qu’il faut réserver un an à l’avance pour espérer y passer quelques semaines de vacances. On se contentera de la journée. A peine arrivée que l’on se retrouve sur des vélos, le moyen de transport le plus commun sur l’île, on prévoit d’en faire le tour pendant la journée, une vingtaine de km environ. Attention on a loué les vélos des pauvres, rien à voir avec les machines de guerre dernier cri en nanotubes de carbones et moins de 5 kg que l’on peut croiser dans le Haut-Doubs. Là, c’est version char d’assaut, comme en Nouvelle-Zélande pour ceux qui suivent ce blog. Même pire, il n’y a qu’une vitesse !! Si, si des vélos à une vitesse ça existe !! Je vous explique pas la galère quand ça grimpe, heureusement, Rottnest est une île. Bref nous voilà parti. La journée s’annonce des plus belles, on est pas en saison touristique, l’île est calme, il fait bon, du soleil, nickel ! On enchaîne les km en s’arrêtant aux endroits stratégiques, plages paradisiaques, spots de surf, le phare,.. On a la chance de croiser quelques quokkas, animaux typiques de Rottnest, sorte de petits kangourous, très mignons. L’un d’eux était particulièrement accueillant, aller voir les photos. On apprécie le côté sauvage et perdu de Rottnest, les humains n’ayant colonisé qu’une partie infime de l’île. Cela me fait penser aux communautés imaginées par les utopistes (Proudhon, Fourrier,..), visant la société parfaite. Les vagues sur la côte Nord sont magnifiques, quelques surfeurs à l’eau, on dirait Bali. La journée passe très vite, on s’offre une petite baignade dans le eaux calmes d’un lagon, puis retour sur le Ferry pour un repas inoubliable chez Tom et Nicolee, avec au menu du Red Emperor, le meilleur poisson que j’ai jamais mangé. Puis bonne nuit les petits, barouder ça fatigue !
 

Le lendemain est beaucoup moins drôle, je dois passer le TOEFL (Test d’anglais), qui dure plus de quatre heures, qui consiste à se creuser la tête sur de la compréhension en anglais. Je suis très stressé, même si apparemment mon anglais est bien meilleur ces derniers mois et recueille quelques compliments (merci Nicolee et Meg, Erika vous paiera plus tard).  Pendant que je galère, Erika et Meg justement s’essayent au surf, pas facile la première fois !

On finalise pendant la soirée les derniers préparatifs pour un nouveau départ le lendemain (on n’arrête pas !!), cette fois direction le Nord. Le trip s’annonce des plus prometteurs : de la chaleur, des plages, du corail, bref l’Australie. La tente, la voiture « Pas d’oiseaux », et hop, en avant les jeunes pour six jours de baroudage, complètement perdus en WA !

 

La suite demain, troisième et dernier épisode, vous ne serez pas déçus. Ca chauffe ! 

Mardi 29 mai 2007

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Bientôt deux mois et demi que j’habite la ville de Sydney, respirant à pleins poumons le lifestyle australien, bercé par le soleil et la plage, et un peu l’Université de Sydney aussi.. Je commençais à avoir des fourmis dans les jambes, Sydney est une très belle ville, mais l’Australie toute entière me tends les bras. Alors direction l’aéroport, ce samedi 12 Mai au matin, destination Perth, à quelques 4000 km et quelques heures d’avion, pour les retrouvailles tant attendues avec Erika ma canadienne, et deux semaines de vacances en Western Australia.

On se ballade dans la ville le premier jour, le centre-ville de Perth est très sympa, plein de rues piétonnes, de parcs et quelques monuments, de quoi passer une bonne journée. Perth est vraiment différente de Sydney, plus australienne, moins cosmopolite et branchée avec un petit côté province loin de la capitale. Regardez la carte, Perth, c’est perdu !

On change le Master Plan en décidant de partir dès le lendemain pour trois jours vers le Sud de WA (Western Australia), et vu l’état de nos finances on décide d’acheter une tente et de camper ! Par contre, étant donné la rapidité de cette décision, on se rend vite compte que l’on n’est pas du tout préparé pour le camping, et que le trip s’annonce des plus folkloriques. On achète donc tente, « matelas », sac de couchage, torche et tout le déguisement de campeur. Je ne peux m’empêcher de sourire en repensant au film de Dubosc. Dommage, je ne pourrai pas replacer le mythique « Alors, on attends pas Patrick ? » ou « pas plus haut que le verre » puisque l’anis ici n’a pas encore été découvert. Bref, départ le lendemain matin de bonne heure, au volant d’une Toyota Corrola de location estampillée « no birds » en jaune, littéralement « Pas d’oiseaux » comprenez pas de soucis, pas d’embrouilles. Avec nous ils vont pas être déçus !

On arrive à Margaret River dans l’après-midi, après quelques heures de route à gauche, mais toute droite. Quand ça va vers le Sud, ça va vers le Sud, ni à gauche ni à droite, tout droit. Margaret River est une petite bourgade connue pour ses spots de surf, ses vins, et ses grottes. Oui je sais ça n’a strictement rien à voir, quoique, un surfeur bourré peut très bien se planter de chemin et atterrir dans une grotte.. enfin bref. On opte pour un petite dégustation des vins de la région, je choisis les vins blancs tandis qu’Erika se charge des vins rouges, travail d’équipe quoi ! Je dois avouer que je suis plutôt surpris par la qualité, même si mes connaissances en œnologie sont plus que limitées (quel est le raisin à la base de la Vodka  ??). D’après ce que j’ai compris, ce sont pour la majorité des raisins français qui sont cultivés ici, d’où les appellations qui me rappelaient ma chère patrie (Sauvignon,..). Il y a néanmoins quelques raisins australiens qui sont cultivés avec succès. Ce que j’ai goûté s’étendait du blanc type Alsace sec à du plus sucré style Sauternes. Plutôt une bonne surprise donc. On est ressorti donc complètement bourré, après qu’Erika aie vidé deux trois tonneaux de rouge, et j’ai conduis lamentablement jusqu’à la plage où on a vomi tous les deux. Je plaisante Maman évidemment. On est quand même aller à la plage, paysage superbe, mais température pas très clémente, pas de quoi attiré les foules. L’Océan a l’air plutôt sauvage, à voir la taille de la houle qui déferle le long des côtes. Pas pour surfeur débutant donc, je ne sais même pas si j’aurais pu me mettre à l’eau, les vagues sont très puissantes et cassent sur du reef, elles sont décrites comme parmi les plus épiques du monde chez les surfeurs. La journée se termine, on est avec notre tente sur les bras, il commença à faire nuit assez tôt. Bon, va falloir trouver un coin pour camper, version camping sauvage bien sûr, on est aventurier ou on ne l’est pas !

On finit par repérer notre spot au milieu de la forêt pas très loin de la route. Oulala.. avec la nuit qui tombe ça ferait presque peur ! Heureusement qu’il n’y a pas d’ours dans le coin..

On se réveille finalement encore vivant le lendemain, j’ai eu personnellement un peu de mal à m’endormir avec tous ses bruits, à chaque fois je croyais qu’un serpent ou une bête quelconque allait débarquer. Apparemment Erika était plus du côté des dinosaures à cause du bruit des oiseaux, chacun son truc. On reprend la voiture pour descendre un peu plus au Sud, vers la Southern Forest , connue pour ses grands arbres (Karri trees). Il est même possible d’en escalader deux, parmi eux le Gloucester Tree, haut de 60 mètres. On grimpe au sommet de l’arbre à l’aide d’une sorte d’échelle. Le Gloucester Tree est le plus impressionnant des deux, apparemment seulement une personne sur quatre parvient au sommet. C’est vrai que c’est plutôt impressionnant vu la hauteur et la fait qu’on ne soit pas attaché. Sensible au vertige s’abstenir. La jeune femme juste devant moi fera demi tour à un peu plus de la moitié, rebuté par une portion un peu plus raide. Toujours est-il que la vue en haut est magnifique, avec un peu l’impression d’être au milieu de la forêt de Jurassic Park. On a également remarqué une technique particulière pour entretenir la forêt, qui consiste à tout brûler, les cendres favorisant l’apparition des jeunes pousses et rendant la terre plus fertile. Intéressant ! J’essaierai de mettre le feu dans le Haut-Doubs quand je rentre, histoire de voir si ça repousse vite ou pas. On a continué par une petite visite de ce qui devait  être des chutes d’eau, mais à la fin de l’été l’eau se fait très rare.. On a passé la nuit à Busselton dans un camping, ayant revu nos ambitions de campeurs sauvages à la baisse, un soir sur deux dans la brousse suffira amplement. Petite ballade romantique au coucher du soleil  sur la jetée la plus longue d’Australie, 2 km !!! L’eau prend des couleurs de bleus de plus en plus spectaculaires.

 

 

 

Troisième jour, déjà le dernier,  environ 300 km nous sépart de Perth, on s’arrête en chemin sur la plage de Preston Beach, le ciel est bleu, le sable est fin, bref la vie est belle. L’eau est un peu fraîche mais le soleil cogne fort, on travaille tous les deux à notre cancer de la peau, en bons australiens qui se respectent. On termine l’après-midi en se baladant à Fremantle, petit bourg en banlieue de Perth, plein de charme. Enfin, coucher de soleil magistral à City Beach, dernière escale du trip avant de rentrer à la maison. La soirée se poursuit néanmoins avec l’anniversaire de Sean, pote de Erika. En rentrant à vers minuit complètement secs (les soirées commencent à 18h en Australie), on avait prévu de planter la tente en plein milieu du campus, mais un généreux étudiant nous a ouvert le local TV que l’on a gentiment squatté avant l’arrivée de la sécurité à 7h.. et on a retrouvé notre tente perchée dans les arbres !

La suite du trip demain! (C'est que le début!!)

Lundi 28 mai 2007

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